Ensemble, construisons un 1er Mai de Lutte

Publié le 22 Avril 2016


Ensemble, construisons un 1er Mai de lutte !

 

François Hollande sur France 2 déclarait le 14 avril qu’il ne reviendra pas sur la loi travail. C’est par la lutte que nous devons lui donner tort en obtenant le retrait sans condition de la loi.

L’OC-FR appelle évidemment à poursuivre activement la lutte contre la loi travail. Deux dates de mobilisations sont à retenir, le 28 Avril et le 1er Mai. L'enjeu est de taille : la CGT appelle à la grève reconductible après le 28 Avril, à nous de monter crescendo entre le 28 Avril et le 1er Mai.

Cette loi, c’est une loi pour les grands groupes capitalistes. C’est une vieille revendication du Medef, et de son ancêtre le CNPF. Si elle est adoptée, elle dégradera profondément les conditions de vie et de travail des classes populaires dans l’état français.

 

Pour une grève reconductible illimitée et interprofessionnelle !

 

Le 1er Mai est une étape de plus dans la lutte, mais comme les précédentes journées d’action, ça ne suffit pas. La lutte syndicale doit s’amplifier et se massifier.

Pour cela nous ne pouvons pas compter que sur la jeunesse, il est indispensable que la classe ouvrière se mobilise, manifeste, fasse grève et soit au centre.

Il faut que la classe ouvrière bloque la production, l’économie du pays, pour faire pression sur le capital, et instaurer un rapport de force qui puisse inquiéter le patronat et le gouvernement. Cela exige un travail d'organisation. Il faut que la direction de la CGT en particulier prenne ses responsabilités dans la lutte, organise la convergence des ouvrier-ères et de la jeunesse, soutienne activement les appels de la coordination nationale étudiante, qui ne peut pas assumer seule la direction de cette lutte qui concerne l’ensemble des classes populaires.

Nos militant-e-s prennent à leur échelle leurs responsabilités, en prônant des grèves illimitées et interprofessionnelles, sur la base du retrait de la loi, en s'organisant à l'usine, à l'université. Partout, dans nos usines, nos universités, nos lycées, nous devons convaincre nos collègues, nos syndicats, rallier un maximum de personnes au combat.

C’est une condition pour obtenir une victoire syndicale et politique, première étape pour reconstruire dans l’état français, un mouvement militant progressiste et populaire ascendant.

 

Cette lutte c’est une lutte anticapitaliste !

 

Pour nous, communistes, ce mouvement n’est pas seulement une lutte contre le projet de loi du gouvernement. C’est aussi une lutte contre les projets d’ensemble des capitalistes, et tout ce qu’ils nous réservent. C’est une lutte contre la dégradation de nos conditions de vies, contre toutes les vexations quotidiennes que nous font subir des patron-ne-s et des petit-e-s chef-fe-s dans nos entreprises. C’est une lutte qui dénonce ce système économique et politique qu’est le capitalisme, et les rapports de production qui en découlent.

Alors que c'est nous qui travaillons et produisons, on tente de nous faire croire que notre travail a un coût pour le patronat, afin de pouvoir s'enrichir encore plus sur notre dos.

A l'heure actuelle, nous avons à gagner en terme de conscience et d'organisation afin de reconstruire le camp du prolétariat.

Dans cette lutte, nous devons poser la question de notre mode de production. Nous devons interroger cette société inégalitaire et injuste. A l'heure où la France met le monde à feu et à sang, nousne voulons plus de ce système barbare. Nous devons questionner la responsabilité des classes dirigeantes et du pouvoir qui veut nous imposer ses réformes capitalistes.

Nous devons donc profiter de ce mouvement pour nous réunir dans nos usines, nous organiser, discuter de nos conditions de travail et remettre en cause le mode de production capitaliste et le fonctionnement de cette société.

 

Ils nous répriment mais nous restons déterminés !

 

L’état français réprime violemment le mouvement contre la loi travail. Le mouvement nuit debout aussi est réprimé. L’état d’urgence est maintenu. L’exécutif veut même encore prolonger l’état d’urgence.

Les jeunes, les ouvrier-ères, les syndicalistes, tout-e-s ceux/celles qui luttent sont réprimés. À Pau, à Lyon, à Paris, et partout où la mobilisation s’exprime, le gouvernement envoie la police. Les militant-e-s politiques aussi sont explicitement visé-e-s. Certain-e-s sont condamné-e-s à de la prison ferme et à des amendes très conséquentes. Certain-e-s sont tabassé-e-s, mutilé-e-s, torturé-e-s. On cherche à nous humilier, à nous ridiculiser, mais nous restons fort-e-s !

Il va de soi que l’OC-FR dénonce la répression et exprime son soutien aux victimes.

 

Le ministre de l’intérieur se pose en victime, se disant choqué d’une affiche de la CGT contre les violences policières, symbolisée par une matraque. Toute occasion de tenter de diviser le mouvement est bonne. La police qui matraque c’est pourtant une réalité. Le ministre parle des policiers blessés lors des affrontements, mais il ne parle pas des crimes policiers, des nombreux et nombreuses mort-e-s dans nos quartiers populaires. Tou-te-s, nous avons en mémoire des exactions policières dans notre entourage. Il ne parle pas de Rémi Fraisse, tué par des gendarmes à Sivens. Il ne parle pas des vidéos récemment diffusées qui prouvent les agressions policières à l’encontre des manifestant-e-s. La police est structurellement notre ennemi de classe, car elle est aux ordres de la bourgeoisie, et en guerre contre les classes populaires.

Le 1er Mai sera aussi l’occasion de montrer que nous ne plions pas, et que la répression ne nous arrête pas.

Du 28 avril, en passant par le 1er Mai, construisons la mobilisation contre la loi El-Khomri.

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #France

Repost 0
Commenter cet article