50 milliard d'euros d'économies, c'est bien l'austérité

Publié le 1 Mai 2014

50 milliard d'euros d'économies, c'est bien l'austérité !

La droite en rêvait, le PS l'a fait.
 
ANI, réforme de l'assurance-chômage, pacte de responsabilité, pseudo-mesures de simplification, menaces sur l'assurance-maladie... Les coups pleuvent de la part du gouvernement !
Les mesures se suivent et s'articulent dans un logique de rigueur. Mais tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, d'un coté le patronat se voit offrir des cadeaux mirobolants, de l'autre les classes populaires subissent la crise de plein fouet. 5 246 800 chômeurs en Mars selon Pôle Emploi. Il est plus que temps de se relever et de lutter ensemble ! Tous et toutes au 1er Mai !
 
L'assurance-chômage
 
Prévue depuis plusieurs années, exigée par les capitalistes, cette réforme se lance, l'objectif est de rogner sur les allocations. Le patronat en rêvait depuis longtemps. Le « taux de remplacement minimal du salaire de référence », qui permet de calculer l'allocation versée va être abaissé de 57,4% à 57%. Si ces 0,4% ne paraissent pas grand chose, ils sont cependant une brèche vers une réduction de plus en plus forte.
Du côté des intérimaires, on oublie la reconnaissance liée aux spécificités de leurs rythmes de travail. Ils/elles seront désormais soumis-e-s aux règles du régime général.
 
Les pactes avec le capital
 
Deux pactes répondent désormais aux beaux noms de « responsabilité » et « solidarité ».
Le premier veut s'attaquer au « coût du travail ». Cela signifie pour le patronat diminuer salaires et cotisations sociales. Mais en vérité, parler de « coût du travail » n'a pas sens ! C'est notre travail qui crée leurs richesses. Pendant que la bourgeoisie réinvente le sens des mots, notre travail ne leur coûte rien, il leur rapporte. Le profit du patronat se fait sur la plus-value qu'ils/elles prennent sur notre travail.
En fait, il s'agit pour eux/elles de s'en mettre toujours plus dans les poches pendant que les travailleurs-euses triment !
 
Le second pacte n'est solidaire que pour la bourgeoisie. Il prévoit de baisser les cotisations en baissant les prélèvements sur les salaires voir en les supprimant : zéro cotisation patronale pour un Smic. Ce sont 30 milliards d'allègements qu'ils/elles feront sur le prétendu « coût du travail » d'ici 2016. En réalité la protection sociale est remise en cause dans la baisse de ses fonds (9 milliards d'euros en moins).
Les cotisations salariales pour ceux et celles qui touchent le Smic diminueront à partir du 1er janvier 2015 afin d'augmenter le salaire « net ».
 
Autre aspect de ces pactes : la simplification, applaudie par le Medef et prévue pour décembre. Il s'agit de simplifier la vie du patronat pour mieux exploiter les travailleurs-euses en s'attaquant au code du travail. Les coups n'ont pas fini de pleuvoir !
 
Leur plan d'économies : 50 milliards !
 
Ça commence par le gel des prestations sociales ! 50 milliards d'économies d'ici 2017 dont 19 milliards sur la protection sociale, et 10 milliards sur l’assurance-maladie. 2 milliards seront pris aux hôpitaux. Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales annonce que dès 2016 une opération sur deux ne pourra plus être hébergée à l'hôpital afin d'économiser 1,5 milliard. Tant pis pour les malades !
C'est encore « Trop peu » dit le Medef. Devons-nous attendre plus encore ? Probable ! L'organisation patronale demande dans son communiqué du 16-04-14 d'aller plus loin dans une nouvelle réforme des retraites.
 
 
 
Pendant ce temps, l'impérialisme français frappe 
à travers le monde,
 
Pour Total, pour Areva, pour ses grands monopoles, l'Etat français mène la guerre pour conserver ses marchés, guerre pour en ouvrir d'autres, guerre pour accroitre l'exploitation, guerre pour ses amis Safran, Dassault ..etc.
 
Que ce soit au Mali, en Libye, au Centrafrique, en Côte d'Ivoire, ou ailleurs, la France porte la guerre pour le compte des exploiteurs « bien de chez nous ». Derrière des appels à l'unité, à la lutte contre le terrorisme, à la défense de la liberté, se trouver des lignes de comptes, des taux de profit.

Ces porteurs de guerre ne sont pas nos allié-e-s, ils sont les ennemis des travailleur-euse-s d'ici et d'ailleurs. C'est notre unité avec les exploité-e-s que nous devons construire et consolider !
 
 
L'Etat et le gouvernement sont au service de l'exploitation capitaliste. Leurs réformes, leurs actes, ne sont là que pour accroître les profits, augmenter l'exploitation, écraser les travailleurs et travailleuses, les classes populaires.
Les discours ne camouflent que mal cette réalité, les pseudo enjeux électoraux ne font que permettre de choisir quelle clique organisera l'exploitation.

L'OC-FR considère que la lutte est l'outil des travailleur-euse-s pour conserver les acquis durement conquis. Cependant, la véritable victoire des travailleur-euse-s, c'est leur exercice réel du pouvoir, qui est au mains des capitalistes, des financiers, des bourgeois-e-s. L'organisation politique des classes populaire est le moyen essentiel pour mettre à bas la société capitaliste !
 
Ne soyons pas résigné-e-s, organisons-nous pour rendre coup pour coup !
 
Tous et toutes à la manifestation du 1er Mai !
50 milliard d'euros d'économies, c'est bien l'austérité

Rédigé par OC Futur Rouge

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