A propos de l'anniversaire de la marche pour l'égalité

Publié le 5 Décembre 2013

LUTTONS POUR L’UNITE DE LA CLASSE OUVRIERE ET DES MASSES POPULAIRES

CONTRE LE RACISME ET POUR L’EGALITE DES DROITS

 

Il y a 30 ans, le 15 octobre 1983, partait de Marseille un groupe de marcheurs issus de la banlieue de Lyon. Le 3 décembre, 100.000 personnes marchaient pour « l’égalité des droits et contre le racisme »

Cette Marche était organisée pour dénoncer les crimes racistes, les violences policières et contre la xénophobie, l’idéologie sécuritaire.

Or, matériellement comme politiquement, la situation de la jeunesse de banlieue s'est dégradée. Certes, on érige certain-e-s d'entre eux et elles, qui ont rejoint le camp de la bourgeoisie , en exemple d'intégration. Cependant, dans la situation de crise du capitalisme, les perspectives d'avenir semblent bien sombres pour la grande masse de la jeunesse des quartiers populaires. Pour la bourgeoisie, les quartiers populaires restent un terrain ennemi, et ses habitant-e-s des ennemi-e-s, sur qui l'on fait fondre des opérations policières massives, que l'on contrôle au faciès, que l'on tue dans des courses poursuites en s'en lavant les mains ensuite. La police est toujours un instrument répressif au service de l’Etat bourgeois. Cet Etat est toujours entre les mains de la bourgeoisie, quelque soit le gouvernement de droite ou de gauche.

La police a raison d'avoir peur des quartiers. En 2005, les banlieues de l'Etat français ont résisté trois semaines durant à l'appareil d'état. Ces mouvements font pour nous partie intégrante de la lutte de classe dans l'Etat français, nous les soutenons sans réserve. Ne refusons de nous laisser gangrener par l'idéologie raciste , héritée des rapports coloniaux, instillée par les médias et les gouvernements, qui désigne une partie du prolétariat et des classes populaires comme des barbares à repousser, à boucler dans leurs quartiers manu militari.

Tous les partis bourgeois de gouvernement se parent d'antiracisme. Le PS s'offusque des attaques contre Taubira, certes ignobles, et appellait à manifester contre le racisme la semaine dernière. Or, Taubira, ministre de la justice, justice raciste, est solidaire du gouvernement. Ce gouvernement a, comme les précédent a apporté la guerre, la misère autour du monde, amenant une masse de travailleurs et de travailleuses à immigrer. L’utilisation de l’immigration clandestine organisée par le patronat est un des moyens pour faire baisser le coût du travail, l’autre moyen étant la délocalisation, l’externalisation des entreprises. L’immigration « légale » ou clandestine est liée aux pillages des pays opprimés, car on n’émigre pas par plaisir, mais par nécessité, comme l’on fait tous les émigrés depuis des siècles.

Nous ne pouvons pas marcher derrière ceux et celles qui font semblant de nous tendre la main tout en menant une politique raciste.

Lorsque des adolescents meurent à cause de la police dans un quartier populaire, lorsque des centaines de salarié-e-s sont licencié-e-s, lorsque ratonnades, rafles, terrorisent les immigré-e-s, lorsque des jeunes filles voilées sont agressées, des lycéen-ne-s gazé-e-s, matraqué-e-s par la police, de petit-e-s paysan-ne-s ruiné-e-s, c'est la même violence qui fond sur nous, la violence du capitalisme.

Ce que nous avons besoin de construire, c'est l'unité du prolétariat. Nous devons repousser les tentatives de division racistes au sein de notre classe, affirmer que nous avons tous et toutes les mêmes intérêts, que nos différences culturelles ne sont rien par rapport à ce qui nous oppose au système capitaliste. Le système capitaliste se moque que nous soyons blanc, noir, banlieusard-e, rural-e, immigré-e, français-e, il nous exploite, nous jette dans la misère, et nous réprime tous et toutes lorsque nous nous opposons à nos patrons et au gouvernement. Une attaque contre l'un-e est une attaque contre tous et toutes!

Les capitalistes ont besoin de maintenir des différences de droits entre nous pour tirer nos salaires vers le bas, comme ils ont besoin de créer de fausses divisions entre nous pour nous affaiblir. Nous devons lutter dès aujourd'hui, et toujours, pour l'égalité des droits, mais l'égalité, nous ne la trouverons pas sous le capitalisme. L'égalité, nous la construirons réellement une fois le capitalisme renversé, lorsque se seront les prolétaires qui contrôleront les moyens de production, et construiront une société débarrassée de l'exploitation.

 

  • Droit de vote et éligibilité des immigrés

  • Arrêt des expulsions. Fermeture des Camps de Rétention Administrative (CRA).

  • Régularisation de tous les sans-papiers.

  • Egalité de retraites pour les vieux travailleurs immigrés.

 

CONSTRUISONS LA SOLIDARITE CONTRE LES MESURES DU GOUVERNEMENT

QU’IL SOIT DE DROITE OU DE GAUCHE ET DE SON APPAREIL D’ETAT (POLICE ET JUSTICE).

MOBILISONS-NOUS CONTRE LES VIOLENCES FASCISTES ET RACISTES.

QUAND ON FRAPPE UN DES NOTRES, ON NOUS FRAPPE TOUS ET TOUTES

 

OCFR / PCMF

A propos de l'anniversaire de la marche pour l'égalité

Rédigé par OC Futur Rouge

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