Contre la répression judiciaire et policière, solidarité avec Enguerrand !

Publié le 6 Avril 2014

Contre la répression judiciaire et policière, solidarité avec Enguerrand !


Une fois de plus, flics et juges marchent main dans la main ; après la sauvage répression policière de la manif du 22 février à Nantes –plus de 200 blessés, dont au moins 3 éborgnés-, la justice a raflé 9 suspect-e-s le 31 mars. Les peines sont tombées ; la justice de classe, si laxiste avec les fascistes, les flics et les autres chiens de la bourgeoisie, a eu la main lourde ; malgré le vide des dossiers, les condamnations sont lourdes : 4 mois avec sursis pour un camarade, 4 et 5 mois fermes (mais sans mandat de dépôt) pour deux autres et enfin un an ferme avec mandat de dépôt pour Enguerrand, un camarade accusé d’avoir fabriqué un fumigène.

Cette peine, d’une dureté inouïe comparée aux faits reprochés et à la légèreté des peines prononcées à l’égard des fascistes, suffit à démontrer la nature de classe de la justice ; deux ans ferme pour Kévin Pioche qui a tiré 8 fois sur un concert antifa à Clermont, un an ferme pour une fumigène répondant aux tirs de canons à eau, de flashball et de grenades.

Aujourd’hui plus que jamais, la solidarité militante est une nécessité face à l’Etat bourgeois et ses pantins, qu’ils soient juges, flics ou fascistes. L’Etat cherche clairement, en nous mutilant et en nous emprisonnant, en nous interdisant de manifester, à nous faire peur, à nous pousser à nous taire, à cesser de nous élever contre les capitalistes et leurs nervis, à briser toute forme de contestation.

Pour cela, la bourgeoisie n’hésite pas à fouler ses propres lois ; le camarade Enguerrand a été condamné malgré un dossier vide de toute accusation. Sa condamnation à un an de prison ferme n’est pas l’expression d’une quelconque « justice », mais uniquement de la volonté de faire un exemple afin de briser par la terreur un mouvement qui a compris que la « légalité », la « justice » et « l’ordre » bourgeois ne sont que des chimères, dans la plus belle tradition des procès politiques.

Face à la répression bourgeoise, nous devons renforcer la solidarité de classe ; nous ne devons pas abandonner nos camarades, nous ne devons pas courber la tête et renoncer à lutter, de peur d’être les cibles d’une répression sans cesse plus violente, qui ne prend même plus la peine de se cacher derrière les lois bourgeoises.

Contre la répression judiciaire et policière ;

Contre l’aéroport et son monde ;

Solidarité avec Enguerrand, les mutilé-e-s de 22 février et tout-e-s les victimes de la répression !


La répression ne brisera ni nos luttes ni notr
e solidarité !

Contre la répression judiciaire et policière, solidarité avec Enguerrand !

Rédigé par OC Futur Rouge

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