Soutien au camarade victime de la répression judiciaire à Tours

Publié le 23 Septembre 2014

Soutien au camarade victime de la répression judiciaire à Tours

 

            Le 6 avril dernier aurait du se tenir à Tours la version locale de la manifestation réactionnaire « Jour de Colère », cependant, face à la mobilisation antifasciste, l'extrême-droite avait préféré délocaliser à Nantes.

 

            Tout d'abord, un rappel des faits. Le cortège est parti de la place Jean Jaurès, puis a marqué un certain nombre d'arrêts devant des lieux où ont été commises des agressions fascistes.

            C'est durant un de ces arrêts que des œufs de peinture ont été lancés sur la boutique London Calling, qui était tenue par le chef des fascistes locaux. Devant la boutique, une dizaine de flics en tenue antiémeute qui auraient reçu quelques projections de peinture verte. C'est pour cette « dégradation » que notre camarade subit aujourd'hui un procès.

            La manifestation a essuyée une violente charge de flics, durant laquelle plusieurs bombes de gaz lacrymogènes ont été vidées, deux coups de tonfa (dont un à la tête) administrés, sans oublier les agents masqués qui braquaient allègrement leurs LBD à moins de deux mètres de la foule.

           

            Deux mois plus tard, un des militant-e-s présent reçoit un courrier le convoquant au commissariat de Tours. A son arrivé lui sont reprochés les faits suivants : avoir « volontairement dégradé des effets vestimentaires et équipements de maintien de l’ordre de 6 fonctionnaires de police au préjudice du Ministère de l’Intérieur » (comprendre trois gouttes de peinture vertes sur le bleu marine des uniformes) et d'avoir « dissimulé son visage afin de ne pas être identifié dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l’ordre publique ». Bien sûr nous sommes en droit de nous demander comment il a pu être reconnu auteur de jets de peinture : d'après un flic, et un seul, présent, son regard suffirait à le confondre.

 

            Le 9 septembre, il lui était demandé de se rendre au Tribunal de Police de Tours pour répondre de ces deux accusations. Il en est ressorti libre, le procureur ayant réclamé 800€ d'amende, dont 600€ avec sursis. Le jugement est en délibéré jusqu'au 7 octobre.

 

Un de nos camarades avait été arrêté un peu auparavant dans une action contre Dieudonné à Tours. La pseudo-fermeté exprimée par Manuel Valls à l’encontre de Dieudonné n’est encore qu’une supercherie. Dieudonné, Soral, sont là pour détourner celles et ceux qui sont révolté-e-s par le capitalisme de toute perspectives de lutte. Ils sont utiles au gouvernement. Celles et ceux qui s’opposent aussi bien au racisme, aux fascistes qu’au PS, voilà les ennemi-e-s de Manuel Valls.

 

        Face à la répression, tous solidaires !

Soutien au camarade victime de la répression judiciaire à Tours

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tours, #Répression, #Antifascisme

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