Liberté pour ZEHRA KURTAY

Publié le 17 Août 2014

Nous soutenons la campagne exigeant la libération de ZEHRA KURTAY. Cette militante et journaliste turque est incarcérée depuis le 20 décembre 2012 sur la base d’un dossier d’accusation lourd d’une participation à la Fête de l’Humanité et d’une manifestation du 1er Mai.

 

 ZEHRA KURTAY avait déjà connu la prison en Turquie. Incarcérée en Turquie, cette journaliste a mené la lutte contre la construction de prisons de "type F" en Octobre 2000  dont les cellules individuelles aggravaient les conditions de détention des prisonnier-e-s turcs et kurde. Cette lutte a pris la forme d'une grève de la faim massive réprimée dans le sang. Cette journaliste a été libérée pour raisons médicales à la suite de ce mouvement. Comme tant et tant d’autres ex-détenu-e-s, elle souffre du syndrome de Wernicke-Korsakoff (troubles neurologiques importants). Réfugiée dans l’Etat français, malade, elle est depuis plus d’un an et demi de nouveau incarcérée.
 
 L’incarcération dégrade son état de santé de façon inquiétante. Considérée comme « détenue particulièrement signalée », elle est soumise à un régime carcéral plus sévère, plus dangereux moralement et physiquement encore.
 
 Nous souhaitons tout d'abord affirmer notre solidarité avec tou-te-s les prisonnier-e-s et ex-prisonnier-e-s, politiques ou sociaux, qui comme ZEHRA KURTAY souffrent des séquelles des mauvais traitements infligé-e-s par leur geôliers. Ils et elles ont droit à notre entier soutien et notre solidarité. Nous n'oublierons jamais celles et ceux que la grève de la faim a mené à la mort, tel Mustapha MZIANI, militant de la voie démocratique basiste marxiste léniniste mort ce 8 aout au Maroc, morts dont la barbarie capitaliste est l’entière responsable.
 
 La culpabilité de l'état français dans les crimes commis contre les prisonnier-e-s kurdes et turques est importante. C'était le gouvernement Jospin qui avait vendu ces prisons de type F à Ankara.
 
La France collabore étroitement avec la Turquie dans sa politique de répression. Plus de 300 prisonnier-e-s politiques turcs et kurdes croupissent dans ses prisons. En novembre 2011, des accords ont été signés entre Claude Guéant et son homologue Idris Naim Sahim afin d'approfondir la collaboration judiciaire entre les 2 pays. Manuel Valls n'a pas remis en cause ces accords et au contraire Laurent Fabius a négocié leur élargissement à la « gestion démocratique des foules ». La France laisse même agir impunément des fascistes/espions turcs sur son sol, comme le démontre le triple assassinat de janvier 2013.
 
 Comment pourrait-il en être autrement ? Quelle hypocrisie de se prétendre le pays héraut des droits de l’homme : lorsque l’on écrase sous les bombes,  le brutal joug colonial ou des régimes à sa solde tant de peuple autour du monde, le seul droit de l’homme que l’on défend, c’est celui de la  bourgeoisie à piller et exploiter. L’Etat français exporte ses savoirs et technologies répressifs, fort de l’expérience de décennies de lutte acharnée pour conserver sous sa domination de nombreux peuples.
 
L’Etat français a ses propres détenu-e-s politiques, basques, corses, anarchistes, anti-imperialistes comme GEORGES ABDALLAH sans oublier celles et ceux qui croupissent dans les geôles des pays qu’elle domine. Prisonnier-e-s sociaux et politiques meurent dans ses prisons, par suicide, « suicide » ou maladie. La vindicte de l’Etat français poursuit les prisonnier-e-s politiques jusqu’à la mort. Récemment, rappelons-nous de XAVIER LOPEZ PENA, mort détenu en mars 2013.
 
Nous avons besoin de faire front contre la répression. Nous devons serrer les rangs autour de nos camarades étranger-e-s. Car les pratiques répressives spécifiques qui les touchent pourront très bien être généralisées aux militant-e-s françaises un jour. Construire les conditions de la sécurité et de la liberté pour nos camarades réfugié-e-s dans l’Etat français, c’est en créant un rapport de force avec l’Etat que nous y arriverons.
 

 Liberté pour ZEHRA KURTAY ! Liberté pour tous les prisonnier-e-s kurdes et turques et tou-te-s les prisonnier-e-s politiques dans l'état français ! Face à la répression, vive la solidarité de classe !

Liberté pour ZEHRA KURTAY

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #Répression, #International

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Commenter cet article

Domi 11/02/2015 11:11

Liberté d'expression pour tous!

Parmentier Aline 22/08/2014 17:21

Stop aux arrestations arbitraires en Turquie et stop à la complicité de l'Etat Français

laurentgantner 20/08/2014 14:09

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