Les pétroliers poursuivent leurs forages offshore et détruisent les écosystèmes

Publié le 3 Avril 2017

Les pétroliers poursuivent leurs forages offshores et détruisent les écosystèmes !
 
Le géant français Total et le britannique BP sont sur le point de forer à l’embouchure des fleuve Amazone, menaçant le récif de l’Amazone, long de plus de 9500 km2 allant jusqu’à la Guyane, colonie française. 
Les scientifiques estiment que seuls 5% du récif ont pour l’instant été cartographié. 
Plus de 80 communautés vivent de ce récif, au nord de l’état d’Amapa au Brésil. 
Il s’agit du plus grand écosystème de mangrove continu au monde et il se situe dans le Parc National du Cabo Orange. De nombreuses espèces encore inconnues y trouveraient refuge. Toutes ces vies sous-marines et côtières pourraient disparaître à cause de l’exploitation pétrolière. Selon l’UICN, l’ONG de protection de la nature, de nombreuses espèces y sont déjà en voie de disparaître, comme la loutre géante. Et pour les populations du littoral, ce récif joue un rôle essentiel. Total et BP pourraient leur porter un coup fatal. 
 
L’une des concessions de l’entreprise française n’est situé qu’à 8 kilomètres du récif, d’une profondeur de 2 500 mètres. 
Et nous avons encore tous-tes en mémoire la catastrophe de Deepwater horizon, exploitée par BP dans le golfe du Mexique, qui après une fuite a laissé se déverser son pétrole dans la mer, polluant les eaux définitivement. Un écocide dont la zone ne s’est jamais remise. 
 
Or, vu les prix actuels du baril, les forages offshores ne sont pas rentables, même s’ils espèrent une remontée des prix, ça ne sera pas pour sitôt. 
Leurs prévisions bancales ne prennent pas en compte l’avenir de l’humanité. D’autant plus qu’en réalité nous n’allons pas sortir de cette crise. En agissant ainsi ils nous précipitent de plus en plus vers la pénurie.  
Ainsi malgré des coûts énormes, la concurrence internationale pousse les monopoles à forer de plus en plus. Ils veulent s’implanter partout. Les extractions s’intensifient, et de nouveaux puits sont sans cesse découverts, dans le canal du Mozambique, dans le golfe du Mexique, dans l’arctique… au Brésil où Total profite du changement de gouvernement et de l’instabilité politique pour rafler les gisements et privatiser à son avantage le secteur énergétique du pays.
 
Derrière les États participent à cette guerre économique, en protégeant leurs monopoles, en légiférant en leur faveur, en revendiquant des territoires à fort potentiel. Ce n’est pas pour rien si à l’échelle internationale, il n’y a pas de règles en matières pétrolières et gazières. Ce sont les monopoles capitalistes, comme Total, qui dictent leurs lois. 
Avec la convention de Montego Bay (convention des Nations Unies sur le droit de la Mer, CNUDM), la France s’accapare les océans et fait profiter à Total de sa Zone Économique Exclusive (ZEE) qui va jusqu’à 370 km des côtes ou 650 km s’il y a une continuité géologique du plateau continental. Ainsi l’impérialisme français contrôle le deuxième plus grand domaine maritime mondial. 
Avec ces éléments, on comprend mieux pourquoi elle tient tant à ses territoires « outre-mer », et l’on comprend mieux l’intérêt obsessionnel de Mélenchon pour « l’économie de la mer ». 
En élargissant ainsi son territoire, l’état Français s’accapare les ressources naturelles sous-marines. Avant d’aller coloniser l’espace, la France a déjà colonisé les fonds marins. 
Évidemment, ce sont les monopoles et les bourgeoisies françaises qui récoltent l’argent qu’ils en tirent. 
 
En Guyane, l’impérialisme nous menace !
 
Total est un habitué du procédé. En Guyane (colonie française) l’entreprise effectue actuellement des forages semblables, exploitant la colonie pour ses bénéfices. 
Élu en 2012, ce fut le premier acte par décret de François Hollande, attribuer à Total des permis exploratoires, alors même qu’il avait fait campagne sur la promesse de réformer le code minier pour l’empêcher. Mais bon, qui y croyait? Ils ne respectent même pas leur principe de précaution, que le PS a défendu dans ses meetings. 
Une fois de plus, ils nous donnaient raison lorsque l’on prévenait que les candidat-e-s aux élections ne sont que candidat-e-s pour gérer le pouvoir impérialiste.
 
À l’OC-FR nous soutenons les revendications anti-coloniales et indépendantistes de Guyane, qui exigent notamment le départ de Total, de la France, et l’arrêt des forages. 
Comme au Brésil, en Afrique, en Birmanie et ailleurs, la France n’a pas à exploiter les ressources guyanaises, alors que les populations locales ne touchent aucun bénéfice, mais se fait exploiter à outrance, parmi les pires conditions dans les colonies françaises. 
Ce sont les multinationales et l’état français qui ont dépossédé les guyanais, notamment de leurs ressources minières. Il y a aussi l’or, la bauxite, le phosphore… Et contrairement à ce que prétend Mélenchon sur twitter, la Guyane ça n’est pas la France. La Guyane est dominée par la France, ce qui est différent. Mais le peuple guyanais n’est pas le peuple français. C’est une nation sans état.
 
De plus Total est un mastodonte, représentant de l’impérialisme français. La politique énergétique est un pilier de la stratégie à l’internationale de l’état français, et au centre Total y occupe une place de choix. 
L’intérêt de la France dans ses colonies se situent notamment dans les ressources énergétiques que la France peut aller y piller. 
C’est aussi une base arrière pour les investissements de la France en Amérique du Sud, très convoité pour ses ressources. 
 
Total et son greenwashing bidon 
 
« Engagé pour une énergie meilleure », c’est ce qu’écrit la multinationale sur son site. On peut y lire qu’elle produit « une énergie qui localement respecte mieux l’environnement et qui globalement préserve l’équilibre climatique de notre planète. » Tout cela c’est bidon. Entre les actes et les écrits, le fossé est abyssal comme le prouve les agissements et la politique de Total. 
C’est quelque chose de structurel, car cette entreprise capitaliste a vocation à faire du profit, et d’amasser toujours plus d’argent. 
L’environnement est un obstacle pour le profit potentiel à court terme. Et les capitalistes veulent abattre les obstacles, même si cela mène à des catastrophes.
L’ancien PDG de Total s’était par exemple engagé oralement à ne pas exploiter les gisements dans l’arctique vu les risques environnementaux et les conséquences qu’auraient une catastrophe pétrolière. Aujourd’hui Total s’apprête à exploiter ces gisements, pourtant les risques et les conséquences sont les mêmes.
 
Avec leur marketing et leur communication, c’est facile pour ces grands groupes de se teindre en vert et de prétendre avoir changé, prendre en considération l’environnement, tout en faisant le contraire dans la réalité. Ils signent des chèques au gouvernement pour financer les COP qui permettent aux chefs d’État de se la jouer écologistes et de gagner des points dans les sondages. Pendant ce temps ils espèrent nous faire oublier leurs activités ? 
Leur économie est criminelle. Ces entreprises sont des entreprises criminelles. Nous devons les combattre et les détruire. Nous les exproprierons, et nous les ferons payer. 
 
L’OC-FR appelle à soutenir les mobilisations écologistes contre Total et contre son projet de forage. Nous soutenons les populations côtières qui se mobilisent contre Total. 
Plus généralement, nous devons combattre la politique impérialiste de la France et de son champion pétrolier, Total, ainsi que les forages offshores. Il en va de notre survie à long terme.
Notre objectif c’est la révolution pour le socialisme et le communisme. Mais nous ne voulons pas hériter d’un monde détruit, invivable. 
L’impérialisme français et Total sèment la mort. Ils oppriment et exploitent les peuples. Ils épuisent les ressources. Ils détruisent la planète. Leurs intérêts immédiats de capitalistes sont antagoniques avec nos intérêts populaires. 
Nous devons particulièrement dénoncer, et pointer du doigt la responsabilité de Total, et derrière, celle de l’impérialisme français, notre ennemi principal. 
 
 
À bas l’impérialisme ! À bas le colonialisme !
Les pétroliers poursuivent leurs forages offshore et détruisent les écosystèmes

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #France, #Brésil, #Total, #Guyane

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