Solidarité avec Théo, police patriarcale, police raciste !

Publié le 6 Février 2017

Solidarité avec Théo, police patriarcale, police raciste !

Solidarité avec Théo, police patriarcale, police raciste !
 

T.W viol

 

Jeudi, aux 3000 à Aulnay, un jeune homme de 22 ans, Théo, s'oppose aux policiers qui viennent de gifler un petit garçon. Ils le gazent et l'arrêtent. Lors de son arrestation, roué de coups, insulté, il a été violé par un policier avec sa matraque avant d'être placé en garde à vue. A l'hopital, il a reçu 60 jours d'ITT.

Face à la colère de la population, les parquet a placé les 4 policiers en garde  à vue et entamé des poursuites. Mais il a vite retiré de l'accusation le mot viol pour se contenter de parler de violences en réunion.

Theo a eu raison de les accuser de viol. Il a raison d'être en colère face à leurs insultes et violences racistes. Ce n'est pas lui qui est sali par cet acte barbare, ce sont ceux qui l'ont commis. Il n'a pas à avoir honte, parler et se battre permet à tous ceux et toutes celles victimes de tels actes de reprendre confiance en eux et elles et de faire que la honte change de camp.

Police patriarcale

Le parquet fait preuve de la mauvaise foi dont tous les soutiens de violeurs font preuve. Mis devant une preuve vidéo des actes commis par les policiers, ils parlent de pantalon qui glisse tout seul et de matraque qui s'introduit de 10 centimètres à cause de la confusion.

Nous sommes toujours stupéfait-e-s de la maladresse et de la surdité des hommes. Il y a 150 000 viols par ans, et donc à peu près autant d'hommes qui n'entendent pas les "non", de pénis ou de matraques qui glissent et d'hommes qui avaient trop bu pour se rendre compte qu'ils étaient en train de violer une fille. De toute façon, intentionnel ou non, un viol est un viol. Un homicide involontaire est un homicide. Un viol, pareil, ce sont les faits qui comptent.
 

Minimiser, nier, rejeter la faute sur la victime, parler de ses graves accusations, ce sont des tactiques battues et rebattues des soutiens d'agresseurs.

 

Que le parquet utilise de tels arguments ne nous choque pas spécialement. Nous vivons dans un monde patriarcal.

Une des fonction des policiers est de faire barrière aux victimes de violences sexistes qui souhaiterait déposer plainte. Ils les traitent de menteuses, enquêtent sur leur moralité, les dissuadent de porter plainte.

Ils répriment celles auxquelles la société patriarcale donne une valeur moindre et celles qui sortent de leur rôle de genre.

Ils sont là pour racketter, violer, faire chanter, abuser des travailleuses du sexe.

Ils sont là pour réprimer les femmes psychiatrisées et neuroatypiques, les menacer, les dénuder, les attacher, les agresser physiquement et sexuellement.

Ils répriment les lesbiennes, les transexuelles, nous contrôlent la nuit quand nous sommes seules dehors pour pour tapinage.

Ils utilisent les violences sexistes contre les militantes, il faut que les femmes restent à leur place, loin de l'espace public.

Quand nous tombons entre leurs mains, nous, femmes de classe populaires, nous avons peur, non seulement parce que le commissariat est long et pénible, mais aussi de ce qui pourrait passer par la tête. Leur uniforme leur confère le droit d'user pleinement de leurs privilèges masculins. Ils battent massivement leurs femmes et violent collectivement des touristes au Quai des Orfèvres.


 

Violence raciste à l'encontre d'un jeune homme de quartier
 

La population qui vit dans les quartiers populaires est une population largement issue des pays dominés par la France. Le viol, c'est une arme de guerre utilisée de longue date par l'impérialisme français.

Prosituer, violer les hommes des pays dominés par la France, c'est tenter de leur faire rentrer dans la tête leur infériorité par rapport aux colons. Et être inférieur pour les français, c'est, notamment, être une femme. Violer des hommes racisés pour les traiter comme des femmes en dit long sur le traitement que la police réserve à celles-ci.

Ces derniers mois nombreux ont été les jeunes hommes de quartier à se plaindre de violence sexuelles de la part de la police.


Ce n'est pas pour rien que ce type de violence s'abat sur les jeunes hommes des quartiers populaires de la banlieue, les lycéens du 19eme, une grande part de ces populations viennent de pays anciennement colonisés par la France.

De nombreux migrant-e-s, hommes, femmes et enfants, sont elles et eux aussi victimes de viol sur le trajet qui les mène en Europe par les milices servant de garde frontières aux européen-ne-s.

Les arrachages de voile comme on a pu en voir cet été pendant l'affaire du Burkini, en garde à vue après des manifestations pour Gaza et au moment de l'interdiction du voile intégral sont eux aussi des violences racistes et sexistes.

Les femmes issues des pays dominés par la France n'ont pas le droit de se dérober au regards des impérialistes, leur corps leur appartient.

Celui des enfants aussi. Les militaires français violent des enfants au Mali et en Centre-Afrique tandis que l'Éducation Nationale, la Mairie de Montreuil et l'État enterrent le viol subit par le petit Caïs, 4 ans, à l'école.

La population d'Aulnay soutient le jeune homme. Samedi soir, des émeutes ont éclaté à Aulnay sous Bois. La police manifestait il y a quelques mois pour obtenir plus de droits et de moyens. Violer, tuer, taper, c'est le type de droit qu'ils revendiquent. La police a tiré à Saint Ouen il y a quelques jours en plein après midi également sur un chien. Depuis de longs mois, nos quartiers sont sous pression et notre sang coule.



Ne nous laissons pas écraser. Soutenons nous les un-e-s les autres face aux violences policières, ne laissons pas la police prendre ses aises dans nos quartiers.
 

Manifestons le 19 Mars pour la dignité et la Justice.

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #aulnay, #Anti-impérialisme, #Impérialisme, #Féminisme

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