Attentat massacre d'Ankara : nous étions venus avec nos banderoles de paix, elles nous ont servi à couvrir nos mort-e-s

Publié le 13 Octobre 2015

ATTENTAT-MASSACRE D’ANKARA : « NOUS ETIONS VENU-E-S AVEC NOS BANDEROLES DE PAIX, ELLES ONT SERVI A COUVRIR NOS MORT-E-S »

 

 

Ce samedi 10 octobre, une manifestation était organisée à Ankara (Turquie) pour la paix et pour protester contre les massacres de l’armée turque au Kurdistan. 

A l’appel des grandes centrales syndicales DİSK, KESK, TMMOB et TTB, et soutenue par les organisations démocrates et révolutionnaires, plusieurs centaines de personnes étaient en train de se rassembler lorsque deux bombes ont explosé au milieu de la foule. 

Ces explosions ont visé les cortèges du parti démocratique des peuples (HDP), du Partizan et de Kaldiraç. A l’heure où nous écrivons ces lignes, au moins une centaine de personnes sont mortes, et le bilan peut encore s’alourdir.

Ce nouvel attentat-massacre contre la gauche kurde et ses allié-e-s est une nouvelle étape dans la fuite en avant du gouvernement AKP et de l’Etat turc dans la répression. 

En ce jour de deuil et de colère, nous voulons exprimer notre solidarité à nos camarades du Partizan, à nos ami-e-s du HDP et de Kaldiraç, à toutes les familles des victimes, à toutes celles et tout ceux qui en Turquie et en Kurdistan-Nord partagent les idéaux progressistes et émancipateurs pour lesquels ils/elles manifestaient ce jour là à la gare d’Ankara, qu’ils soient syndicalistes, membres de minorités culturelles ou religieuses, féministes, militant-e-s LGBTIQ, écologistes, anarchistes, communistes où simplement épris-e-s de paix et de démocratie.

 

Erdogan, de l’ « ouverture démocratique » aux massacres 

 

L’arrivée au pouvoir en 2003 de Recep Tayip Erdogan et de son Parti de la Justice et du Développement (AKP) a représenté une rupture dans l’histoire de la République Turque. 

Erdogan ne semblait lié à aucune des fractions bourgeoises matériellement intéressées à la perpétuation de la guerre coloniale au Kurdistan de Turquie. L’AKP se réclame de la réislamisation de la société turque. Il se présente comme un parti néoconservateur sur les questions de société et néolibéral en économie. Il est arrivé au pouvoir avec l’appui de la fraction bourgeoise ascendante des « tigres d’Anatolie ». Ces « tigres », qui avaient principalement fait fortune dans le BTP réclamaient la liquidation à leur profit du secteur économique d’état et entraient ainsi en contradiction avec la bourgeoisie bureaucratique, l’armée, la mafia et les milices fascistes qui avaient jusque là constitué la colonne vertébrale de l’Etat turc.

Pour parvenir au pouvoir, Erdogan s’est alors présenté comme le seul capable d’enclencher un processus de paix avec le peuple kurde. Il apparaissait alors comme un homme neuf, capable de faire mieux que ses rivaux du CHP (nationalistes « laïcs » de « centre-gauche ») du MHP (parti ouvertement fasciste, « laïc » lui aussi ) couverts de sang dans une guerre qui a fait 45 000 mort-e-s depuis 1978. 

 

Abdullah Ocalan, le principal dirigeant  du Parti des travailleurs du Kurdistan a alors proposé une feuille de route vers la paix, renonçant à l’indépendance kurde pour une forme d’autonomie dans les frontières de l’Etat turc.

 

Douze ans plus tard, Erdogan est toujours au pouvoir. Tantôt premier ministre, tantôt président, éliminant une partie de ses ancien-ne-s allié-e-s, ralliant une partie de ses ancien-ne-s adversaires, il cherche désormais à devenir président à vie et à affaiblir ses derniers contre-pouvoir. 

Le gouvernement est éclaboussé par toutes sortes de scandales financiers touchant ses soutiens, les « tigres d’Anatolie ». Les classes populaires se révoltent contre la spéculation immobilière (Parc Gezi à Istanbul 2013), les grands travaux inutiles et nuisibles (centrales hydro-électriques…), les catastrophes industrielles endeuillant les travailleurs (mines de Soma, 2014. 301 mort-e-s). La croissance économique turque est touchée par la crise mondiale du capitalisme. Le régime tente d’assurer sa survie par une fuite en avant dans la répression. 

A partir de 2011, il s’efforce, avec ses alliés (notamment l’Etat français et les pétromonarchies arabes), de renverser le régime syrien et de détruire l’unité nationale syrienne, en armant tour à tour (et parfois en même temps) diverses milices réactionnaires : l’Armée syrienne libre, Jahbat al-Nosra (succursale d’Al Qaida en Syrie), Daech et, de nouveau, l’Armée syrienne libre (à partir de l’été 2015, quand son soutien à Daech est devenu trop voyant).

Dès 2011, inquiet des succès électoraux croissants de la gauche kurde légale (BDP, parti de la démocratie et de la paix qui deviendra par la suite HDP), Erdogan abandonne sa politique d’ « ouverture kurde » pour une reprise de la répression et des provocations. Il intensifie cette tendance au printemps 2015, alors qu’il espère remporter un triomphe aux élections législatives pour parachever son entreprise de présidentialisation du pouvoir.  

 

Les provocations contre le HDP vont crescendo tout au long de la campagne : coup de feu contre des militant-e-s, meurtre…jusqu’à une double attaque à la bombe, lors du meeting de fin de campagne à Diyarbakir (5 juin 2015) qui fait 130 blessé-e-s dont 25 graves.

Loin de détruire la dynamique en faveur du HDP, les provocations ne font que la renforcer…Avec 13% des suffrages, il empêche l’AKP de remporter la majorité absolue, et rend de ce fait la formation d’un gouvernement impossible (CHP et MHP refusent les offres de l’AKP qui exclut par principe toute coalition avec le HDP). 

De nouvelles législatives sont provoquées pour « débloquer la situation ». C’est alors qu’Erdogan va faire basculer le processus électoral dans l’horreur et la guerre, pour instaurer un climat d’union sacré autour de lui.

 

Le 20 juillet, un attentat à Suruç (Kurdistan de Syrie) tue 32 militant-e-s communistes et progressistes qui s’apprêtaient à passer la frontière syrienne pour participer à la reconstruction de la ville kurde de Kobâné. L’attentat est attribué par le gouvernement à Daech (qui ne l’a à ce jour jamais revendiqué). C’est le début d’une manipulation d’un cynisme inouï. Dans les jours qui suivent, Erdogan déclare sa volonté de combattre le terrorisme « d’où qu’il vienne ». 

Il en profite surtout pour relancer la guerre contre les forces armées du Parti des Travailleurs du Kurdistan, concentrées à la frontière irakienne, tout en intensifiant sa répression contre l’extrême-gauche (et notamment contre le DHKP-C, un parti guévariste qui a depuis longtemps rompu toute solidarité avec la résistance kurde).

Au fur et à mesure qu’approchent les élections législatives (prévues en novembre), le gouvernement turc concentre ses troupes dans le Kurdistan de Turquie pour instaurer un climat de terreur.

En septembre, des centaines de locaux du HDP sont saccagés par des militant-e-s de l’AKP, main dans la main avec des groupuscules fascistes (on verra même un ministre se joindre à ces opérations). Pendant 9 jours, l’armée proclame l’Etat de siège dans la ville  kurde de Cizre, bloquant tout accès aux hôpitaux et obligeant avec une cruauté incroyable la population de garder ses blessé-e-s et les corps de ses mort-e-s dans les maisons.

Après le massacre d’Ankara, Erdogan et les responsables de l’AKP ont tenu des propos insensés, affirmant qu’aucune piste ne devait être rejetée, que le PKK avait peut-être massacré ses propres camarades et ami-e-s, à moins que ce ne soit les guévaristes du DHKP-C. Même dans l’Etat français, l’AKP a mobilisé ses militant-e-s, pour crier « provocation » face aux  manifestant-e-s rassemblé-e-s pour exprimer leur douleur et leur colère. Pour les survivant-e-s et les familles des victimes, un tel cynisme relève de la torture.

 

Qu’est-ce que le HDP ?

 

Le HDP est plus qu’un parti de la  gauche autonomiste kurde (une « vitrine légale  du PKK » pour reprendre l’interprétation de l’Etat turc). Sur les 13% récoltés aux dernières élections législatives, on estime que le cinquième des voix, soit un million, n’étaient pas des voix kurdes. Le HDP défend les peuples dominés de Turquie (Arménien-ne-s, Arabes, Alévi-e-s, Assyrien-ne-s…) et est actif au côté des réfugié-e-s yezidis, par exemple.

 

Il développe un programme économique « autogestionnaire », fondé sur le développement de coopératives ouvrières. Son corpus téhorique emprunte moins à Marx qu’à Proudhon (ou plutôt au théoricien anarchiste US Murray Bookchin).

 

Le HDP se veut pro-féministe et pro-LGBTIQ.

 

Le HDP se veut aussi le parti de la protection de l'environnement et du respect du droit à la vie de toutes les espèces.

 

Les hommes et les femmes qui sont mort-e-s sous les bombes ce week-end à Ankara sous les drapeaux de l’HDP avaient espéré pouvoir dépasser les logiques d’affrontement armé avec le pouvoir qui bornent la vie politique turque depuis les années 70. Face à une classe dominante qui assume cyniquement le mépris de l'environnement et de la vie humaine et animale au nom de la modernité capitaliste, ils/elles voulaient construire par les élections et la convergence des luttes une alternative de paix et de démocratie. 

Le gouvernement vient de leur signifier très clairement qu’il ne poserait jamais son coutelas de boucher, et qu’il entendait maintenir son pouvoir, même au prix d’un bain de sang. L’Etat turc est structurellement criminel, comme l’écrivent nos camarades du Partizan, eux/elles aussi durement frappé-e-s par les attentats : « l’histoire de l’Etat turc est pleine de massacres. ». Face à ce nouveau crime, la jeunesse progressiste et révolutionnaire de Turquie/Kurdistan Nord doit de nouveau se préparer à une lutte longue et difficile. 

 

Nous voulons rester à ses côtés dans cette lutte, qui est une part de la lutte internationale pour la libération et le socialisme. L'OC-FR participe aux initiatives de solidarité aux côtés des camarades turques et kurdes.

Nous exigeons le retrait du PKK (et du DHKP-C) de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Cette liste est une épée de Damoclès au dessus de la tête des militant-e-s, qui peuvent être arrêté-e-s pour avoir simplement tenu une table de presse à une fête de soutien (alors que le criminel de guerre Erdogan a pu tenir un meeting électoral à Strasbourg début octobre et lancer des appels à la haine devant 12 000 personnes). 

Nous exigeons que les militant-e-s progressistes kurdes et turc-que-s encore détenu-e-s dans les prisons françaises soient libéré-e-s. 

Nous exigeons la fin de la collaboration répressive entre les polices des deux Etats.

 

Erdogan l’allié de l’Impérialisme français pour la guerre en préparation

 

Nous nous tiendrons plus que jamais aux côtés de nos camarades et ami-e-s de Turquie et du Kurdistan-Nord. Nos appelons à renforcer partout les manifestations de solidarité dans ces heures terribles.

Cette semaine, des personnes de bonne foi, sincèrement indignées, préféreront aller manifester contre l’ « ingérence » de la Russie sur le territoire syrien. L’armée russe est en Syrie à la demande du président Bachar Al-Assad, que l’impérialisme français trouvait assez légitime pour le recevoir en grandes pompes le 14 juillet 2008. Mais c’était avant…

Contrairement à certaines personnes mal informées, nous savons que la Russie n’est plus socialiste, qu’elle est un pays impérialiste et comme tel réactionnaire sur toute la ligne. 

Nous n’ignorons rien de la répression que le régime syrien faisait subir depuis de longues années à ses opposants. Nous connaissons le sort que ce régime réservait aux communistes qui refusaient de lui servir de caution de gauche, aux syndicalistes qui refusaient d’être des courroies de transmission de sa politique néolibérale, et aux militant-e-s kurdes.

La question n’est pas là. Ces manifestations ne font que répéter ce que le gouvernement de l’Etat français raconte sur la Syrie depuis des années par les voix de ses ministres Juppé et Fabius. Elles servent de caution au gouvernement français pour sa politique de guerre en Syrie.

 

En 2003 quand les USA attaquaient l’Irak, 80% de la population de l’Etat français s’opposaient à cette guerre. A l’époque, la population semblait partager la thèse de l’Etat français comme quoi aucune puissance n’avait le droit de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un Etat souverain sans accord du conseil de sécurité de l’ONU.

1)      La Russie impérialiste intervient en Syrie à la demande du gouvernement d’un Etat souverain (quoi qu’on pense de la dynastie Assad elle n’est ni plus ni moins légitime que Saddam Hussein, arrivé au pouvoir lui aussi par un coup d'Etat).

2)      La France impérialiste et son allié turc interviennent en Syrie sans que personne ne leur ait rien demandé. Il s’agit bien d’une ingérence et d’une invasion en bonne et due forme, qui devrait indigner tout les fétichistes du droit international, surtout celles et ceux qui vont la payer avec leurs impôts…

 

Depuis 2011, l’Etat français et l’Etat turc arment et entraînent de concert les milices réactionnaires qui affrontent le régime syrien et multiplient les exactions contre les minorités religieuses. L’Etat français a délibérément laissé nombre de ses ressortissant-e-s rejoindre ces milices en transitant par la Turquie. Désormais la France et la Turquie  interviennent directement en Syrie en essayant de reconstituer une « opposition modérée » avec les débris de l’Armée Syrienne Libre (ASL) et du Jahbat Al-Nosra (Al Qaida) qui n’ont pas encore rejoint Daech (l’Etat turc a même créé des bureaux de recrutement pour l’ASL).

L’Etat turc a énoncé cet été quelques uns de ses « buts de guerre » : créer en Syrie une zone d’exclusion aérienne, notamment au dessus du Kurdistan de Syrie (le Rojava, qui s’est doté d’institutions autonomes depuis l’été 2012), prendre le contrôle de la région de Jarabulus (dernière enclave encore contrôlée par Daech au Kurdistan de Syrie, qui risque à tout moment de céder sous la pression militaire de la résistance kurde), confier la gestion de Jarabulus à l’armée syrienne libre et en faire une zone tampon entre le canton autonome kurde d’Efrin et ceux de Kobâné et Cizîré, bref casser durablement l’unité territoriale des trois cantons autonomes kurdes de Rojava en attendant de pouvoir les détruire (ce que l’Etat turc n’a pas encore les moyens de déclarer ouvertement).

Depuis le 5 octobre, le gouvernement turc accuse le gouvernement russe de plusieurs violations de son espace aérien. L’Etat français et les USA se sont empressés de se solidariser avec leur allié turc… 

Ces accusations font monter d’un cran les tensions internationales. Pendant ce temps, personne au sein de l’OTAN ne s’émeut des violations répétées de l’espace aérien syrien par les avions turcs, français ou US.

 

En tant que communistes, nous n’avons pas à distribuer les bons et les mauvais plans dans le ballet de vautours qui planent au dessus des peuples de Syrie. L’alliance Russie-Chine-Iran est une coalition impérialiste, tout comme l’alliance USA-France-Turquie-Israël-pétromonarchies arabes. L’impérialisme c’est la réaction sur toute la ligne.  Cependant, comme communistes dans l’Etat français, nous avons la responsabilité de dénoncer les crimes de notre propre impérialisme et d’entraver son effort de guerre autant que nos forces nous le permettent. Nous souhaitons la défaite de notre impérialisme. L’ennemi est dans notre pays.

Il faut par ailleurs ne pas perdre de vue que l’Etat français est avec l’Etat turc, les pétromonarchies arabes et l’Etat sioniste une des puissances les plus agressives de sa propre coalition impérialiste, une de celles qui a le plus intérêts à pousser ses alliés à une guerre mondiale pour surmonter sa propre crise.

L’Etat français et l’Etat turc reprochent à l’armée russe de frapper non seulement Daech, mais aussi l’ « opposition syrienne modérée », notamment Jahbat Al Nosra et la soi-disant'"Armée Syrienne Libre". 

Concernant Jahbat al-Nosra, le ministre Fabius annonçait il y a quelques années que cette milice affiliée à al-Qaida "faisait du bon boulot" .  Les crimes de guerre contre les minorité, c'est du "bon boulot" pour les impérialistes qui veulent semer la haine et la division pour affaiblir les peuples

Nous ne savons pas ce qui leur permet de parler de modération au sujet de la milice réactionnaire qui se fait appeler « armée syrienne libre » (par rapport à Daech qui constituerait la seule opposition extrémiste). Quand l’idéologue en chef de l’armée syrienne libre affirme que, pour que les viols de guerre contre les femmes des minorités religieuses soient licites, il faut qu’elles aient passé 14 ans, fait-il preuve de sa « modération » par rapport  à Daech?

Pour autant, nous ne sommes pas des soutiens du régime d’Al-Assad. Si nous ne connaissons pas d’opposition syrienne « modérée », nous connaissons une opposition syrienne démocratique constituée notamment  sur le plan militaire des Forces Démocratiques de Syrie , qui regroupe la résistance kurde (YPG/YPJ), ses allié-e-s arabes (Jaïch al Thuwar, Burkan al Furat) et syriaque, mais aussi sur le plan politique des diverses forces progressistes arabes et kurdes qui tentent de maintenir leur autonomie et leur unité d'action a milieu d'une situation complexe et changeante  . Nous souhaitons que l’ensemble de la Syrie connaisse un jour les transformations sociales en cours dans les cantons autonomes kurdes de Rojava: une révolution démocratique, écologique et féministe. Et que cette révolution ouvre la voie au socialisme. Mais tant que les peuples de Syrie seront la proie des milices réactionnaires Daech, Jahbat al-Nosra, Al-Fath, Al-Sham, ASL, etc, et de leurs alliés impérialistes une telle révolution sera impossible. Les cafards ne se transforment jamais en papillons. La libération des peuples de Syrie ne peut être que l’œuvre des peuples de Syrie eux-mêmes.

 

Notre organisation considère comme urgent de reconstruire un mouvement anti-impérialiste. Il n'est pas normal qu'il n'y ait aucune réaction face aux activités guerrières de la France. 

L'OC-FR mobilise aujourd'hui ses forces dans une campagne anti-impérialiste et en fait sa priorité. C'est une nécessité.

 

ARMEE FRANCAISE, ARMEE TURQUE HORS DE SYRIE !

DEFENDONS L’UNITE NATIONALE SYRIENNE CONTRE LES MANŒUVRES IMPERIALISTES !

DEFENDONS LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE, ECOLOGIQUE ET FEMINISTE DE ROJAVA, MEILLEUR GARANT DE L’UNITE NATIONALE SYRIENNE !

DROIT DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX-MÊMES !

Attentat massacre d'Ankara : nous étions venus avec nos banderoles de paix, elles nous ont servi à couvrir nos mort-e-s

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #kurdistan, #Turquie, #Syrie, #Anti-impérialisme, #International

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