Pour un premier mai de résistance

Publié le 27 Avril 2015

Pour un premier Mai de résistance
 
Le système capitaliste est en crise ! Les médias et les politiques nous répètent que le plus dur est passé, que la crise arrive à son terme, pourtant le chômage augmente, les restructurations économiques continuent, les plans de licenciements se suivent. 
Pour la classe ouvrière, la situation ne va pas en s’améliorant, et tout est difficile. 
Fin de mois, logements, contrats précaires, éducation, etc… tout est compliqué, tout est cher, et un niveau de vie décent est de plus en plus inaccessible à la masse des travailleurs/euses.
Le gouvernement socialiste déclare qu’il n’y a pas le choix, que pour sortir de la crise, il faut serrer la ceinture et accepter l’austérité. Eux pendant ce temps continuent à s’en mettre plein les poches, et cette austérité, seules les classes populaires en subissent les conséquences alors que ce sont les bourgeois/es et le système capitaliste qui sont responsable !
 
Il y a un an déjà, nous appelions à un premier mai de lutte ! Manuel Valls avait annoncé un plan de rigueur de 50 milliard d’euros d’économies. Il y avait alors 5 264 800 chômeurs selon Pôle Emploi. Aujourd’hui il y en aurait 6,25 millions. 
Leur plan d’austérité ne nous a donc apporté que plus de misère, plus de précarité, plus de chômage !
 
Mais ne soyons pas résignés, la classe ouvrière est toujours combattive. 
En 2015 les réformes se suivent, mais les luttes aussi ! 

Après les attentats de janvier, de nombreux musulmans et musulmanes ont été réprimé-e-s et les classes populaires sont étroitement encadrées par la police. Après les attentats, les appels à la délation, les gardes à vue pour un statut facebook ou une parole d'enfant en classe se sont multipliés sur tous les territoire. La nouvelle loi renseignement permettra à l’Etat Français de nous espionner en toute légalité. Sans précédent, cette réforme sécuritaire prévoit de permettre aux renseignements français d’agir sans contrôle sur le territoire français.
C'est parce que nous leur faisons peur qu'ils agissent ainsi.

Dans le public,les conditions de travail se dégradent avec les coupes budgétaires. Dans les collèges et lycées, profs et élèves revendiquent plus de moyens. A la BNF (Bibliothèque Nationale de France) le personnel d’entretien se bat pour ses conditions de travail. Idem dans plusieurs universités où le personnel biatos mène des luttes.  A Radio France, le personnel est resté 28 jours en grève.  A Yvetot, les postiers sont en grève depuis le 20 avril. Partout en France, la poste impose à ses salariés des réorganisations qui suppriment des postes et accélèrent les cadences.
Dans le privé, la classe ouvrière revendique des augmentations de salaires dans de nombreux groupes industriels. A Paris, le personnel sans-papier d’un salon de coiffure obtient leur régularisation suite à un conflit d’un an.
Il n’y a donc pas de fatalité ! Même si nous subissons des échecs, chaque lutte est une victoire, un rappel à la bourgeoisie de notre capacité à nous révolter !
 
Nous appelons donc à rejoindre les manifestations du Premier Mai. Il faut rappeler à la bourgeoisie que nous sommes nombreux/euses à lutter. Il faut s’attaquer à la politique du PS qui nous présente ses nouvelles réformes. Avec la loi Macron qui remet en cause le droit de se reposer le dimanche, les « socialistes » attaquent de plein fouet la classe ouvrière. 
 
C’est cette politique que nous devons dénoncer !
 
Ce Premier Mai c’est aussi une fête internationaliste des travailleurs/euses. Il doit être un Premier Mai anti-impérialiste. Ce doit être une manifestation de solidarité avec les migrant-e-s.
On ne compte plus les noyés entre l’Italie, Malte et l'Afrique. 
Cette situation, c’est la responsabilité de l’impérialisme français, qui est intervenu militairement en Libye, y apportant le chaos.
Aujourd’hui, ces mort-e-s par milliers en mer, c’est le résultat de cette guerre. De même que la guerre au Mali en a été une autre conséquence. 
La France est d’ailleurs présente militairement sur plusieurs autres territoires : en Centrafrique, en Iraq, etc.
L’Italie veut relancer une nouvelle intervention en Libye, et demande le soutien de l’Union Européenne. A l’OC-FR, nous disons non à la guerre en Libye.
L’Union Européenne est d’ailleurs une autre responsable de la situation. Schengen a organisé une Europe Forteresse, qui limite la liberté de circulation. Seul-e-s les bourgeois-e-s et les capitaux peuvent librement circuler. Ces mort-e-s aux frontières se sont heurté à cette politique européenne meurtrière, qui organise une chasse à l’homme et à la femme à l’échelle européenne, en traquant les migrant-e-s.

L'alternance est un évident échec. Mais il n'y a pas de force capable de proposer des perspectives révolutionnaires. Et une large partie des classes populaires choisis de faire front avec les capitalistes et beaucoup se tournent vers les partis ouvertement racistes et xénophobes. 
Le Front National a atteint des scores records aux dernières élections. 
En 2015, le FN gagne des cantons aux départementales dès le premier tour. Sur-médiatisé, sa banalisation dans le paysage politique est complète. 
Ce résultat, c’est l’échec des progressistes et des révolutionnaires, qui n’ont pas su relever la tête en 2014 et début 2015 pour organiser massivement les luttes. Il nous faut désormais y arriver, c’est notre responsabilité !
 
Ne perdons pas espoir !
Seule la lutte paye !
 
Tous-tes au Premier Mai !
Pour un premier mai de résistance

Rédigé par OC Futur Rouge

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