Publié le 25 Juin 2016

Le Brexit gagne, et alors?
Notre position :
 

Pour l’OC-FR, le Brexit ne changera radicalement pas grand chose pour les peuples britanniques, d’autant plus que le R-U n’est pas dans la zone euro, ni dans l’espace Schengen. 
Les migrant-e-s continueront à se faire réprimer sur les côtes de la Manche. L’accord du Touquet ne dépend pas de l’UE et ne sera pas remis en cause.
Des accords bilatéraux entre le R-U et les pays de l’UE remplaceront les traités de l’UE.

Dans ces conditions, la sortie de l’UE n’est qu’anecdotique. Les communistes n’avaient que peu d’intérêts dans cette campagne référendaire. Les partisan-ne-s du Brexit étaient surtout organisés autour de mouvement ultra-réactionnaire et fasciste. Le UKIP, qui a mené campagne sur des bases xénophobes, revendique comme une victoire personnelle ce résultat. Il est certain que les motivations à voter « Non » sont diverses, et parfois réactionnaires. Plutôt que de rejeter la bourgeoisie, de nombreuses-eux votant-e-s se sont exprimés sur une base raciste, ce qui rajoute de la confusion autour de cette campagne électorale.

Cependant, nous pensons qu’il y a de bonnes raisons à vouloir quitter cette Union Européenne. 
L’Union Européenne, c’est le rassemblement des impérialistes européens, qui se fera désormais sans l’Angleterre, avec la France et l’Allemagne en tête, pour la défense d’intérêts communs. Les bourgeoisies des deux pays y trouvent leur compte : l'espace économique européen permet de faciliter l'exportation de capitaux dans les pays dominés de l'union européenne et d'importer une main d'oeuvre dans les pays impérialistes. 

Les anglais-e-s ont de bonnes raisons de vouloir quitter l’UE 

Nous avons encore en mémoire les luttes étudiantes en Angleterre de 2010. L’augmentation massive des frais d’inscription outre-manche avait amené les étudiant-e-s à manifester massivement à de nombreuses reprises. Beaucoup y voyaient là l’oeuvre des directives européennes. Ils avaient alors envahi le QG du parti conservateur, favorable à l’UE.
Qu’il s’agisse des coupes drastiques ou des politiques de privatisation dans l’éducation, l’enseignement supérieur, la santé, le ferroviaire, les manoeuvres des gouvernements travaillistes ou conservateurs ont toujours été soutenues par l’UE. Cependant, ces gouvernements n’ont jamais eu réellement besoin de l’UE pour mener ces politiques anti-ouvrières, sur la Doxa de la libre concurrence et du libéralisme au profit des capitalistes. De Thatcher à Cameron, en passant par Tony Blair, tous défendaient d’abord les intérêts de la bourgeoisie anglaise.
De même, la loi travail contre laquelle nous sommes en lutte n'est pas imposée par l'UE, c'est l'intérêt des capitalistes français. 

Si une partie de la bourgeoisie anglaise a mis en place ce référendum et a entraîné une majorité de la population vers une sortie de l'UE, c'est que ses intérêts sont tournés ailleurs. Lorsque la bourgeoisie trouve son compte dans l'UE, elle n'hésite pas à passer outre la volonté populaire comme ça à été le cas avec le référendum de 2005 sur la constitution européenne dont les traités ont été adoptés malgré notre rejet.

L’impérialisme anglais a des intérêts souvent divergents avec les autres impérialistes européens. Ses intérêts sont parfois plus tournés outre-Atlantique, que du côté du vieux continent. Le Royaume Uni a sa propre structure d’influence, via le Commonwealth, bâti sur des siècles de colonisation sanglante. Il restera aussi un membre actif de l’OTAN, aux côtés des États Unis et de nombreux pays européens, dont la France.

Les Écossais-e-s, dominés par Londres, voient leurs intérêts et leur avenir ailleurs. Beaucoup ont voté pour le maintien dans l’UE, et voient ainsi un moyen de se démarquer des anglais-e-s, et de redonner du souffle aux volontés indépendantistes. L’OC-FR soutient les revendications nationales de l’Écosse. De même en Irlande du Nord, le Sinn Féin revendique la réunification de la colonie britannique au reste de l’Irlande indépendante. Nous nous inquietons des conséquences pour les irlandais-e-s du renforcement des frontières entre nord et sud du pays. La bourgeoisie anglaise ne saurait qu'en profiter pour asseoir sa main mise sur sa colonie. Nous espérons que les irlandais-e-s pourront trouver les moyens et les forces de redoubler d'efforts dans leur lutte.

Nous pensons cependant que l’Union Européenne n’apporte pas de perspectives aux peuples en lutte. C'est une Europe au service des imperialistes. Les seul-e-s écossais-e-s et irlandais-e-s qui y ont des intérêts sont leurs bourgeoisies nationales.

L’Union Européenne, cet espace de négociation et de décision entre impérialistes européens :

Nous aussi, nous avons de bonnes raisons de combattre l’UE

Alors que l'UE est mise à mal par ce vote, celle-ci négocie sans la moindre transparence avec les États-Unis, le Tafta. Ce traité de libre-échange transatlantique a pour objet l’accès aux marchés et investissements respectifs, US et UE, sans bénéficier aux travailleurs/euses américain-e-s ou européen-nes, mais aux capitalistes, sans que l’on sache réellement ce qu’il contient. 

Ce sont les lobbys et les organisations patronales qui dirigent les négociations. Pourtant cela aura un impact important sur nos législations, pas seulement économiques, mais aussi sanitaires, phytosanitaires, sociales, culturelles et environnementales. 
On peut s’attendre à ce que la situation se dégrade largement, et que cela soit suivi de nombreuses directives pour s’aligner notamment sur le marché et la législation nord-américaine, au profit des grands monopoles (Nord-américains et européens, le Tafta est très suivi par des grands groupes tels que Monsanto, Dow chemical, etc, prêts à s’abattre tels des rapaces sur l’Europe, tandis que les multinationales européennes (Bayer, Syngenta, Sanofi, etc) espèrent pouvoir élargir leur accès au marché américain). 
De très nombreuses économies sont concernées: agroalimentaires, pharmaceutiques, aéronautiques, ferroviaires, automobiles, cosmétiques, numériques, textiles, culturelles, etc. 
Les nouvelles législations pour la libre-concurrence devraient amener de nouvelles privatisations, et réduire au minimum les services publics. 
Internet aussi sera atteint, via ses logiciels libres, les « open source », avec le renforcement des brevets, des marques et des droits d’auteurs, dans la droite ligne d’Acta, Sopa, Pipa, des lois dictées par le patronat à l’échelle européenne pour réduire nos libertés et nos cultures non-marchandes au nom de la « propriété intellectuelle » et en France à travers les lois HADOPI, LOPPSI. L’Union Européenne s’est toujours opposée aux cultures libres, populaires, oeuvres de toutes et tous.

Pour les capitalistes français-e-s et américain-e-s, ce sera l’occasion d’étendre leur expansion outre-atlantique et leur domination culturelle bourgeoise et réactionnaire.

 
Dans le plus grand secret là encore, d’autres négociations sont en cours avec de nombreux états, tels que le Japon ou le Canada. Là encore, sans mandat, rien ne fuite, dans le secret des affaires.
 

Ainsi, l’UE continue ses politiques secrètes et capitalistes. Après la directive sur le secret des affaires, qui traque les lanceurs d’alerte et interdit la divulgation d'informations d’intérêt public, sous prétexte de défense des intérêts privés, et des industriels, l’Union Européenne a mis en place une législation européenne complexe, dans le seul but de faciliter les activités économiques de ses multinationales.
L’UE organise donc le dumping social. Elle a par exemple créé les mesures du travail détaché, pour exporter à bas coût des mains d’oeuvres flexibles et mobiles. On retrouve ainsi des travailleurs/euses détaché-e-s sur tous les grands chantiers européens, dans des conditions d’extrême précarité et d’insécurité. 
Cette même Union européenne qui pille actuellement la Grèce, qui divise l’Ukraine, pour les intérêts de ses impérialistes, ne peut être qu’un ennemi des peuples. 
La Troïka organise les attaques incessantes contre la classe ouvrière et soutien activement, et financièrement, la répression contre les luttes sociales d’un côté, les activités des multinationales de l’autre. 

Cependant pour l’OC-FR, si les gouvernement légitiment leurs mesures par les politiques européennes, cela ne les dédouane pas pour autant. 
Sortir de l’Union Européenne n’améliorera pas notre sort. 
Une partie de la bourgeoisie, au Royaume Uni comme dans l'Etat français, défend le protectionnisme face à la crise. Or, les barrières douanières sont un obstacle à la circulation des capitaux, facteur d'aggravation de celle-ci et des tensions inter-imperialistes. Ce n'est pas notre crise, c'est celle des capitalistes, mais nous ne nous laisserons pas entraîner par la bourgeoisie vers des solutions qui ont déjà prouvé être catastrophiques. Dans le capitalisme, il n'existe plus de solutions.
Sans l’UE, ces politiques continueront tout de même, car c’est l’intérêt des capitalistes et des impérialistes. En réalité l’UE n’est pour eux qu’un ressort de plus, et il ne faut pas oublier que derrière cette institution européenne, c’est bien les États impérialistes qui sont à la manoeuvre. L’UE n'impose rien aux états français ou allemands, ce sont ces pays qui imposent leur dictat en Grèce par-exemple. Ce sont donc ces États que nous devons prioritairement viser et combattre. Seul le socialisme nous sortira de là.

Une autre Europe n'est pas possible en contexte impérialiste, seulement une Europe des impérialistes. Elle ne tient que parce que leurs intérêts convergent et leurs intérêts sont de nous exploiter et de faire un maximum de profit, mais comme la bourgeoisie anglaise, notre bourgeoisie peut très bien décider que son intérêt se trouve ailleurs.

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme

Publié le 13 Juin 2016

Non à l’Eurosatory ! À bas l’impérialisme !
 
L’Eurosatory 2016, le salon international de l’armement organisé par l’état français, se tient à Paris du 13 au 17 Juin 2016. 
Tous les grands marchands d’armes y seront pour vanter la performance de leurs bombes, missiles, drônes, satellites d’observation, etc. Le gratin militaire, politique, diplomatique et le fleuron de l’industrie militaire seront présents, avec la venue de nombreuses délégations officielles à travers le monde.
L’OC-FR appelle à rejoindre les initiatives progressistes et anti-impérialistes qui s’opposent à la tenue de ce salon. 
 
Ce « rendez-vous d’affaires », très lucratif pour l’état français à la conquête de toujours plus de contrats, est une vitrine du complexe militaro-industriel. Selon le site du ministère des affaires étrangères (qui assure le soutien de l’état français aux projets d’exportation), c’est carrément « un vecteur de rayonnement international de l’offre française ». 
 
Des clients de tout les continents viendront. Israël par exemple, a annoncé sur le site de commerce France-Israël, que « Les meilleurs Officiers et Généraux de Tsahal vont assister au Salon Eurosatory 2016 qui ouvrira ses portes en Juin. » Ils viendront afin que la France puisse leur fournir le matériel nécessaire pour faire la guerre au peuple palestinien. 
 
Pour l’impérialisme français, ce salon est l’occasion de mettre en avant son industrie de l’armement, et de soutenir ses marchands d’armes. 
La France est en effet le deuxième exportateur mondial d’armes. Elle exporte plus qu’elle n’achète (la défense est pourtant le troisième budget de l’état et représente entre 10 et 15 milliards d’euros par an). Elle enregistre même en 2015 un record de ventes atteignant 16,9 milliards d’euros, cela malgré l’annulation par François Hollande de la vente à la Russie de deux navires Mistral (à hauteur de 2 milliard d’euros), en représailles au conflit Ukrainien. 
 
La France fait partie des 6 états à l’origine de 90% des exportations d’armes dans le monde. François Hollande peut se vanter d’avoir été le plus grand marchand d’armes de l’histoire du pays, qui sur ce marché se porte bien, il excelle dans la signature de contrats militaires. 
Le secteur est en croissance. La France compte 5 000 entreprises et 400 000 salariés dans le domaine de la défense, qui a un poids économique énorme. Cela représenterait 4% de l’emploi industriel. Les filières aéronautiques et navales en particulier sont stratégiques pour l’impérialisme français. Des multinationales comme Thalès (détenu à 27% par l’état français) ou Dassault Aviation sont considérées comme des leaders mondiaux dans le secteur. 
Industries civile et militaire sont étroitement imbriquées, les applications civiles suivant celles militaires.
L'industrie militaire est une industrie de haute technologie, à forte valeur ajoutée. L'économie des pays impérialistes tend à ne conserver que ce type de production pour externaliser la production des matières premières et la production lourde. C'est une économie parasitaire.
 
De nombreux pays sont clients de la France. L’Égypte (24 rafales pour 5,37 milliards d’euros), le Qatar (84 avions de combat au prix de 6,8 milliards), et l’Inde (qui négocie 36 rafales) par exemple, s’approvisionnent en France. 
Ces mêmes pays mènent des répressions terribles et armées contre leurs peuples, et la guerre hors de leurs frontières. L’Égypte par exemple est actuellement en guerre aux côtés de l’Arabie Saoudite au Yemen et utilise son armement français dans ce conflit. 
Ces armes sont aussi utilisées contre le mouvement communiste, en Inde notamment le gouvernement mène une guerre ouverte contre les maoïstes. Depuis l’opération Green Hunt lancé en novembre 2009, l’armée indienne et ses forces paramilitaires mènent une campagne militaire et des opérations armées dans cinq des états indiens, et organise la répression dans l’ensemble du pays. 

On retrouve d’ailleurs les armes françaises dans à peu près tous les conflits du globe, entre les mains de tous les acteurs, quels qu’ils soient. Ces armes sont utilisées par des milices armées, paramilitaires, djihadistes, fascistes, narcotrafiquants, en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, etc.

On les retrouve en particulier sur le continent Africain, où l’armée française intervient militairement. L’Afrique est finalement le plus grand salon d’armement de la France, et la meilleure vitrine de son arsenal militaire.

 

Les opérations extérieures de la France sont la vitrine du marché d’arme français. Pour Hollande, la guerre c’est d’abord un succès commercial.

 

 

 

L’OC-FR considère que nous devons combattre ces projets bellicistes et marchands. Ce projet c’est le capitalisme, c’est l’impérialisme. 

 

À contrario, nous nous plaçons du côté des peuples en lutte. Nous sommes du côté du peuple palestinien, que Tsahal agresse sans cesse avec le soutien de la France. Nous sommes du côté du peuple kurde, que Al Nosra, la Turquie, l'ASL, etc, attaquent avec des armes françaises. Nous sommes du côté des peuples d'Afrique, occupés, pillés, massacrés par les armées françaises.
Pour l'OC-FR il est impératif de construire un mouvement anti-guerre. La mobilisation contre le salon de l’armement s’inscrit donc pour nous dans ce processus. Nous devons dénoncer chaque arme vendue par la France, chaque contrat signé, chaque euro dépensé pour la guerre. 
 
Nous soutenons les mobilisations et les différentes actions prévues pour cet évenement.
 
À bas l'impérialisme !
Non à l'eurosatory ! A bas l'imperialisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #International, #France

Publié le 27 Mai 2016

Incendie du Fort McMurray : stop à la catastrophe environnementale !
Solidarité avec les peuples du Canada !
 
L’incendie à ravagé la région de Fort McMurray au Canada, dans l’Alberta.
Depuis le 3 Mai 2016, c’est un véritable désastre social, économique, écologique, et humain que vivent les habitant-e-s de fort McMurray. 
Ces dernières heures, l’immense brasier est estimé à plus de 5 230 kilomètres carrés. Plus de 80 000 personnes qui vivent sur ce territoire ont dû partir précipitamment. 
L’OC-FR souhaite exprimer sa solidarité avec les travailleurs/euses de Fort McMurray. C’est l’impérialisme (dont français), et ce sont les grands groupes monopolistiques pétroliers (dont Total, encore une fois) qui sont responsables. Ce sont des criminels. 
Voir la population devoir fuir devant les feux, devoir tout abandonner, voir la forêt boréale, jadis primaire, ravagée par les flammes, nous emplit de colère. Nous n’imaginons pas les sentiments que doivent ressentir ceux et celles qui y ont tout perdu. 
 
Déjà frappé et sinistré socialement par la chute du prix du pétrole, Fort McMurray ne pouvait pas connaître pire. Ce site stratégique pour le Canada (dont 25% de l’économie serait lié à l’industrie pétrolière) est aussi la plus grande réserve de sable bitumineux au monde, cette matière qui fait le pétrole le plus sale, et le plus dégueulasse qui soit. Ce même sable, qui fait des ravages à Madagascar, et détruit son environnement. Ce sable, très cher, que Total exploite, au détriment de l’écosystème et des peuples. 
Pour l’exploiter, il faut raser la forêt (le sable se situe sous le sol). Ensuite exploité dans des mines à ciel ouvert, le sable pollue l’air, l’eau et les sols. Les zones humides disparaissent avec toute la biodiversité qu’elles abritaient. De plus, ce pétrole consomme des quantités énormes d’eau. Impossible de décrire tout les dommages écologiques engendrés par cette exploitation, tant ils sont nombreux. 
En Alberta, les sables bitumineux sont exploités depuis 1967. En 2012, la production brut à partir des sables bitumineux y était de 1,9 millions de barils par jour. Total en est l’un des principaux exploitants, son rôle est majeur dans l’Alberta. 
 
Mais ça y est, l’air n’est toujours pas respirable, l’incendie toujours pas maîtrisé, que les compagnies pétrolières demandent aux ouvriers/ères de pétrole de revenir, et de repeupler les camps de travailleurs épargnés par les flammes. 
Les impérialistes, qu’ils soient canadiens, français ou d’autres nationalités, ne renoncent pas à la manne financière que représente le pétrole, même quand ce marché est en crise. Ils nous ont mené vers la catastrophe, et veulent encore nous y enfoncer plus. Même la science bourgeoise nous l’affirme, l’exploitation pétrolière en Alberta détruit notre planète. 
Des scientifiques démontraient dans la revue Nature, que cette situation n’est pas viable pour l’avenir, et demandaient à suspendre d’urgence les projets des pétroliers dans la région. L’étude conclue sur la nécessité de renoncer à ce pétrole : « s’il veut aider l’humanité à éviter la catastrophe climatique qui s’annonce ». 
Loin d’être entendus, de nouveaux projets sont en cours, avec un oléoduc qui doit acheminer ce pétrole dégueulasse, jusqu’à l’Atlantique, et l’exporter par navire-citerne jusqu’en Europe.
 
De plus, les compagnies pétrolières et l’impérialisme ont dépossédé ce territoire aux premières nations. Aujourd’hui, lorsque celles-ci témoignent et manifestent contre la pollution de leur environnement, et les menaces sanitaires, elles sont réprimés. Harcelées, stigmatisées, isolées, les premières nations, avec l’aide de quelques éléments corrompus par l’argent du pétrole, ont été mis à l’écart, loin de profiter des mannes pétrolières, elles s’appauvrissent dans un environnement de plus en plus hostile. L’OC-FR soutient la lutte des premières nations, victimes des impérialistes.
 
Total ne sème que misère, mort et désolation
 
C’est peut-être au Canada, sur un autre continent, mais nous autres communistes français avons une responsabilité aussi sur cette situation. C’est entre-autre l’impérialisme français, et l’un de ses représentant, Total, qui profite et qui exploite l’Alberta. 
Mener la lutte ici, contre notre impérialisme, c’est aussi être solidaire des peuples et des travailleurs/euses qui en sont victimes à travers le monde.
Il y en a marre de ces catastrophes. Il y en a marre de voir Total et les pétroliers causer les pires drames. Il y en a marre de toutes ces catastrophes pétrolières. On se souvient notamment de l’Érika, déjà avec Total, le pétrolier qui avait fait naufrage en 1999 au large de la Bretagne.
Des marées noires aux incendies, les responsables ce sont les impérialistes. Le feu, c’est l’impérialisme. 
 
Total continue à ravager la planète. Sur chaque continent, elle perpétue ses crimes. Elle continue à détruire l’environnement, à soumettre les peuples. Ses velléités poussent les pétroliers à aller toujours plus loin, à faire toujours plus de dégâts, à s’emparer de toujours plus de terres, de mers et d’océan. Ils veulent aller sur Mars, mais en attendant ils forent nos glaciers, fouillent nos océans, s’accaparent des territoires vierges. 
C’est le cas par exemple en Russie, dans l’Arctique, où rien n’arrête Total qui continue à menacer notre planète. 
Fragilisé par le réchauffement climatique, les pôles sont pourtant les proies des grands monopoles énergétiques. On y trouve des tas de matières premières non-exploitées : du gaz, du pétrole… Et les firmes impérialistes n’en ont rien à faire des conséquences, tant que cela leur rapporte des marchés juteux.
Pour l’OC-FR, il est temps d’y mettre fin.
 
Dans l’état français, les ouvriers/ères du pétrole sont actuellement en lutte contre la loi travail. Pour tenter de casser la grève, Total menace les ouvriers/ères de revoir ses plans d’investissement dans les raffineries (500 millions de prévu), alors même qu’elle est la première entreprise française en terme de chiffre d’affaire. C’est un chantage peu crédible, tant l’état français a besoin de ces raffineries sur son territoire pour l’alimenter. Cela doit au contraire renforcer notre détermination à bloquer ses activités françaises. 
Nous pouvons observer déjà que ce mouvement de grève met en panique les patron-ne-s de la chimie et du pétrole. L’UIC (Union des Industries Chimiques) syndicat patronal de la chimie, a d’ailleurs écrit dans un communiqué : « L’industrie chimique en France est déjà affectée par les mouvements dans les raffineries. L’arrêt des unités a des conséquences sur la production des grandes matières premières en amont : (benzène, éthylène, propylène). Un risque de pénurie, en particulier pour les entreprises livrées par pipeline, est à craindre. Toutes les pertes de production induites par cette situation sont irréversibles et ne se rattraperont pas. Ces dernières risquent d’ailleurs d’affecter nos secteurs clients comme la plasturgie, l’automobile… » Alors quand même les patron-ne-s le disent… 
 
Arrêt de l’exploitation des sables bitumineux !
 
A bas l’impérialisme !
Incendie du FortMcMurray : stop à la catastrophe environnementale

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Canada, #Impérialisme, #International

Publié le 23 Mai 2016

Soutien aux syndicats du secteur pétrolier !
Soutien à la grève !
 
L’OC-FR souhaite exprimer tout son soutien aux ouvriers-ères du secteur pétrolier, dans la grève contre la loi travail. 
Nous souhaitons voir cette grève se poursuivre, et s’élargir.
Nous appelons toutes les forces en lutte en capacité de le faire à soutenir matériellement et politiquement les piquets de grève, les caisses de grève et les blocages !
 
Nous considérons que seul le blocage des points névralgiques de l’économie française, pour laquelle le pétrole est stratégique (et l’une des industries majeures de l’impérialisme français), peut permettre de faire reculer le gouvernement. 6 raffineries sur 8 sont en grève. 
Cette grève est donc une avancée cruciale, de même que celle des cheminots, des dockers, des marins, des routiers… 
 
L’État français, aux ordres de l’UFIP (l’Union Française des Industries Pétrolières), le syndicat des patron-ne-s pétroliers, craint une pénurie, et réprime durement les grévistes. 
L’approvisionnement en carburant de certains territoires est en effet déjà impacté. Ce week-end, l’UFIP déclarait que la moitié des stations services en Bretagne étaient fermées. Selon Total, 317 de ses 2 200 stations étaient en rupture totale ou partielle. D’après Alain Vidalies, secrétaire d’état au transport, sur les près de 12 000 stations essence en métropole, 1 500 étaient impactées. 
Comme Nicolas Sarkozy en 2010, qui avait réquisitionné les dépôts et les raffineries pour casser la grève contre la réforme des retraites (en menaçant les ouvrier-ères de prison), le Parti Socialiste au pouvoir emploie la force pour briser les blocages. Plusieurs dépôts ont déjà subi des déblocages par les CRS et la garde mobile, à Dunkerque, Lorient, Vern-sur-Seiche ou encore à Grand-Quevilly. C’est bien la preuve que la grève est efficace et leur fait peur ! C’est la preuve que c’est le meilleur moyen de combattre cette loi !
 
Le secteur pétrolier en particulier est central dans l’économie. Frapper ce secteur, c’est frapper en plein coeur de l’état français. 
Dans sa communication, l’UFIP rappelle qu’en métropole, l’industrie pétrolière comprend « 8 raffineries, 9 sites pétrochimiques, 6 000 km d’oléoducs, 191 dépôts, 11356 stations-service ». Elles raffineraient un total d’environ 100 millions de tonnes de pétrole brut par an, soit 733 millions de barils. On trouve une neuvième raffinerie à Dunkerque, qui ne traite que de résidus atmosphériques en provenance d’autres raffineries, et une dixième raffinerie en Martinique.
On retrouve du pétrole partout dans notre quotidien, ce qui le rend si essentiel dans l’économie. Il sert à se déplacer, se chauffer, mais on le retrouve surtout dans l’agriculture et dans la production de toutes les industries, de la pétrochimie à la construction, en passant par le textile ou le plastique. Cette ressource en est parfois un élément clé et essentiel.
 
C’est donc bien visé de la part des syndicats. Viser l’industrie pétrolière, c’est viser des monopoles impérialistes, c’est viser un noyau stratégique de l’économie française. 
L’OC-FR apporte tout son soutien, à la hauteur de ses moyens, à la grève, et nous y participons activement. Nous nous tiendrons aux côtés des réprimé-e-s, et nous appelons à continuer la lutte, jusqu’au retrait de la loi travail.
La grève dans le secteur pétrolier doit se poursuivre, mais elle doit aussi s’étendre à d’autres secteurs stratégiques, dans l’énergie, la chimie, la métallurgie, les ports, les aéroports, le rail, la logistique…
 
À l'approche de l'Euro, la compétition européenne de football, bloquons également l'économie touristique de la France. Bloquons ses infrastructures de transport, hôtelières, de restauration, commerciales, etc. L'État français compte se faire beaucoup d'argent avec l'Euro. Empêchons une bonne tenue de la compétition. Bloquons tout pendant cet événement international. Paralysons complètement l'économie française.
 
 
Seule la lutte paye !
Soutien aux syndicats du secteur pétrolier

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #France

Publié le 17 Mai 2016

Face à la loi Travail, restons uni-e-s !
 
Jusque-là, la mobilisation contre la loi Travail s'est appuyé essentiellement sur une composante de la jeunesse (lycéenne, étudiante).
Cependant, pour porter suffisamment de coups au gouvernement pour le faire reculer, nous avons besoin que le mouvement s'étende à des secteurs professionnels ouvriers. 
Certains secteurs de la classe ouvrière (chimie, marins, cheminot-e-s) se mettent en mouvement et appellent à la grève reconductible. Les ouvriers et ouvrières peuvent bloquer l'économie du pays, nous avons besoin de placer cette classe au centre de notre mobilisation. L'OC-FR salue cette avancée dans la lutte.
À l'approche de l'Euro, mettons nous en capacité de faire peur au gouvernement, de construire le rapport de force, de les menacer de tout bloquer, les voies de circulation économiques et les lieux de production.
 
Le syndicat, c'est l'outil d'organisation des ouvriers et ouvrières. Nous sommes syndiqué-e-s et appelons à renforcer nos organisations de classe.
 
Cependant, nous constatons une fracture entre la mobilisation d'une fraction gauchiste et la mobilisation syndicale. Le 9 Mai, la préfecture de Paris a publié un communiqué dans lequel elle déclarait avoir négocié les modalités du maintien de l'ordre (pas de cortège de tête "autonome" entre la police et le service d'ordre) et une dispersion de la manifestation avant son arrivée prévue devant l'assemblée nationale.
Des incidents ont éclaté le lendemain dans plusieurs villes entre services d'ordres syndicaux et cortèges "autonomes", alors que les manifestations subissaient de plein fouet la répression policière.
 
Nous n'avons rien en soi contre les services d'ordres équipés s'ils sont là pour garantir la sécurité des manifestant-e-s face à la police et la tenue de la manifestation. Si tel n'est pas leur but, ils ne font que rajouter de l'huile sur le feu.

 

Pour nous, il n'est pas possible de discuter des modalités de la répression avec la police. La police et l'armée sont structurellement aux ordres de la bourgeoisie et de l'état français. Ce sont des ennemis. Tout est antagonique entre nous. Pour preuve le nombre de blessé-e-s qu'ils ont fait lors des manifestations de ce mouvement, pour preuve le fait que Martinez lui même essuie des tirs de lacrymogènes. Pour preuve le nombre de personnes blessées, assassinées par la police dans les quartiers populaires où vivent les ouvriers et ouvrières. La colère contre la police est normale, juste, légitime. Affronter la police, c'est de l'auto-défense, dans un contexte marqué par l'Etat d'Urgence, le vote de lois et de mesures permettant à la police d'agir avec toujours plus d'impunité.
Les organisations doivent toutes dénoncer explicitement la violence policière. Nous ne pouvons pas défiler avec la police. Nous devons les pointer du doigt à chaque fois qu'ils agissent.
Nous ne croyons pas de toute façon que négocier quoi que ce soit avec la police soit une garantie contre la répression, au contraire.
 
 
Solidaires a démenti, la CGT également, mais cela ne suffit pas. Visiblement, la stratégie de communication de l'état français semble marcher (dans une certaine mesure). Celle des syndicats non et reste confuse.

Les syndicats sont traversés de contradictions. La CGT a essuyé une campagne médiatique de la part du gouvernement attaquant les affiches de la CGT info-com dénonçant la répression. 
La CGT Police défilera demain avec Alliance et des groupes fascistes à République contre la "Haine Anti-Flic" et a été soutenue par Martinez.
Les syndicats ont une double nature. D'une part, ce sont des outils de luttes, d'autre part, ils sont intégrés à l'appareil d'état qui nourrit de nombreux représentant-e-s syndicales et syndicaux. Nous devons mener la lutte pour maîtriser nos outils syndicaux.
 
 
Syndiqués et non-syndiqués, nous avons le droit à des éclaircissement de la part de l'inter-syndicale, dont toutes les organisations membres participaient au SO. Pour lever toutes ambiguïtés, les syndicats doivent s'exprimer, et communiquer sur le rôle de leur service d'ordre.
 
La police n'est pas du côté des ouvriers et ouvrières.
Nous reconnaissons le droit à l'auto-défense contre un service d'ordre hostile visant à l'isolement d'une partie de manifestant-e-s et les réprimant. Cependant, nous ne sommes pas naïfs et ne nous laisserons pas entraîner par les perches tendues par la préfecture. 
Pour nous, l'hostilité d'une partie du cortège autonome vis à vis des syndicats est une hostilité idéologique de classe, anti-ouvrière. Les cortèges syndicaux comprennent de nombreux travailleurs et travailleuses subissant elles et eux aussi la répression.

 
Ne nous laissons pas entraîner dans la division voulue par l'Etat. Lorsque nos manifestations sont suffisamment massives, nous sommes capables d'être solidaires comme lors du 1er Mai où, à Paris, cortège de tête pris en nasse et reste du cortège se sont rejoints. L'unité à la base et dans l'action est possible et la seule voie pour vaincre. 
 
La solidarité est notre arme !
Unité à la base et dans l'action !
Face à la loi Travail, restons uni-e-s !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #Syndicalisme, #France

Publié le 15 Mai 2016

Accord Sykes-Picot : 100 ans plus tard c’est la guerre, les carnages, les massacres !
 
Il y a un siècle, les impérialistes français et britanniques signaient le 16 Mai 1916 un accord secret, que l'on nomme du nom de ses deux principaux négociateurs, le britannique Sykes et le français Picot. C’était un partage impérialiste du Proche Orient entre la France et l’Angleterre qui se partageaient l’ancien Empire Ottoman en prévision de l'après-guerre. 
 
 
L'Empire ottoman avait jeté ses dernières forces dans l'extermination d'un million et demi d'Arménien-ne-s et dans la répression de la révolte arabe, révolte encouragée en sous-main par l'Impérialisme britannique et ses agents (dont le fameux T.E Lawrence) contre la promesse mensongère d'un Etat arabe. Mais malgré toute leur démagogie sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, les impérialistes ne voulaient que prendre la place du dominateur ottoman et de son allié allemand dans la région.
C’est la révolution victorieuse en Russie qui a permis la révélation de ces accords secrets, le texte du traité ayant été découvert par les bolchéviques dans les archives du ministère des affaires étrangères.
100 ans plus tard, nous voyons les conséquences de ces négociations impérialistes.
 
 
Pour notre organisation, l’OC-FR, il est important de rappeler que la situation d’aujourd’hui, au Proche-Orient, est, pour une grande partie, le fruit pourri des manoeuvres impérialistes. 
Pour mener nos luttes anti-impérialistes et de solidarité avec les peuples du Proche, du Moyen Orient et de l’Anatolie, nous devons rappeler la responsabilité historique des impérialistes, en particulier français.
De la Mer Noire à la Mer Rouge, de la Méditerranée à l’Océan Indien, les puissances impérialistes de l’époque ont tracé des frontières à leur convenance.
En Avril 1920, cet accord est définitivement formalisé par les impérialistes avec la bénédiction de la Société des Nations lors de la conférence de San Remo, en Italie, puis intégré au traité de Sèvres. Dès lors l’état français gère officiellement le Liban et la Syrie. La Grande Bretagne contrôle l’Iraq, le Koweït, la Palestine et la Jordanie. Ils ont morcelé les territoires. Des monarchies et des gouvernements fantoches sont mis en place comme en Jordanie. C’est aussi les prémices du projet sioniste porté par les impérialistes en Palestine, particulièrement la Grande Bretagne qui lui apporte son soutien par la déclaration Balfour de 1917.
En revanche, la création d'un Etat kurde et la restitution de territoires anatoliens à l'Arménie, initialement prévus par le traité de Sèvres seront remis en cause en 1923 par le traité de Lausanne. La bourgeoisie française escomptait d'importants contrats avec la nouvelle République Turque pour la construction de chemins de fer. C'est le président du conseil français Clémenceau qui utilisait les Arménien-ne-s (survivant-e-s du Génocide de 1915) et les Kurdes (désormais divisé-e-s entre quatre Etats) comme une monnaie d'échange. L'Etat turc acceptait en contrepartie le démembrement de l'Empire ottoman et le nouvel ordre impérialiste. 
 
L’OC-FR soutient la lutte des peuples qui dénoncent encore aujourd’hui les conséquences de ces négociations entre impérialistes. En redessinant la carte du monde, en séparant les peuples, en créant de nouvelles frontières, de nouveaux Etats (le Liban par exemple) sans légitimité populaire, les états français et britanniques ont crée le chaos. Ils ont aussi trahi leurs promesses faites aux peuples arabes en 1916, spolié les peuples kurde, arménien, arabe palestinien.
L’enjeu était de taille pour eux, il s’agissait d’asseoir leur contrôle sur des régions pétrolières et d’assurer leur approvisionnement énergétique. Il s’agissait aussi de sécuriser la route vers le reste de l’Asie et un débouché sur l’Océan Indien. Pour la France, le contrôle des littoraux est donc nécessaire. (Ce sont ces mêmes enjeux qui aujourd’hui dominent encore dans le conflit Syrien et lors des deux guerres du Golfe en Iraq).
 
Un siècle de lutte contre ces accords !
 
Les frontières d’aujourd’hui, les conflits d’hier et d’aujourd’hui sont le résultat de ces politiques impérialistes. De nombreux mouvements politiques, certains réactionnaires, d’autres progressistes ont tiré leur légitimité du rejet de ces accords. C’est le cas en Anatolie du kémalisme, dans le monde arabe du panarabisme et du baathisme.
 
En semant l'humiliation, l'impérialisme a engendré des monstres.
L’État Islamique proclame abolir la frontière entre la Syrie et l’Iraq, tracée artificiellement par les impérialistes français et anglais. Après la prise de Mossoul, l’EI crée sur twitter le hashtag #SykesPicotOver. Il s'agit de surfer sur le ressentiment des peuples contre la division semée par les impérialistes, tout en augmentant encore la division et le chaos. 
Pour l’OC-FR, Daesh est une émanation directe de Sykes-Picot et de l’impérialisme. Mais cette propagande montre bien le rejet total des politiques impérialistes en Iraq et en Syrie dans la population, et à quel point il est important pour les forces en lutte de se légitimer et de se positionner par rapport à cette histoire coloniale.
Nous, prolétariat des métropoles impérialistes et peuples du monde, n'avons pas d'intérêt à de tels accords, qui entraînent la guerre, le chaos, la misère, dont les seul-e-s à tirer profit sont les impérialistes. Ils se partagent le monde, créent des frontières en les traçant sur une carte et nous entraînent vers toujours plus de barbarie.
 
L’impérialisme a aussi crée les conditions propres à sa défaite. Du rejet de sa domination nait aussi les résistances nationales et révolutionnaires qui s’organisent, comme au Kurdistan et en Palestine. Là où l'impérialisme opprime, il trouve en face de lui des femmes et des hommes prêt-e-s à combattre, il trouve des forces qui refusent de se laisser entraîner dans la guerre civile inter-confessionnelle et inter-communautaire. Au Kurdistan comme en Palestine, les peuples résistent à l'impérialisme. Les tentatives de déstabilisation du Liban menacent les réfugié-e-s palestinien-ne-s. Le peuple kurde combat Daesh, accueille celles et ceux qui fuient la guerre tout en faisant face au terrorisme et aux forces militaires turques. 
Nous dénonçons la présence militaire de la France dans la région, les bombardements français, nous n'avons pas confiance dans les impérialistes qui ont semé le chaos pour arrêter la guerre civile qu'ils ont eux même largement fomenté. Nous soutenons à notre mesure le peuple kurde. Nous participons aux initiatives anti-impérialistes en France et appelons à renforcer les mots d'ordre anti-impérialistes. Loi travail, Etat d'urgence ici, bombardements, troupes françaises, espions là bas. 
 
L’OC-FR soutient les revendications nationales des peuples qui luttent pour leurs droits à un état démocratique, laïc, multiconfessionnel et multiculturel. Nous soutenons les peuples Palestinien et les autres peuples arabes, les peuples kurde, arménien, Yézidi, alévi, syriaque. Nous saluons les progrès révolutionnaires portés dans la lutte, en particulier au Rojava, où les kurdes et leurs alliés arabes et syriaques se battent contre Daesh.
Nous ne serons pas de ceux et celles qui fêteront l'anniversaire d'un accord génocidaire, mais nous sommes de ceux et celles qui souhaitons la défaite des impérialistes et de leurs projets dans le monde !
Nous considérons qu'ici, il est impératif de lutter contre l'impérialisme français, l'un des plus actifs dans le monde, belliciste et dangereux. Nous regrettons qu'il n'y ait plus de mouvement antiguerre massif, et souhaitons sa reconstruction. Dans ce sens l'OC-FR salue les initiatives du Comité national "ni guerres ni état de guerre" et nous appelons les individu.e.s et organisations progressistes, sincèrement anti-impérialistes à soutenir ce comité. Il est urgent d'obtenir des victoires politiques contre l'impérialisme français, qui seront autant de défaites de l'état français.
 
 
 
Ces frontières tracées par Sykes-Picot n'ont rien d'inéluctable. La lutte du peuple Kurde nous le montre. Nous soutenons sans réserve les organisations révolutionnaires kurde et le projet politique du Rojava. À Kobané, nous soutenons la reconstruction de la ville, et soutenons concrètement les aides internationalistes.
 
 
À Sinjar aussi, nous espérons que les Yézidis pourront très vite se reconstruire un avenir, loin de Daesh et des bombes de la coalition. Nous souhaitons voir les peuples arabe, syriaque, arménien, s'unir sur des bases démocratiques, dans le respect de toutes les cultures, et reprendre le contrôle de leur vie.
En Turquie, le gouvernement mène une guerre ouverte au peuple Kurde, avec la complicité des impérialistes européens et américains. Ce sont des alliés objectifs de Daesh. La Turquie est pour les impérialistes européens et nord-américains l'un des meilleurs garants, du maintien de leurs intérêts au Proche Orient, établis depuis Sykes-Picot.
Nous admirons la résistance kurde et son courage politique qui transforme la géographie des montagnes de Turquie, d'Iraq, d'Iran et de Syrie. 
En Palestine, l'actualité est toujours aussi dense. Le peuple palestinien aussi lutte avec les moyens qu'il a, et nous soutenons sans réserve leur combat qui est aussi le nôtre. L'état Israélien continue à mener la répression, agressant militairement encore ces derniers jours Gaza, et détruisant des tunnels qui permettaient de contourner le blocus. Là aussi, nous sommes persuadés qu'un jour le peuple palestinien effacera les frontières réactionnaires.
 
 
À bas Sykes-Picot
À bas l’impérialisme français !
Solidarité internationale !
 
Accord Sykes-Picot : 100 ans plus tard, c'est la guerre, les carnages, les massacres

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #Syrie, #Turquie, #kurdistan, #Kobane, #France, #International

Publié le 22 Avril 2016


Ensemble, construisons un 1er Mai de lutte !

 

François Hollande sur France 2 déclarait le 14 avril qu’il ne reviendra pas sur la loi travail. C’est par la lutte que nous devons lui donner tort en obtenant le retrait sans condition de la loi.

L’OC-FR appelle évidemment à poursuivre activement la lutte contre la loi travail. Deux dates de mobilisations sont à retenir, le 28 Avril et le 1er Mai. L'enjeu est de taille : la CGT appelle à la grève reconductible après le 28 Avril, à nous de monter crescendo entre le 28 Avril et le 1er Mai.

Cette loi, c’est une loi pour les grands groupes capitalistes. C’est une vieille revendication du Medef, et de son ancêtre le CNPF. Si elle est adoptée, elle dégradera profondément les conditions de vie et de travail des classes populaires dans l’état français.

 

Pour une grève reconductible illimitée et interprofessionnelle !

 

Le 1er Mai est une étape de plus dans la lutte, mais comme les précédentes journées d’action, ça ne suffit pas. La lutte syndicale doit s’amplifier et se massifier.

Pour cela nous ne pouvons pas compter que sur la jeunesse, il est indispensable que la classe ouvrière se mobilise, manifeste, fasse grève et soit au centre.

Il faut que la classe ouvrière bloque la production, l’économie du pays, pour faire pression sur le capital, et instaurer un rapport de force qui puisse inquiéter le patronat et le gouvernement. Cela exige un travail d'organisation. Il faut que la direction de la CGT en particulier prenne ses responsabilités dans la lutte, organise la convergence des ouvrier-ères et de la jeunesse, soutienne activement les appels de la coordination nationale étudiante, qui ne peut pas assumer seule la direction de cette lutte qui concerne l’ensemble des classes populaires.

Nos militant-e-s prennent à leur échelle leurs responsabilités, en prônant des grèves illimitées et interprofessionnelles, sur la base du retrait de la loi, en s'organisant à l'usine, à l'université. Partout, dans nos usines, nos universités, nos lycées, nous devons convaincre nos collègues, nos syndicats, rallier un maximum de personnes au combat.

C’est une condition pour obtenir une victoire syndicale et politique, première étape pour reconstruire dans l’état français, un mouvement militant progressiste et populaire ascendant.

 

Cette lutte c’est une lutte anticapitaliste !

 

Pour nous, communistes, ce mouvement n’est pas seulement une lutte contre le projet de loi du gouvernement. C’est aussi une lutte contre les projets d’ensemble des capitalistes, et tout ce qu’ils nous réservent. C’est une lutte contre la dégradation de nos conditions de vies, contre toutes les vexations quotidiennes que nous font subir des patron-ne-s et des petit-e-s chef-fe-s dans nos entreprises. C’est une lutte qui dénonce ce système économique et politique qu’est le capitalisme, et les rapports de production qui en découlent.

Alors que c'est nous qui travaillons et produisons, on tente de nous faire croire que notre travail a un coût pour le patronat, afin de pouvoir s'enrichir encore plus sur notre dos.

A l'heure actuelle, nous avons à gagner en terme de conscience et d'organisation afin de reconstruire le camp du prolétariat.

Dans cette lutte, nous devons poser la question de notre mode de production. Nous devons interroger cette société inégalitaire et injuste. A l'heure où la France met le monde à feu et à sang, nousne voulons plus de ce système barbare. Nous devons questionner la responsabilité des classes dirigeantes et du pouvoir qui veut nous imposer ses réformes capitalistes.

Nous devons donc profiter de ce mouvement pour nous réunir dans nos usines, nous organiser, discuter de nos conditions de travail et remettre en cause le mode de production capitaliste et le fonctionnement de cette société.

 

Ils nous répriment mais nous restons déterminés !

 

L’état français réprime violemment le mouvement contre la loi travail. Le mouvement nuit debout aussi est réprimé. L’état d’urgence est maintenu. L’exécutif veut même encore prolonger l’état d’urgence.

Les jeunes, les ouvrier-ères, les syndicalistes, tout-e-s ceux/celles qui luttent sont réprimés. À Pau, à Lyon, à Paris, et partout où la mobilisation s’exprime, le gouvernement envoie la police. Les militant-e-s politiques aussi sont explicitement visé-e-s. Certain-e-s sont condamné-e-s à de la prison ferme et à des amendes très conséquentes. Certain-e-s sont tabassé-e-s, mutilé-e-s, torturé-e-s. On cherche à nous humilier, à nous ridiculiser, mais nous restons fort-e-s !

Il va de soi que l’OC-FR dénonce la répression et exprime son soutien aux victimes.

 

Le ministre de l’intérieur se pose en victime, se disant choqué d’une affiche de la CGT contre les violences policières, symbolisée par une matraque. Toute occasion de tenter de diviser le mouvement est bonne. La police qui matraque c’est pourtant une réalité. Le ministre parle des policiers blessés lors des affrontements, mais il ne parle pas des crimes policiers, des nombreux et nombreuses mort-e-s dans nos quartiers populaires. Tou-te-s, nous avons en mémoire des exactions policières dans notre entourage. Il ne parle pas de Rémi Fraisse, tué par des gendarmes à Sivens. Il ne parle pas des vidéos récemment diffusées qui prouvent les agressions policières à l’encontre des manifestant-e-s. La police est structurellement notre ennemi de classe, car elle est aux ordres de la bourgeoisie, et en guerre contre les classes populaires.

Le 1er Mai sera aussi l’occasion de montrer que nous ne plions pas, et que la répression ne nous arrête pas.

Du 28 avril, en passant par le 1er Mai, construisons la mobilisation contre la loi El-Khomri.

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #France

Publié le 27 Mars 2016

PLUS QUE JAMAIS AUX COTES DU PEUPLE KURDE !
 
Le 13 mars dernier, un attentat à la voiture piégée a explosé contre un bus à Ankara. Cet attentat a tué 35 personnes et en a blessé 120. Principalement des civil-e-s. Le gouvernement turc comme d’habitude a accusé le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Il a finalement été revendiqué par les Faucons de Libération du Kurdistan (TAK) qui se présente comme une scission du PKK, née de l’échec du processus de paix et de la répression toujours plus sauvage de l’Etat turc contre les populations civiles kurdes. Les TAK ont expliqué que l’objectif de l’attentat était militaire, que les civil-e-s avait été tué-e-s par erreur et a présenté ses excuses aux familles des victimes  Cette action a été condamnée tant par le PKK que par le Parti Démocratique des Peuples (HDP) que le gouvernement turc présente comme la « vitrine légale du PKK ». En même temps, le gouvernement turc qui considère les Faucons de Libération comme un « prête-nom » du PKK a pris prétexte de l’attentat pour demander la levée de l’immunité des parlementaire du HDP (qui ont rassemblé 13% des voix aux législative de juin) et intensifier encore sa guerre contre le peuple kurde, en bombardant les forces armées du PKK en Irak et celle du Parti de l’Union Démocratique (PYD) en Syrie. Dans ce contexte, l’OC-FR continue à soutenir les forces progressistes kurdes et turques. Il est important de mobiliser et d’exprimer collectivement notre solidarité avec les peuples en luttes. L’OC-FR dénonce aussi le rôle de l’État Français, complice actif de l’État turc, et qui prépare l’opinion a de nouvelles offensives militaires.
Dès que la nouvelle de l’attentat a été connue, et avant même qu’il ait été revendiqué, toutes sortes d’ « experts » et d’ « universitaires » amis du régime turc sont venus vomir leur propagande sur les chaînes française d’« informations » en continu : « Le PKK qui a décidé de lancer une guerre contre la Turquie» (sic), « Le PKK, c’est Pol Pot au stade d’avant » (re-sic), « Le PKK organisation terroriste crypto-marxiste et totalitaire » (re-re-sic). Tout ça est bien dans la ligne de l’Etat français, dont le ministère des affaires étrangères à déclaré  "La position de la France est claire et constante: le PKK est un groupe inscrit sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne. Les raisons qui ont présidé à son inscription restent pleinement valables"
Cette inscription sur la liste des organisations terroristes est une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête de nos camarades kurdes qui peuvent en permanence être incarcéré-e-s pour leur engagement politique. L’OC-FR milite pour le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’UE. Les militant-e-s kurdes en France sont en permanence les otages de l’évolution des relations des Etats turc et français. Cette ambiguïté peut entraîner des situations absurdes. Quand un membre des services secrets turcs a assassiné trois militantes kurdes en plein Paris dans la nuit du 9 au 10 juillet 2013, François Hollande a annoncé qu’il avait personnellement rencontré l’une des victimes, l’activiste des droits humains Fidan Dogan, au Parlement européen. Le premier ministre turc (devenu aujourd’hui président) Erdogan a ainsi pu s’indigner sans honte que le président d’un pays ami  s’entretienne avec une « terroriste », sans que personne ne lui fasse remarquer que ses mains étaient encore rouges du sang de nos camarades.
Depuis 2011 l’Etat français et l’Etat turc ont collaboré étroitement pour déstabiliser l’Etat syrien, finançant, armant et entraînant les combattant-e-s de l’ « Armée syrienne libre », de Jahbat el Nosra, de Daesh et d’autres milices sectaristes et ethnicistes, sans trop s’occuper de qui était qui (de toute façon les idéologies de ces groupes sont poreuses et leurs allégeances fluctuantes). En contribuant à détruire la Syrie, ces Etats ont contribué à créer des millions de réfugié-e-s. Aujourd’hui, l’Union Européenne paie l’Etat turc a créer de vastes camps où les migrant-e-s sont retenu-e-s dans des conditions inhumaines, et l’Etat turc utilise cyniquement ces migrant-e-s comme une monnaie d’échange dans ses négociations avec l’Union Européenne. L’OC-FR exprime tout son soutien aux réfugié-e-s et revendique la liberté de circuler. 
Une criminalisation accrue des militant-e-s kurdes en Europe est une des conditions que pose Erdogan qui a déclaré lors de ses négociations avec l’UE  : « Une nouvelle fois, j'en appelle aux pays qui soutiennent directement ou indirectement les organisations terroristes : vous nourrissez une vipère en votre sein», son ministre de la justice déclarant pour sa part : "Nous recevons des messages de condoléances, mais il n'y a pas d'opération contre ceux qui mènent ces attaques.". Les victimes de Daesh au quatre coins du monde apprécieront les cyniques leçons d’anti-terrorisme d’Erdogan.
Qui sont les terroristes ?
Le PKK a rejeté en 1991 tout acte de violence contre des civil-e-e et s’y est tenu depuis 25 ans. C’est une question de morale révolutionnaire et de stratégie : l’Anatolie  est un territoire où s’entremêlent étroitement les populations turques, kurdes, arméniennes et alévies (même si les Alévi-e-s sont souvent nié-e-s en tant que peuple et réduit à une identité purement religieuse) et beaucoup d’autres minorités nationales. L’Etat turc est l’ennemi commun des prolétaires turc-que-s, du peuple kurde et des autres peuples dominés d’Anatolie. La violence doit donc viser à détacher les prolétaires turc-que-s de leur Etat et être uniquement dirigée contre les ennemis communs des peuples d’Anatolie : l’Etat turc, sa police et son armée. C’est cette stratégie qui a permis la solidarité des révolutionnaires de Turquie et du Kurdistan. Le combat des Kurdes de Syrie contre Daesh soutenu par de nombreux/se-s révolutionnaires de Turquie a encore renforcé cette solidarité combattante. L’annonce le 12 mars de la création d’un Mouvement Révolutionnaire Uni des Peuples, unissant les forces militaires du PKK a celles de neuf organisations révolutionnaires de Turquie (notamment le TKP/ML et le MLKP) pour combattre ensemble le régime turc est une avancée importante dans ce sens.
Depuis plus de 15 ans, le PKK tente désespérément d’engager un processus de paix avec l’Etat tur Pour les populations du Kurdistan de Turquie, il est chaque jour plus évident que ce processus est un échec et qu’il n’y a pas d’interlocuteur du côté turc. L’attentat-suicide du 13 mars, revendiqué par les TAK fait suite à une série d’attentats massacres dirigés contre la gauche kurde, attribués à Daesh et où la complicité (au bas mot) de l’Etat semble évidente : Diyarbakir 05/06/2015 (130 blessé-e-s), Suruç 20/07/2015 (32 mort-e-s), Ankara 10/10/2015 (102 mort-e-s). Il fait surtout suite à la guerre que l’armée et la police turque mène contre le peuple kurde depuis le 16 juillet, sous le nom d’état d’urgence et qui a déjà fait plusieurs centaines de mort-e-s. Chaque semaines nous apprenons de nouvelles horreurs attestées par des photos et des vidéos . Snipers tirant à l’aveuglette sur des civil-e-s. Familles empêchées des jours durant d’enterrer leurs mort-e-s. Cadavres de femmes militantes mutilés, dénudés et exposés dans la rue. Bombardement de villes hostiles à l’Etat, avec de forts soupçons d’utilisation d’armes chimiques à Cizre et Yüksekova. Le 23 janvier à Cizre, au moins 30 personnes (probablement beaucoup plus) qui s’étaient réfugié dans les sous-sols des immeubles pour fuir les bombardements, ont été brûlées vives par la police. 
De tout cela, les médias bourgeois de France ne parlent pas et consacrent leurs seuls reportages aux attentats qui tuent des turc-que-s et des touristes à Ankara et Istanbul. Les mort-e-s kurdes n’ont pas la même valeur. C’est pourtant le véritable visage de la République turque, amie de l’Etat français, amie des entreprises française (comme Areva dont les centrales nucléaires contribuent à la destruction de l’écosystème des provinces kurdes), membre de l’OTAN qui frappe à la porte de l’Union Européenne. L’amie des miliciens de Daesh qu’elle a armé et financé, et qu’elle continue à soutenir en bombardant les kurdes de Syrie qui les combattent. C’est le véritable visage du président turc Erdogan, l’ennemi des Kurdes, des Alévi-e-s et des Arménien-ne-s, l’ennemi des prolétaires, des syndicalistes, des progressistes et des communistes, l’ennemi des femmes et des personnes LGBTI, l’ennemi des migrant-e-s qu’il parque pour le compte de l’Union Européenne, l’ennemi de la nature et de la biodiversité qu’il détruit pour le profit maximum de ses ami-e-s les patron-ne-s.
Erdogan explique au monde que si l’armée russe exclue les « terroristes » de Daesh et al-Nosra du cessez-le-feu en Syrie, il a bien le droit de continuer à bombarder les « terroristes » kurdes de Syrie, lié-e-s au PKK. Les impérialistes, Etat français et USA en tête, interdisent aux kurdes de Syrie de participer à la conférence de Genève sur l’avenir de la Syrie. Mais les peuples du monde ont la mémoire longue : ils savent que la résistance kurde en Syrie a mérité la reconnaissance de l’humanité en sauvant les yézidi-e-s menacées d’extermination et en infligeant les première défaites à Daech, dans la ville de Kobâné et ailleurs. Ce souvenir, la propagande de l’Etat turc et de ses alliés impérialistes ne l’effacera jamais de nos coeurs. Le peuple kurde est l’ami de tous les peuples du monde. 
RETRAIT DU PKK DE LA LISTE DES ORGANISATIONS TERRORISTES DE L’UNION EUROPÉENNE !
RECONNAISSANCE DE LA RESISTANCE KURDE COMME ACTEUR INCONTOURNABLE DE L’AVENIR DE LA SYRIE !
HALTE AU TERRORISME D’ETAT AU KURDISTAN DE TURQUIE !
HALTE AUX BOMBARDEMENTS TURCS EN SYRIE ET EN IRAK !
ERDOGAN TERRORISTE, HOLLANDE COMPLICE !
 
Plus que jamais aux côtés du peuple kurde

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #kurdistan, #Anti-impérialisme, #International, #Syrie, #Turquie

Publié le 23 Mars 2016

Loi-Travail et Code du Travail : plus d'un siècle de rapport de force


Après une série de mesures en faveur du patronat depuis l'ANI en 2013, la loi travail est un nouveau palier franchi par le gouvernement « socialiste » pour saboter les droits des travailleuses et travailleurs obtenues par plus d’un siècle de lutte. 

La loi Travail est peut-être l'attaque la plus franche, mais les précédentes ont permis de préparer le terrain au gouvernement pour casser définitivement le cadre national mis en place par le code du travail, et remettre législativement en cause le principe de l'égalité devant la loi, acquis en 1910 par les luttes syndicales. 
Cette réforme c'est peut-être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Pour l'OC-FR, nous devons mettre nos forces dans cette lutte, soutenir les syndicalistes combattifs et combattives, isoler les conciliateurs/trices, et porter la revendication de retrait total de la loi sans négociation.
 
Cette loi répond à une vieille revendication du CNPF (ancêtre du Medef). Son objectif premier est de briser les conventions collectives et nationales, pour permettre aux patron-ne-s de négocier entreprises par entreprises les conditions de travail, et d'isoler les travailleurs/euses et les syndicalistes face aux patron/nes. Ce sont les accords d'entreprises qui pour 5 ans détermineront le temps de travail. Les règles ne seront plus nationales, mais décidées par le/la patron-ne.
Les conséquences seront immédiates. Dans les entreprises où les syndicats sont très faibles, voir inexistants, et où les travailleurs-euses n’ont pas les moyens de combattre leur patron-ne, les conditions de travail vont se dégrader largement et entraîner vers le bas celles de toutes et tous.  
La concurrence à tous les niveaux, entre travailleurs/euses, entre salarié-e-s de différentes entreprises, et leurs isolement, va se développer. Sans la lutte et la solidarité, on ne pourra plus dire non aux conditions posées par les patron-ne-s pour un emploi, tandis que l'opacité dans les entreprises augmentera. Sans la mobilisation collective, les pouvoirs du patron-ne-s sont systématiquement renforcés dans les négociations. Nier ce fait, c'est nier la relation de subordination entre l'employeur et l'employé-e, c'est nier la lutte des classes. Le code du travail était justement écrit pour tenter de limiter les pouvoirs du patronat dans l'entreprise, ce que la réforme tente de gommer.
 
Le gouvernement prétend que ces mesures visent à soutenir l'activité des PME et TPE pour embaucher en CDI. En réalité, ces mesures sont des cadeaux aux grands groupes industriels qui y voient une opportunité nouvelle pour développer la sous-traitance.
En externalisant au maximum la production, ces groupes industriels peuvent réduire leur masse salariale, accroitre leur profits, et imposer plus facilement aux ouvriers-ères leurs conditions de travail, en invoquant la concurrence, et sous la menace du travail sous-traité, le/la salarié-e n'étant qu'une variable d'ajustement. 

 

Les syndicats doivent établir le rapport de force et organiser la lutte !
 

Le syndicalisme est traversé de fortes contradictions. Des sections syndicales ouvrières comme celle des Goodyear, de cheminots, des unions locales comme dans le nord sont à la pointe de la lutte et ont appuyé le mot d'ordre de grève générale. Certaines se sont opposées ouvertement à la direction de la CGT et ont dénoncé son attentisme et la faiblesse de ses réponses à l'offensive du gouvernement.

Entre un syndicalisme intégré à l'appareil d'état, dont les représentant-e-s sont payé-e-s par des subventions étatiques et un syndicalisme de lutte de classe à la base, c'est le jour et la nuit. Réunions dans les bureaux cossus, adresse polie au gouvernement contre manifestations, grèves, blocages. Cela reflète la défense d'intérêt divers.


Nous trouvons très positif que des forces se redéveloppent et se pérennisent dans la jeunesse. Nous assistons à un renouveau des luttes lycéennes et étudiantes qui ne doit rien au hasard ni aux organisations syndicales et politiques jaunes comme l’Unef et les MJS. Ces jeunes en formation ont connu par eux-mêmes ou dans leur entourage l’expérience de la précarité. Ils/elles sont conscient-e-s que le gouvernement travaillent pour les intérêts de la bourgeoisie et au nom de ces intérêts-là les contraints à la précarité, à la soumission au travail et restreint drastiquement leur chance de pouvoir construire une vie stable à laquelle ils/elles aspirent, suivant leurs choix personnels et leurs initiatives.

 Renforcer nos organisations de classe en prévision des futures batailles


Nous étions septiques sur la possibilité d'une grève interprofessionnelle le 9 mars et constatons le travail qu'il y a à réaliser pour rendre concret un tel mot d'ordre. Il faut que les forces du prolétariat déterminées à la lutte réussissent à entrainer leurs syndicats et avec eux la majorité des travailleurs/euses. 

La CFDT restant hors mouvement, une partie des travailleurs et travailleuses syndiqué-e-s ou travaillant dans des boîtes où la CFDT est forte ne sont pas mobilisé-e-s. De plus, nous constatons toujours une faiblesse des organisations syndicales en général dans la classe ouvrière. Cette faiblesse a été accentuée par les réformes internes à la CGT dont la direction a attaqué le financement des unions locales ces dernières années. C’est pourtant dans ces unions locales que les travailleurs/euses des différents secteurs peuvent échanger, se rassembler, se constituer en force contre leurs patron-ne-s qui les exploitent.

Une grève générale est sensée désorganiser la production. Cela demande que de nombreux travailleurs et travailleuses cessent le travail. Cela demande qu'ils et elles soient informé-e-s de la réforme, des grèves, qu'ils et elles aient des espaces de discussion. Cela demande une organisation solide et une solidarité infaillible entre tous les secteurs afin de permettre aux grévistes de tenir l’effort de grève.

Nous considérons qu'abattre la réforme du code du travail et renforcer les organisations qui nous permettront de renforcer le mouvement et de pérenniser les forces acquises peut se faire du même élan.
Avec les ouvriers et ouvrières, syndicalistes combatifs et combattives, les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s, construisons l'unité à la base et dans l'action. Mobilisons autour de nous, dans nos boites, nos écoles, nos quartiers. Manifestons, dotons-nous d’espaces de discussion pour prendre nos décisions, organisons des assemblées générales, votons la grève.

Nous sommes dans une situation économique et politique qui exacerbe les tensions au sein de la société de l'état français. La crise capitaliste fait de notre pays un des plus agressifs militairement au monde. Le gouvernement tente de faire passer des réformes aux conséquences terribles pour les travailleurs et travailleuses. C'est le chômage, la misère, le racisme nauséabond. Sur le territoire de l'état français, pour museler toute opposition à ses campagnes militaires et pouvoir mener à bien sa politique, c'est l'état d'urgence.

Face à l'accroissement des contradictions au sein de la société de l'état français, il est normal que des forces prêtes à se mettre en mouvement se créent. A tous et toutes de faire en sorte de gagner cette bataille et en sortir renforcé-e-s en prévision de batailles de plus en plus importantes.

 

 Guerre, état d'urgence, réformes assassines : assez. Relevons la tête et battons nous !
 Renforçons le mouvement ! Renforçons nos organisations !
Unité à la base et dans l'action !
Non à la loi travail !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié le 23 Mars 2016

Non au MCE Deep Water development à Pau !

 

Total reçoit à Pau le sommet des pétroliers offshores du 5 au 7 Avril 2016. Les entreprises Shell, Exxon, Repsol, BP, parmi d’autres, y participeront. Elles discuteront des marchés stratégiques du gaz et du pétrole en eau profonde. 

Ce sont ces entreprises, avec Total, qui s’accaparent les ressources naturelles et les matières premières des peuples pour leurs profits, au mépris de l’environnement qu’ils saccagent, des sols et des océans qu’ils empoisonnent, de la planète qu’ils polluent et des peuples qu’ils exploitent et oppriment.

Le mouvement écologiste appelle à manifester contre ce sommet. En tant qu’anti-impérialistes, l’OC-FR appelle à se mobiliser contre la tenue de ce sommet.

 

 Ne nous laissons pas enfumer !

 

La COP 21 fut une vaste opération d’enfumage du gouvernement. Aujourd’hui, l’impérialisme français et ses concurrents continuent toujours autant à vouloir nous enfumer. Or le système capitaliste ne peut qu’empirer la situation. 

« L’accord de Paris » du 12 décembre 2015 n’a rien changé. Il ne menace aucun intérêt des groupes industriels et des grandes puissances impérialistes. 

Dans un contexte de concurrence inter-impérialiste, les grands groupes pétroliers sont prêts à repousser toutes les limites, en fermant les yeux sur les conséquences, pour engendrer plus de profits. Ils veulent conquérir de nouveaux marchés et accéder à toujours plus de pétrole, malgré la surproduction qui va nous mener à la pénurie. Le marché est par ailleurs déjà largement irrigué : il y a une suroffre et cela s’intensifie.

Jamais les pétroliers ne se mettront d’accord sur autre chose, ils sont en partie responsables de la catastrophe environnementale, et c’est à nous d’en subir les conséquences.

 

Ni oubli ni pardon !

 

Nous n’oublierons jamais la responsabilité des capitalistes. Ils veulent discuter de l’exploration et de l’exploitation du pétrole en eaux profondes, mais nous n’oublions pas la catastrophe de Deep Water Horizon. La compagnie pétrolière BP qui participe à ce sommet est responsable de la marée noire la plus grave de l’histoire. Sa plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique exploitait le puits le plus profond jamais creusé en offshore. En Avril 2010, elle génère une fuite estimée à 4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres. L’ampleur des dégâts est incalculable. 50% du pétrole brut serait encore dans l’environnement sous forme de microparticules.

Pourtant ils veulent continuer à forer en mer. C’est le but de ce sommet. 

Les groupes français notamment, qui gèrent déjà des plateformes pétrolières, veulent suivre l’exemple de BP. L’un des premiers actes politiques de Hollande, élu président en 2012, a été de donner des permis d’explorer en eaux profondes à Shell et Total au large de la Guyane, alors même qu’il en avait fait une promesse inverse durant sa campagne électorale, et que les risques écologiques d’une marée noire au large de la Guyane seraient immenses et catastrophiques. Au large de l’Afrique et de l’Antarctique aussi, dans l’Océan Indien, la France a des velléités en haute mer. Rien n’arrête cette soif de profit.

Au sommet de l’état français, Total a donc ses entrées partout. Membre actif de l’Afep, le lobby du Cac 40, les patrons de l’entreprise sont très actifs pour influencer les réformes et la politique économique du gouvernement. 

Avec Total, on se souvient aussi du naufrage de l’Erika en 1999 au large de la Bretagne ou l’explosion en 2001 de l’usine AZF à Toulouse. Et on pardonne rien.

 

Total, ambassadeur de l’impérialisme français

 

Total qui accueille ce sommet est un représentant actif de l’impérialisme français. C’est une « supermajors », c’est à dire l’une des six plus grosses entreprises dans le secteur à l’échelle mondiale, avec notamment Shell et BP. Selon le magazine américain Fortune, elle est l’une des onze plus grandes multinationales. L’entreprise est notamment très présente en Afrique, et de longue date. Ses intérêts y sont immenses et elle y a encore des projets. Comme Areva, elle constitue l’un des piliers de la Françafrique. Elle l’était déjà à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, pays avec lequel l’entreprise collabore activement pour détourner l’embargo pétrolier international (décidé par l’ONU en 1977) via des pipe-lines secrets en échange d’uranium pour la centrale du Tricastin, dans le sud de la France. 

Christophe de Margerie, l’ancien président de Total, décédé dans un crash d’avion, était avec Bolloré l’un des leaders de l’impérialisme français en Afrique. Il avait fait de ce continent son terrain de développement principal en cultivant son réseau françafricain et en intervenant directement dans les politiques des états africains. Il était un grand ami des dirigeant-e-s les plus corrompus et avait mis en place un système puant les barbouzes et les services secrets, utilisant les réseaux de la défunte Elf (entreprise à l’origine de la création de Total) pionnière de la Françafrique. C’est lui-même qui affirmait en Mai 2010 en marge d’un sommet France-Afrique : « Total a besoin de l’Afrique », « Total a beaucoup plus d’intérêts en Afrique qu’en France ». 

20% des réserves mondiales d’hydrocarbures se situent en Afrique. Plus de 30% de la production de Total s’y trouve. 10% des effectifs du groupe y travaillent. Total est ainsi devenu la première compagnie pétrolière d’Afrique, présente dans 43 pays du continent où il explore, produit, raffine et distribue. C’est le continent où l’entreprise progresse le plus aujourd’hui et cela malgré la concurrence accrue. 

C’est de façon générale le continent où l’impérialisme français est le plus présent. En 2008, le secrétaire d’état à la coopération français déclarait d’ailleurs : « L’implantation des entreprises françaises en Afrique est une de mes priorités. » « On veut aider les africains, mais il faut que cela nous rapporte ». On ne change pas les bonnes vieilles recettes de l’état capitaliste français.

 

L’impérialiste Clémenceau disait :  « chaque goutte de pétrole est une goutte de sang ». Il savait de quoi il parlait, lui qui en 1918 a défini la politique pétrolière de la France, poursuivi sous De Gaulle qui créera plus tard « Elf Aquitaine » pour assurer les intérêts stratégiques de la France lors de la décolonisation et le maintien de sa domination sous une autre forme, néo coloniale. Il n’est d’ailleurs pas anodin que ce soit cette figure politique qui inspire aujourd’hui Valls et Hollande. 

Pour l’OC-FR, cette phrase, bien que prononcée par un dirigeant de l’impérialisme français, est entièrement juste et toujours autant d’actualité. 

Comme Clémenceau jadis, nos dirigeant-e-s sont aujourd’hui prêts à partir en guerre pour l’or noir. En 2011, à propos de l’intervention en Libye, le ministre des affaires étrangères français (Alain Juppé, aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle) déclarait : « On nous dit que cette intervention coûte cher, mais c’est aussi un investissement pour l’avenir ». 

En septembre 2011, une lettre du Conseil National de Transition Libyen fuite dans la presse, promettant 35% du brut Libyen à la France. Sous Kaddafi, Total exploitait 15% du pétrole Libyen. Comme par hasard, dès mars 2011, Total est l’un des premiers à soutenir les insurgés Libyens, organisant à Benghazi une rencontre avec des représentants de l’entreprise. 

Le pays est désormais plongé dans un chaos total. La France y est toujours en guerre. Et Daesh profite du chaos pour à son tour prendre le contrôle de puits de pétrole. 

 

Les ambitions des pétroliers sont toujours aussi pressantes en Afrique, à la conquête de nouveaux gisements. Au Congo, le Parc National des Virunga, plus ancien parc d’Afrique abrite les derniers 200 gorilles de montagne (menacés d’extinction) et environ 200 000 personnes vivent des ressources du lac et de la pêche artisanale. Les pétroliers font tout pour s’accaparer ce territoire et en expulser les habitant-e-s malgré l’interdiction de la loi congolaise concernant la présence d’industries d’extraction. 

Des explorations sismiques ont été menées sur le lac Edouard en 2014. Pour cela il a fallu emprisonner les pêcheurs qui s’opposent aux multinationales, certains ont même été tués. Tous les coups sont permis, y compris l’usage de milices armées qui attaquent régulièrement le parc. Une très large part (85%) de la réserve pourrait être transformée en concession pétrolière, et Total, comme la compagnie Soco ne perdent pas de vue les Virunga. Vingt-cinq hectares de forêt y disparaissent chaque minute. 

 

Les peuples d’Afrique n’acceptent pas cette main-mise sur leurs ressources. La France, et son fleuron du pétrole Total sont par exemple en conflit avec Madagascar qui reproche le vol des îles éparses (ou îles Malgaches selon la dénomination du droit international) dans l’Océan indien, revendiquées par le pays depuis plus de 30 ans. Le sous-sol y serait riche en hydrocarbures, dans des quantités estimées au moins aussi importantes que les réserves du Qatar ! Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu devant l’ambassade de France. L’OC-FR soutient ces mobilisations du peuple malgache.

 

Il faut dire que Total a déjà causé beaucoup de dommages irréversibles à Madagascar. L’entreprise y exploite aussi des gisements de sables bitumineux, forme semi-solide de pétrole mélangé à de la terre, dont le captage demande énormément d’énergie. Les conséquences environnementales sont dramatiques, avec des impacts sur la biodiversité locale. Les réserves de Tsimiroro, exploitées par Total, sont estimées à 1 milliard de barils de pétrole. Celles de Bemolanga 1,2 milliard de barils. D’autres sites sont explorés. Ces productions raréfient les ressources en eau (il faut six barils d’eau pour produire un baril de pétrole), rejettent massivement du souffre, des métaux lourds, provoquent des pluies acides…

 

En Afrique, il serait impossible de citer tous les crimes de Total, tant ils sont nombreux. En Angola, au Soudan, au Sahara Occidental, au Mali… Partout où le pétrolier passe, il laisse derrière lui une trainée de sang. 

 

Total, à la pointe du crime partout dans le monde

 

Il n’y a pas qu’en Afrique que Total fait couler le sang. En Birmanie par exemple, l’entreprise soutient très activement la junte militaire depuis 1992. La Birmanie est un pays où le régime bouddhiste réprime les minorités nationales et religieuses et fait notamment des Rohingyas des apatrides, les stérilise de force ou encore les soumet en esclavage. L’ONU les reconnait comme « l’une des ethnies les plus persécutées au monde ».

 

Total est le principal investisseur du pays (avec 31,24% du total des investissements). En 2000 l’OIT (Organisation Internationale du Travail) pointait du doigt la pratique du travail forcé, caractérisée comme « une forme contemporaine d’esclavage », y compris dans les structures de Total. L’entreprise n’a même pas nié. Le président de son comité d’éthique déclare en 2001 : « Lorsqu’un cas de travail forcé est porté à notre connaissance, nous nous efforçons d’apporter une compensation ».

En 2012, Total obtient l’acquisition de 40% d’un bloc d’exploration d’hydrocarbures au large du pays. L’aventure en mer continue. Elle continue aussi ailleurs, en Amérique du sud, en mer du Nord, dans l’océan Arctique…

 

Total et ses vallées de la chimie

 

Total a aussi beaucoup investi dans le Béarn et à Pau où se situe une partie de ses activités et où l’industrie chimique est très importante. Les ouvriers-ères du territoire connaissent bien Total. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si c’est cette ville qui reçoit le sommet MCE Deep Water Development. 

 

À Pau, Total a profité de la réforme LRU de 2007, pour investir dans l’université. L’objectif est de profiter à long terme d’une recherche gratuite et subventionnée (par l’état et les frais d’inscription des étudiant-e-s) qui serve ses intérêts. Egalement en vue : la formation de ses cadres à la recherche appliquée aux besoins très spécifiques de l’entreprise, ouvrant ainsi des laboratoires en génie pétrolier, en géosciences, géologie des réservoirs et en ressources fossiles, travaillant sur des enjeux qui ne profitent qu’à Total, sans transparence dans la société. Total participe en revanche activement aux instances décisionnelles de l’université. En plus de tout cela, l’entreprise peut profiter d’une manne inépuisable et à bas coût de stagiaires. Quel beau cadeau que la LRU pour les multinationales !

 

Les militant-e-s de l’OC-FR combattent chaque jour dans les universités les conséquences de la loi LRU. Or à Pau nous observons très concrètement son application, au profit d’un grand groupe monopolistique. Le président de l’université lui-même a déclaré vouloir faire de Pau une« pétro-pôle ». Total a implanté un centre scientifique et technique sur le campus, qui emploie près de 3 000 personnes. 

La « collaboration » avec l’université est tellement poussée, que cette dernière travaille à créer en Côte d’Ivoire une école de génie pétrolier pour le groupe Total. Cette école s’inscrit dans le cadre du développement du groupe pétrolier en Afrique, et est pilotée par l’UFR Sciences et techniques de l’université de Pau. En bref, l’établissement apporte son savoir-faire, sa trésorerie et son crédit à Total pour encore plus de Françafrique. En même temps, l’université espère bien que les perspectives de Total en Afrique de l’Ouest constituent un débouché pour ses futurs cadres, formés à Pau.

Pour l’OC-FR, l’université au service des intérêts privés est inadmissible, et contraire à nos luttes qui défendent recherche et savoirs fondamentaux, populaires, accessibles à tous et toutes. Ceci dit, c’est le lot de la société capitaliste que de reproduire des formations professionnelles au service du patronat et des impérialistes, et c’est ce que nous combattons. Pas seulement dans le Béarn mais partout où les capitalistes nous exploitent. Il n’y a pas qu’à Pau que Total concentre à son service la classe ouvrière ou la recherche. C’est aussi le cas dans la vallée de la chimie au sud de Lyon, dans les raffineries de pétrole, ou encore dans le centre de recherche de Solaize. Partout où Total nous exploite, les travailleurs-euses, et l’environnement, nous nous organiserons pour lutter.

 

Impossible de citer tout les exemples, tant Total intervient dans le monde,

mais c’est un système économique global, celui de l’impérialisme,

que nous souhaitons ici dénoncer. 

 

Pour l’OC-FR, il nous faut combattre les agissements de Total, et en dénoncer les conséquences qui sont un pan de l’impérialisme français que nous combattons

 

Tous et toutes contre le MCE Deep Water development !

Non au MCE Deep Water development à Pau

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Pau, #Impérialisme