Un an après le meurtre de Clément Méric, soyons solidaires et déterminé-e-s !

Publié le 7 Juin 2014

 

Les commémorations qui auront lieu les 5, 6, 7 Juin dans l'Etat français en hommage à Clément Méric ne sont pas pour nous des manifestations antifascistes, des concerts antifascistes parmi d'autres. Nous ne sommes pas à leur place, mais nous tenons à assurer de notre solidarité sa famille, ses ami-e-s, ses camarades. Le meurtre d'un militant antifasciste, on ne peut l'oublier, ni le pardonner. Comme nous n'oublierons pas les tortures, tentatives de meurtre que des camarades antifascistes, des immigrés et des jeunes de quartier ont vécu autour de nous. 

 

C'est, d'autre part, d'autant plus déterminé-e-s de venir à bout du système capitaliste dont le pourrissement engendre d'insupportables violences que nous manifesterons. « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », écrivait Gramsci. Nous ne voulons plus que qui que ce soit soit leur proie.

 
La faillite de l'antifascisme républicain
 
L'expérience démontre que, pour chasser ces monstres, l'on ne peut pas compter sur les gardiens du vieux monde. Que s'en remettre à l'Etat, aux préfectures, aux mairies, au PS pour assurer sa sécurité, c'est se livrer pieds et poings liés à la bourgeoisie, devenir incapables de toute politique antifasciste de lutte et de masse. Et c'est inefficace. Les fascistes jouent un rôle répressif, au côté de la police. L'Etat et le PS n'ont aucun intérêt à les arrêter tant qu'ils ne dépassent pas les limites de leur fonction représsive.
Les suites de la dissolution des groupes IIIème voie, JNR, JN, œuvre Française ont montré a quel point il s'agissait d'effets d'annonces sans volonté réelle de mettre fin aux agissements des groupes fascistes. Aucun de ces groupes n'a cessé ses activités. Au contraire, les antifascistes parisiens, lyonnais, toulousains et d'autres ont subi la répression et le harcèlement policier.
 
Toute la bourgeoisie est réactionnaire
 
Le PS fait concession sur concession à "la manif pour tous", et les reçoit dans les ministères. Pendant ce temps-là, le PS attaque les droits des travailleur-euses – ANI, chômage, assurance maladie, retraites. Il mène interventions impérialistes sur interventions impérialistes. Il mène une politique raciste ultra-répressive contre les roms, les sans papiers. Il sème les divisions racistes, islamophobes au sein des masses. Les contradictions entre les différentes parts de la bourgeoisie sont moindres par rapport à celles qui nous oppose à elle. Du PS au FN, c'est la même classe, la bourgeoisie, et elle n'est capable d'apporter que toujours plus de réaction et de violence de classe, fasciste, policière.
 
Face à cette configuration, oui, nous avons besoin d'antifascisme. Contre les coups que nous porte la bourgeoisie, contre les divisions qu'elle sème dans notre camp, l'antifascisme, en terme politique comme en terme d'organisation, est un outil important de lutte et d'organisation des masses populaires. Hors de question de servir la soupe au PS, de défiler gentiment derrière lui. Que vive l'antifascisme populaire, de masse et de lutte !

Rédigé par OC Futur Rouge

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