Publié le 3 Février 2016

La situation dans le Kurdistan évolue aujourd'hui très vite, parfois de façon inquiétante du côté turc, malgré la résistance héroïque du PKK et de la population, parfois de façon très positive, grâce à la lutte des YPG et des PYD contre Daesh en Iraq et en Syrie.

L'OC-FR s'associe avec la lutte des Kurdes. Nous suivons attentivement les événements dans le Proche Orient, et nous sommes particulièrement solidaire des peuples en lutte contre Daesh. Nous soutenons les initiatives de reconstruction du Rojava, et à Kobâne. Nous soutenons aussi les Kurdes de Turquie qui font face à une répression féroce de l'Etat turc.

Nous appelons à participer massivement à la manifestation du 6 Février à 14H à Paris. L'Etat Français soutient activement l'Etat turc qui collabore avec Daesh et mène la guerre au peuple Kurde. C'est par la lutte et le rapport de force que nous devons affaiblir le soutien français à la Turquie.

Les élections législatives de juin dernier dans l’Etat turc ont été marquées par une poussée du HDP (parti démocratique des peuples) rassemblant la gauche kurde et ses allié-e-s. Avec ses 13% le HDP empêchait le parti AKP du président Erdogan de remporter la majorité absolue. Sur les cinq millions de voix remportées par le HDP on peut estimer qu’un million des voix provenaient d’électeur/trice-s non-kurdes. C’était un échec historique pour le parti au pouvoir AKP (« islamo-conservateur »), et plus largement pour l’ensemble des partis de la bourgeoisie turque qui se sont toujours efforcés de maintenir leur domination en créant au sein du peuple un consensus fondé sur la peur du « séparatisme » kurde.

La gauche kurde commençait à rompre le cordon sanitaire que la bourgeoisie turque avait dressé autour d’elle, en ne se présentant pas comme le parti d’un seul peuple mais s’adressant à l’ensemble de celles et ceux que la bourgeoisie turque exploite et opprime, des communautés LGBTIQ aux religieux/se traditionnalistes. Le HDP a présenté un programme qui n’était nullement révolutionnaire, mais simplement démocratique. Il s’est présenté non seulement comme le parti de la paix, mais aussi le parti des travailleur/euse-s, le parti pro-féministe et contre l’hétéro-patriarcat, le parti de la protection de l'environnement et du respect du droit à la vie de toutes les espèces, le parti de toutes les minorités nationales et religieuses.

Depuis le coup d’état fasciste de 1980, les progressistes de Turquie ont connu des années de massacres et de répressions anticommunistes et antisyndicales et le peuple kurde vingt années de guerre (45 000 mort dans la guerre coloniale au Kurdistan dans les années 80-90). Depuis des années, face à l’exigence croissante de vérité et de justice des victimes et de leur proches, l’Etat a baissé le masque et assumé ouvertement l’impunité structurelle pour les crimes sexistes et racistes, créant un climat favorable à ce qu’elles augmentent encore (5406 femmes tuées par leurs conjoints depuis l’arrivée au pouvoir d’Erdogan, banalisation par le gouvernement des viols et des meurtres de femmes alévies, de personnes LGBTIQ, culpabilisation officielle des victimes etc.).

La croissance économique de ces 20 dernières années a entraîné une augmentation des catastrophes industrielles et autres « accidents du travail » meurtriers dus à la rapacité du patronat (1712 mort-e-s pour la seule année dernière), une destruction accrue de l’environnement et des espèces animales.

Après des années d’aggravation de la violence sociale mais aussi d’augmentation des résistances locales, le HDP a représenté pour les progressistes de Turquie l’espoir d’une démocratisation de la société, l’espoir que les coopératives ouvrières viendraient progressivement à bout du capitalisme sauvage, et que l’autogestion à l’échelle locale viendrait progressivement à bout de l’Etat central, l’espoir de contourner l’affrontement direct avec le pouvoir, de sortir de la logique de la militarisation. Comme si en laissant de côté les mots d’ordre antagoniques de révolution socialiste et d’indépendance du Kurdistan on convaincrait petit à petit la bourgeoisie de se laisser dépouiller de son pouvoir, et l’Etat central d’abandonner ses prérogatives.

Cet espoir s’est nourri du dynamisme des luttes démocratiques, féministes et écologique et des défaites de la gauche armée. Personne ne peut faire aux progressistes de Turquie le reproche d’avoir voulu y croire, certainement pas les communistes de l’Etat français : il n’y a pas une famille progressiste kurde, turque, arménienne ou alévie qui n’ait pas eu un-e ou plusieurs mort-e dans ses rangs depuis le coup d’Etat fasciste de 1980.

Mais la force du plus beau des espoirs ne peut abolir à elle seule la sale brutalité des conditions objectives. L’histoire de la République turque est pleine de massacres, la base matérielle de la bourgeoisie turque est imprégnée de sang, elle a réalisé son accumulation primitive sur les cadavres d’un million et demi d’Arménien-ne-s, elle a maintenu sa domination par une longue suite de coups d’Etats militaires. Comme la République française, fondée sur le massacre des Communard-e-s et le colonialisme, et qui fût pendant longtemps le modèle des dirigeant-e-s turc-que-s, un tel Etat ne peut pas être réformé, mais détruit de fond en comble. La progression historique du HDP en juin a été l’occasion d’une grande fête au Kurdistan, dans tout l’Etat turc et dans l’immigration, mais la fête a rapidement cédé la place à l’horreur. L’Etat turc ne pouvait répondre au surgissement de la vie que par la mort et la terreur.

Punir les Kurdes

Le 20 juillet, un attentat à Suruç (ville où le HDP fait 90%) tue 32 militant-e-s communistes et progressistes qui s’apprêtaient à passer la frontière syrienne pour participer à la reconstruction de la ville kurde de Kobâné. Le 10 octobre, à Ankara, l’attaque-suicide d’une manifestation organisée par le HDP et plusieurs syndicats pour réclamer la paix au Kurdistan fait 102 autres victimes. Dans les deux cas le gouvernement accuse les milices de Daech, qui ne revendiquent pas les attaques (alors qu’habituellement ils le font systématiquement et en tirent gloire). L’enquête est accablante pour les services de sécurité : un des deux kamikazes présumés d’Ankara se trouve être le propre frère du kamikaze de Suruç, leur propre famille avait depuis longtemps averti la police de leur dangerosité et les services de sécurité connaissaient tout de leurs faits et gestes. Qu’importe, pour le Premier ministre Ahmet Davutoglu, dans un "État de droit" comme la Turquie, "nous ne sommes pas autorisés à les arrêter avant qu'ils ne passent à l'acte"(sic). Un légalisme qui n’avait pourtant pas empêché le même Premier ministre d’accuser d’abord, dans les heures qui avaient suivi l’attentat, la gauche kurde d’avoir organisé le massacre de ses propres militant-e-s.

Entre ces deux massacres, relativement médiatisés en France parce qu’attribués à Daesh, d’autres tueries toutes aussi massives ont été passé sous silence par la plupart des médias français, parce que perpétrées par l’armée turque, armée d’un pays ami, membre de l’OTAN, allié privilégié de l’Etat français dans sa politique guerrière au Moyen-Orient. Le massacre de Suruç (et l’exécution de deux officiers turcs notoirement lié à Daesh par la guerilla kurde en guise de représailles) a servi de prétexte au gouvernement turc pour faire semblant de déclarer la guerre à ses ancien-ne-s allié-e-s de Daesh et pour la déclarer en réalité au peuple kurde et à ses organisations. Le Premier ministre Davutoglu l’avouait cyniquement dès la première semaine, il s’agissait de venger l’affront des élections de Juin et permettre la convocation de nouvelles législatives début novembre, dans un climat de terreur. En juillet-août, l’armée commence à bombarder les bases de la guerilla kurde repliées en Irak depuis les années 90 (et les villages qui avaient le malheur de se trouver à proximité). En septembre, les milices de l’AKP s’allient à celles de l’extrême-droite nationaliste pour mettre à sac les locaux du HDP et des syndicats . Cette provocation sert de prétexte au déploiement de l’armée dans les villes où le HDP a fait le plus de voix. A Cizre et à Bismil en septembre, à Silvan en novembre, puis de nouveau à Cizre, à Silopi et à Sur depuis décembre, l’armée décrète des couvre-feux, tue des militant-e-s (comme les femmes militantes Sêvê Demir, Pakize Nayır et Fatma Uyar, tuées à Silopi le 5 janvier) mais aussi des civil-e-s choisi-e-s à l’aveugle, empêche la population d’enterrer ses mort-e-s…

Face à la brutalité étatique, la colère de la jeunesse kurde se développe en un flot impétueux que les cadres de la gauche peinent à canaliser, eux qui se voulaient depuis des années les porteurs d’un projet de paix négociée, projet désormais noyé dans le sang. Il semble que le gouvernement, comme les sionistes en Palestine, soit près à assumer jusqu’au bout cette confrontation avec une jeunesse radicalisée, en liquidant en priorité toutes celles et tous ceux ce qui pourrait jouer un rôle de médiation comme le bâtonnier de Diyarbakır, Tahir Elçi assassiné par la police en novembre . Ou comme le co-président du HDP Selahattin Demirtaş, menacé de 24 ans de prison pour avoir affirmé que des « Etats indépendants au Kurdistan » étaient en train d’émerger du conflit. La jeunesse des villes se dote de plus en plus de leur propres structures d’autodéfense et d’autogestion, l’histoire dira si, en refusant toute négociation et en faisant le pari de l’épreuve de force, Erdogan parviendra à isoler et à fractionner la lutte kurde, où s’il est comme l’idiot qui a soulevé une pierre pour se la faire retomber sur le pied.

Des délires complotistes pour justifier le massacre

À son arrivée au pouvoir en 2003, Erdogan avait reconnu la spécificité kurde et promis d’engager des négociations. Il faut dire qu’il représentait une fraction ascendante de la bourgeoisie turque (les Tigres d’Anatolie, représentant entre autre le secteur des BTP), contre une fraction déclinante, née de la spoliation des biens arméniens, liée à l’armée et à la mafia et personnellement intéressée à la perpétuation d’une « sale guerre » au Kurdistan (qui faisait tourner les trafics d’armes et de drogue). Le leader « islamo-conservateur » se présentait alors comme le représentant des classes moyennes conservatrices de la partie orientale du pays contre les « élites » stambouliotes occidentalisées. Il visait ainsi les deux partis qui servaient jusque là de prête-nom à l’armée entre deux coups d’Etat : le CHP (« centre-gauche ») et le MHP (extrême-droite). Le singulier « universalisme à la française » qui servait d’idéologie à ces politicien-ne-s traditionnel-le-s n’avait pas empêché les 45 000 mort-e-s de la guerre au Kurdistan (c’est pour ça qu’il est « à la française » : c’est un universalisme de guerre coloniale). Au Kurdistan de Turquie beaucoup espéraient alors qu’en rompant avec les délires assimilationnistes qui faisait des Kurdes de simples « Turc-que-s des montagnes » à civiliser, Erdogan ouvrait la voie à des négociations de nation à nation.

Aujourd’hui, Erdogan a abandonné la vieille résidence présidentielle pour un palais des mille-et-une nuit à 350 millions de dollars, construit par ses amis des BTP et matérialisant ses ambitions « néo-ottomanes ». Il se veut pourtant toujours la voix de la majorité silencieuse de l’Anatolie profonde contre les élites cosmopolites. Et il reconnait plus que jamais la spécificité kurde : d’ailleurs il traite ses propres concitoyen-ne-s kurdes comme des ennemis, et les contradictions sociales comme une guerre, en envoyant les tanks. En évoquant le HDP, le parti qui représente 13% de ses concitoyen-ne-s il le présente comme un corps étranger à la nation : « Avant les élections du 7 juin, ils ont commencé à dire qu'ils étaient un 'parti de Turquie" et on se rend compte qu'il n'en est rien. Ce n'est pas en jouant du saz ou en faisant un tour à Nisantasi (quartier chic d'Istanbul) qu'on devient parti de Turquie » (discours du 28 décembre). Chacun reconnaîtra dans les habitant-e-s de Nisantasi, la figure familière des « bobos bien pensant-e-s qui n’aiment pas assez leur pays ». D’ailleurs, il affirme son « mépris » pour les 1200 universitaires signataires la semaine dernière d’une simple pétition pour la paix et l’arrêt des massacres au Kurdistan. Il les a qualifié-e-s de « traîtres » et de « complices des terroristes » qui « crachent leur haine sur les valeurs et l'histoire de ce pays ». « Vous pouvez taper tant que vous voulez : l'ère de la "vieille Turquie", quand tout un pays était dirigé par une poignée de soi-disant intellectuels, est révolue » (discours du 20 janvier). En période de guerre, « Expliquer c’est déjà vouloir excuser » comme le disait tout récemment un Premier ministre français. L’unité nationale, c’est comme le poisson : ça pourrit par la tête. Traqué-e-s par la police, (une vingtaine ont été placé-e-s en garde à vue), les 1200 universitaires pacifistes sont désormais traduit-e-s en justice par le même gouvernement qui appelle leurs étudiant-e-s à boycotter leurs cours. Dans cet Etat d’exception, chaque jour est une journée particulière.

Dans cette propagande, le HDP cesse d’être l’expression politique de contradictions sociales réelles pour devenir un corps étranger à la nation. Il ne peut donc qu’être l’instrument de puissances étrangères hostiles. L’impérialisme russe est aujourd’hui l’ennemi n°1 de l’Etat turc. En soutenant le régime de Bachar El-Assad, l’armée russe s’oppose au démembrement de la Syrie par les milices réactionnaires, soutenues depuis 2011 par Ankara. Pour Erdogan, le dirigeant HDP Demirtaş n’a parlé de l’émergence d’ « Etats indépendants au Kurdistan » que pour faire plaisir à Poutine « Après sa visite en Russie, sans doute sous l'influence de ce qu'on lui a soufflé à l'oreille, ce co-président a divagué. C'est très clairement une provocation claire, une trahison » (discours du 28 décembre). En réalité, l’Impérialisme russe, s’il ne perd pas une occasion de dénoncer la répression de l’Etat turc au Kurdistan se refuse également à soutenir toute velléité d’indépendance pour ne pas gêner ses alliés iranien et syrien, confrontés à une gauche kurde liée à celle de Turquie. Mais la réalité n’intéresse plus Erdogan.

Comparaison n’est pas raison, mais il y a un précédent dans l’histoire turque : les Arménien-ne-s furent exterminé-e-s au début de la première guerre mondiale parce qu’ils/elles étaient censé-e-s être un élément pathogène et la cinquième colonne de la Russie tsariste. Alors qu’autour de la Syrie les tensions peuvent à tout moment dégénérer en conflit mondial, on ne peut qu’y penser. Le 31 décembre dernier Erdogan de retour d’Arabie Saoudite, prônait un rapprochement avec Israël pour compenser la rupture des relations économique avec la Russie. Il se vantait en même temps d’avoir « éliminé 3000 terroristes » en un an et annonçait qu’il s’était trouvé un nouveau maître à penser : « Dans un système unitaire (comme la Turquie) un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l'histoire. Vous en verrez l'exemple dans l'Allemagne d'Hitler » (conférence de presse du 31 décembre).

Erdogan cherche manifestement à créer une emprise autour de son électorat, en le maintenant dans un état de sidération où il se pose comme recours face à une situation de guerre qu’il a lui-même provoquée. Il fait taire toutes les voix discordantes qu’il accuse de complicité avec le « terrorisme ». De plus en plus de secteurs de la bourgeoisie turque s’inquiètent de cette fuite en avant, et appellent de leurs vœux un coup d’Etat.

Et l’impérialisme français dans tout ça ? Erdogan est son allié depuis 2011 dans sa guerre secrète contre l’Etat syrien, aux côtés de l’Arabie Saoudite et des autres pétro-monarchies. Cela explique qu’on lui envoie des milliards qui serviront à semer la mort et la destruction, puis qu’au nom de l’Europe on lui envoie d’autres milliards pour qu’il bloque les réfugié-e-s qu’il aura contribué à créer. Une collaboration fructueuse entre criminels, qui nécessite de savoir fermer les yeux comme lors de l’assassinat par les services secrets turc de trois militantes kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez, en plein Paris, le 9 janvier 2013. L'Etat français utilise l'Etat d'urgence pour réduire les Kurdes au silence et interdire sur les massacres en Turquie comme à Lyon les 18 décembre et 23 janvier derniers.

AUTODEFENSE ET LIBERATION POUR LES POPULATIONS DU KURDISTAN !

ARMEE TURQUE HORS DU KURDISTAN !

LA LUTTE CONTRE L’ETAT TURC PASSE PAR LA LUTTE CONTRE L’IMPERIALISME FRANÇAIS !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié le 27 Janvier 2016

Samedi 30 Janvier a lieu à Paris la manifestation contre l’état d’urgence. Un comité anti-guerre national se met en place, et appelle à rejoindre la mobilisation dans un cortège anti-guerre. L’OC-FR soutient cette initiative et appelle aussi à rejoindre la manifestation sur une base anti-impérialiste, parce que l’état d’urgence, c’est d’abord une conséquence de la guerre.

Suite aux attentats de novembre, l’état a durci sa politique. Dans sa politique intérieure, a surgi l’Etat d’urgence et son lot de mesures répressives. L’état d’urgence doit empêcher toute contestation, alors que la France doit justifier ses guerres. Elle prépare les esprits à la guerre et veut nous forcer à croire en une « nécessité » à mener la guerre pour les intérêts de la France. C’est en réalité pour les intérêts de sa bourgeoisie que la France est en guerre, mais c’est à nous de la payer. Pour ce qui est de la politique extérieure, dès le lendemain des attentats le gouvernement a envoyé ses avions bombarder la ville de Raqqa, capitale de Daesh. Hollande s’est servi du traumatisme qui a suivi les massacres de Paris pour justifier un plan de guerre, recherchant ainsi l’unanimité de la population dans un réflexe d’auto-défense.

Cette guerre n’est qu’un nouveau prétexte pour intervenir en Syrie et consolider la position de la France vis à vis de ses alliés (Israël, Turquie, Armée syrienne Libre,…) et de ses ennemis ( Bachar-el-Assad, Daesh). L’intérêt réel des peuples de la région, à savoir la garantie d’une paix durable, ne sera jamais assuré par l’intervention de la France ou de l’OTAN.

Les peuples pour se défendre de Daesh n’ont pas besoin de soldats bleu-blanc-rouge qui les instrumentalisent ! Ce sont ces peuples, Syrien, Kurde, Palestinien, Assyrien, Yezidi, Berbères ... Qui ont subi de la part de Daesh des « vendredi 13 Novembre » par dizaines et par centaines. Ce sont eux qui ont intérêt à en finir avec ce monstre autoproclamé « Etat Islamique ». Ces peuples, avec les faibles moyens dont ils disposent, ont déjà prouvé leurs capacités à vaincre Daesh. Saleh Muslim, président du Parti de l’Union Démocratique ou PYD déclarait à ce sujet : «Si la France nous avait donné l’argent qu’elle a dépensé pour les frappes aériennes en Syrie, à savoir 300 000 euros par bombe en comptant tous les frais d’entretien du matériel, avec une pareille somme, nous en aurions fini avec Daesh en une semaine». Dans le Rojava au Nord de la Syrie, les forces kurdes ont su unir tous les peuples avec elles pour affronter l’ennemi et tenter de construire un bastion contre toutes les oppressions et pour les droits des travailleurs.

Au lieu de ça, les autorités françaises parlent d’un conflit sur le long terme, de plusieurs années… Et pourtant la presse française reconnait la valeur militaire des Kurdes dans ce conflit : « Les Kurdes syriens du Parti de l’union démocratique (PYD) et leur bras armé, l’Unité de protection du peuple (YPG) […] sont la seule force locale capable de prendre Raqqa avec l’appui de la coalition, […] ceux-là mêmes qui ont repris aux djihadistes la ville de Sinjar, le 13 novembre. » (Le Point, 26 novembre 2015)

Refusons de cautionner les guerres d’agression de l’Etat Français ! Tous à la manifestation du 30 Janvier !

Le rôle peu clair de la France

Ainsi du côté français on pense que la coalition doit se servir des Kurdes, mais on continue d’appuyer la Turquie qui travaille avec Daesh pour asseoir son pouvoir dans la région. On refuse d’exiger un corridor humanitaire pour que les révolutionnaires du Rojava puissent circuler librement en Turquie (pour que les militant-e-s présent-e-s en Turquie puissent rejoindre les cantons de Rojava), pour que des aides (médicaments, matériel de reconstruction) puissent arriver sur ce territoire qui résiste à Daesh. En 2013, à Paris, trois militantes kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan, Leyla Saylemez se faisaient assassiner. Depuis, la justice qui soupçonne les services secrets turcs n’a jamais fait le nécessaire pour déclassifier les documents et tenter d’identifier les commanditaires.

Il n’y a pas de bonne raison d’envoyer l’aviation ou les troupes françaises où que ce soit. Il n’y a pas de cause noble pour porter la guerre dans des pays lointains, surtout quand on sait les résultats que donnent les frappes aériennes. Il n’y a aucun peuple qui demande à être bombardé par le « pays de Rousseau et Voltaire ».

Non à l’intervention en Syrie !

Tous à la manifestation du 30 Janvier à Paris !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié le 18 Janvier 2016

Agressions du réveillon : halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe !
 
Nous, militant-e-s de l'OC-FR, souhaitons apporter notre soutien aux femmes victimes d'agressions et de viols lors du réveillon en Allemagne et notamment à Cologne.
Des centaines de femmes ont été agressées aux abords de la gare de Cologne la nuit de la saint Sylvestre. La police a été critiquée pour son manque de réactivité. Les fascistes allemands accusent les réfugiés d'être à l'origine des agressions qui auraient été planifiées.
 
Nous mêmes avons l'expérience de ce genre de situation. Nous nous étions mobilisés à Lyon suite à des viols en série objets d'une récupération raciste par les fascistes lyonnais. Aujourd'hui, plusieurs semaines après, le défoulement médiatique continue contre les réfugiés.
 
La violence contre les femmes est un outil de répression patriarcale.
 
Oui, ces attaques étaient planifiées.
Lorsque des hommes sortent faire la fête, chercher des femmes fait partie de leurs objectifs et de leurs attentes.

Pour ces prédateurs, les femmes ne sont pas actrices de la fête. Elles sont des objets à consommer, au même titre que l'alcool. Si elles sont dans l'espace public, à fortiori dans un moment festif, elles sont disponibles. 
Lorsqu'ils sont en groupe, dans un espace public où ils retrouvent d'autres groupes masculins, ils se sentent renforcés et ont des objectifs et attentes supérieurs, conformément à leurs moyens supérieurs.
Cette façon masculine de faire la fête dans l'espace public sur le dos des femmes est commune à toutes les sociétés patriarcales.
 
Elle est une pratique d'autant plus commune aux hommes des pays impérialistes habitués à avoir tous les droits sur celles et ceux auxquels ils assignent une place sulbaterne dans la société. Les viols collectifs sont là pour réaffirmer cette impunité masculine et impérialiste. Ces temps festifs sont des temps de terreur. S'attaquer aux femmes et enfants des pays dominés est un moyen d'attaquer l'ensemble de la société jusque son intimité et de la déstabiliser. Les femmes des pays dominés sont dans des pays dont la place dans la division internationale du travail est le tourisme assignées à la prostitution, on les importe dans les pays impérialistes pour y assurer les mêmes tâches.
Les pratiques dont sont accusés les réfugiés sont le miroir des pratiques barbares des hommes des pays impérialistes.
Ce que mettent en avant les fascistes allemands, c'est une guerre dont le corps des femmes serait l'un des terrains, un objet de conquête. Ce ne sont pas les femmes allemandes qu'ils défendent, mais leur propriété sur elles.
 
Rappelons que les réfugié-e-s ont fui un pays en proie à une guerre fomenté par les impérialistes et où oeuvre une organisation réactionnaire qui commet des viols et réduit en esclavage les femmes, beaucoup sont traumatisé-e-s suite aux tortures dont ils ont été victimes. La guerre qu'il y a, sur le sol allemand, c'est la guerre que mène le patriarcat en Allemagne contre les femmes qui y vivent.
 
État et fascistes au service du patriarcat
 
Nous ne comptons ni sur les fascistes ni sur les institutions pour assurer la sécurité des femmes.
 
En effet, l'état est là pour permettre aux dominant-e-s de conserver leur pouvoir. Il n'intervient que lorsque les exactions contre les catégories de la population victimes d'oppression devient une menace elle même contre ce pouvoir.
 
Les agressions du nouvel an paraissaient normales à la police car elles font partie des violences acceptables contre les femmes. Il a fallu pour qu'elles ne le soient pas que des primo arrivants soient accusés de s'être attaqué à la propriété des hommes allemands. Il a fallu que le nombre de violences dépasse un seuil acceptable pour qu'elles soient condamnées, car un niveau normal de violence l'est tout à fait, acceptable. Il a fallu une mobilisation des victimes.
 
La plupart du temps, l'Etat se contente d'exercer des violences contre les catégories de la population opprimées et / ou exploitées. Ainsi, les policiers commettent des agressions et viols contre les femmes migrantes, prostituées, prévenues. La justice réprime les femmes qui tentent de se défendre face aux violences patriarcales.
 
Nous, communistes, ne considérons pas qu'il existe un seuil acceptable de violences patriarcales. Nous ne considérons pas un système économique, social et politique qui asservit les femmes comme acceptable. Nous le considérons obsolète, à détruire.
Le capitalisme et le patriarcat pourrissant engendrent des violences insupportables. Les fascistes défendent cet ordre capitaliste et patriarcal.
Ils promeuvent une société où les femmes restent à la place que le patriarcat leur assigne, à la maison, à la cuisine. Ils agitent les agressions commises à Cologne pour expliquer aux femmes que sortir est dangereux. Or, la plupart des agressions commises contre les femmes le sont dans l'espace privé, par leur conjoint. Dans 85% des cas les femmes connaissent leur agresseur et 60% des viols ont lieu au domicile de la victime. Ce qui est le principal danger, pour les femmes, ce sont les rapports de soumission qui s'exercent dans l'espace domestique.
 
Les fascistes se battent pour une société où les femmes sont livrées pieds et poings liés aux hommes et où leur corps leur appartient, où l'on passe de la tutelle paternelle à celle du mari, où l'on a aucun contrôle de son corps par la contraception ou l'avortement.
 
 
Ils agressent les femmes racisées, ils agressent les militantes, ils commettent des agressions sexuelles et des viols contre elles.
Des milices fascistes représentent un grand danger pour les femmes.
Nous ne pouvons compter que sur les femmes elles mêmes et leur solidarité pour être en sécurité. Sortir de l'isolement dans lequel les maintient le patriarcat, créer des solidarités, s'organiser, répondre aux violences, manifester, lutter, entre femmes, voilà quelle est la voie à suivre.
A Lyon, en 2011, avec les femmes d'autres organisation, nous avions repoussé les fascistes et la police lors d'une manifestion en non mixité.
Nous soutenons l'organisation des femmes en non mixité. Nous soutenons les féministes. Nous connaissons la violence de la répression sexiste contre les féministes. Nous considérons que la vie des femmes compte. Les violences et crimes sexistes sont des actes antagoniques et refusons de considérer que leurs auteurs font partie de notre camp.
 
Nous appelons à la solidarité avec les migrant-e-s, à la solidarité avec les victimes de violences sexistes.
Agressions du réveillon, halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #Répression, #Antifascisme, #Allemagne, #Sans-papiers

Publié le 2 Janvier 2016

2016 : la planète noyée sous le pétrole 
Analyse de l’OC-FR sur le marché pétrolier
 
2016 va battre un nouveau record : jamais le coût du pétrole et donc des carburants n’a été aussi faible. Les prix des matières premières et des produits miniers de façon générale (or, charbon, cuivre, gaz…) ont chuté de 10 à 50%. Toutes ces matières premières ont chuté sur le marché en 2015, mais celles qui ont la visibilité et la conséquence la plus immédiate, sont les hydrocarbures. Jamais les impérialistes n’ont exploité autant les énergies fossiles que sont le pétrole et le gaz de schiste. A force de pomper, tout les records ont été battus en 2015. 
Cette donne change donc de la situation du début de la crise économique mondiale, en particulier en Juillet 2008 lorsque le prix du pétrole s'était envolé du fait de la spéculation (les médias parlaient alors de "nouveau choc pétrolier"). La spéculation permet de faire circuler les capitaux lorqu'il n'y a pas de débouchés dans la production du fait de crises. Ils viennent faire monter le cours de l'or, de l'immobilier, du pétrole de façon artificielle jusqu'à ce que la bulle éclate et qu'ils aillent se fixer ailleurs. Un cours du pétrole élevé entraînait des investissements dans l'extraction du pétrole et les activités et sociétés associées.
Cette époque est finie. Aujourd’hui, le prix du gazole, principal carburant en France, vaut en moyenne 99,35 centimes d’euros le litre. 
 
Cette baisse s’explique par la surproduction et donc la surexploitation des réserves pétrolières, et des matières premières ; ce qui provoque une suroffre. C’est la conséquence de la compétition inter-impérialiste mondiale dans la lutte pour dominer le marché, écouler les stocks et asphyxier les concurrents. (C’est la même logique qu’avec les surplus agricoles : l’intensification de la production agricole amène les agriculteurs à supprimer une partie de leur production pour maintenir sa valeur, et ne pas voir les grandes surfaces baisser les prix auxquels elles leur achètent les légumes, la viande, le lait etc.) 
C’est aussi la conséquence de l’augmentation effrénée des capacités de production depuis plusieurs décennies, notamment avec la fracturation hydraulique. Elle permet aux Etats-Unis de doubler leur production de pétrole, et de largement diminuer leur besoin d’importer.
D’autres états, comme la Chine, l’Afrique du Sud, l’Australie, la Russie et le Canada, prennent la même voie que les Etats Unis, ce qui déstabilise les pays du golfe qui intensifient la course aux prix les plus bas et à l’extraction pétrolière, pour tenter de conserver leur hégémonie sur le marché. Or plus les prix baissent, plus il faut extraire. C’est un cercle vicieux dont on ne se sort que par une crise.
Pendant ce temps, la Chine, premier importateur mondial de pétrole, baisse sa demande, en même temps que sa croissance ralentit. Il y a donc de plus en plus de pétrole sur la marché, mais de moins en moins de demandeurs.
Dans le même temps, les investisseurs sont de moins en moins nombreux à être attiré par les activités pétrolières, du fait de la faiblesse du prix du pétrole, excepté pour l'extraction de gaz de schiste. Or les activités pétrolières et leurs fournisseurs sont eux-mêmes consommateurs de pétrole. C'est le serpent qui se mord la queue.
La consommation de pétrole a pourtant fortement augmenté dans le monde. Jamais il n’y a eu autant de livraisons de carburants routiers qu’en 2015 !
Les principaux acteurs de cette concurrence mondiale sont les Etats-Unis, et les pétro-monarchies arabes du golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis, Koweit…). Ce sont ces acteurs qui fixent les prix avec le cartel de l’OPEP, cette dernière contrôlant 30% de la production brute mondiale.
La situation devrait s’intensifier avec la fin de l’embargo pétrolier sur l’Iran, qui détient 13 % des réserves mondiales de pétrole, au grand détriment de ses rivaux voisins, en particulier l’Arabie Saoudite. Le prix du baril devrait donc rester en dessous de 60 dollars en 2016. L’OPEP maintient ses quotas de production à 32,12 millions de barils par jour. De son côté, la production Russe atteint le record de 10,78 millions de barils par jour.
 
La France prend sa part, en particulier en Afrique. Elle utilise aussi ses colonies pour accéder à des réserves d’hydrocarbures. C’est le cas au large de la Guyane, et potentiellement dans les territoires en Antarctique, au large des îles Eparses dans l’Océan Indien et dans les terres australes.
Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait promis de réformer le code minier, pour limiter les prospections pétrolières. Au contraire, après avoir été élu, l’une de ses premières mesures a été de donner à Total et Shell des droits d’exploration et d’exploitation en Guyane. Depuis, les forages d’hydrocarbures se sont enchainés sur le territoire de l’état français métropolitain et d’outre-mer.
Des prospections pour le gaz de schiste sont également menées dans la vallée du Rhône, en Ardèche, dans les Cévennes, en Seine et Marne… Si ce gaz venait à être exploité, cela modifierait définitivement la géographie et la géologie de ces territoires. Les populations se verraient expropriées et chassées au nom du service public énergétique, véritable enjeu stratégique pour l’impérialisme français. L’état Français et l’UFIP (le lobby des pétroliers français) connaissent la place centrale dans la politique d’exportation et de commerce extérieur que constituent les éléments d’hydrocarbures et énergétiques. Ce n’est pas pour rien si la France concentre autant de centrales nucléaires, et exploite à travers le monde autant de mines de charbon et de gaz. L’état Français investit directement et massivement dans ce secteur, pilotant la politique de grands groupes monopolistiques. Elle organise des entreprises publiques, et participe au capital des  entreprises privées. L’état détient par exemple plus de 10% du capital de CGG, une entreprise française dont le rôle est de trouver à travers le monde de nouveaux gisements. Elle est particulièrement active en Afrique et au Proche Orient.
La France participe à une lutte pour la conquête de nouveaux territoires vierges, et riches en ressources, en particulier aux cercles polaires. Avec la fonte des glaces et le réchauffement climatique, de nouvelles zones à explorer s’ouvrent pour les impérialistes, peu importe les conséquences mondiales que cela pourra avoir sur la planète et l’humanité.
 
Dans cette concurrence effrénée, un nouvel acteur est entré sur le marché mondial : Daech, qui  contrôle 60% des champs pétroliers en Syrie, et certains puits en Iraq et en Libye. A l’échelle internationale c’est un petit producteur, mais à l’échelle régionale il commence à faire de l’ombre aux monarchies arabes. Daech a une capacité de production de 40.000 barils de pétrole par jour. A titre de comparaison, Total fournit 2,3 millions de barils de pétrole par jour. Rien d’étonnant donc, à ce que la France soit en guerre en Iraq et en Syrie, et a priori bientôt en Libye.
 
La crise pétrolière sera inévitable. Les réserves ne sont pas illimitées, cette source d’énergie n’est pas renouvelable.
Les conséquences seront mondiales et dévastatrices. Cette crise impactera l’ensemble de l’économie tant les industries dépendent du pétrole. Elle amènera dans son sillage crises de production et crises alimentaires. 
Qu’il s’agisse de l’industrie de la chimie, agricole, plastique, automobile, textile, ferroviaire, aéronautique, aéronavale, aérospatiale… Toutes dépendent des hydrocarbures et conditionnent notre mode de vie d’aujourd’hui.
L’agriculture intensive étant un secteur particulièrement dépendant des hydrocarbures, la crise du pétrole amènera des crises de production agricoles et alimentaires. Cela signifiera l’expansion des famines et des émeutes de la faim comme en 2008 lors de la crise alimentaire mondiale.
Cette crise pétrolière plongera des états comme le Venezuela ou l’Angola (qui sont au bord de la faillite, et dont les économies, non diversifiées, dépendent exclusivement de ces ressources) dans le désastre. Ils ne peuvent déjà plus suivre, aujourd’hui, les quotas imposés par l’OPEP. Ces états dont la source principale de revenu provient du pétrole devront trouver d’autres sources financières, et réduiront drastiquement leurs budgets, avec les risques que cela implique pour la population. Le Nigéria avait par exemple réussi à faire effacer une partie de sa dette, mais la crise pétrolière l’obligera à s’endetter massivement à nouveau pour faire face à ses obligations budgétaires. Les pays impérialistes feront tout pour les faire payer.
Même l’Arabie Saoudite, leader mondial sur le marché du pétrole, se rapproche de la crise. L’agence de notation américaine Standard & Poor’s prévoit qu’en 2016 son déficit budgétaire atteigne 16% de son PIB, alors qu’il n’était jusque là que de 1,5%. Cette course effrénée qui vise à écouler les stocks est aussi une course effrénée vers la chute. C’est pourquoi ce pays a tout intérêt à s’opposer à l’Iran, qui le concurrencera directement. L’Arabie Saoudite mène déjà une politique belliciste à l’égard de ses voisins qui peuvent lui faire de l’ombre sur le marché pétrolier. Elle domine la vie politique de voisins comme le Bahreïn. Avec l’Egypte, et les armes vendues par la France, l’AS est actuellement en guerre au Yemen pour soumettre le pays et sa population à des plans d’hégémonie régionale. 
 
Pour l’OC-FR il est urgent de construire l’unité anti-impérialiste. Les grandes puissances nous mènent à perte et à la destruction. Elles vident nos ressources sans se préoccuper de l’avenir, elles détruisent nos territoires sans se préoccuper des peuples, elles saccagent nos conditions de vie et de travail en exploitant la classe ouvrière tant qu’elles peuvent. Lutter est une question de survie.
Il faut stopper cette sur-production qui caractérise le système capitaliste et l’anarchie de son mode de production. C’est urgent. 
Avec la crise économique, et la baisse tendancielle du taux de profit, les capitalistes se sentent obligés de trouver de nouveaux moyens pour préserver leurs parts de marchés, au détriment des peuples et des classes populaires. 
Il faut exproprier les multinationales et toutes les compagnies pétrolières. Il faut planifier notre production, et prendre en compte nos besoins réels de consommation. Tout cela n’est possible qu’avec le socialisme, si nous faisons une révolution.
 
Cette situation est l’héritage que les capitalistes nous laisseront et que nous devrons gérer, le jour où nous construirons le socialisme après la révolution. Nous ne voulons pas avoir la responsabilité des désastres mondiaux des capitalistes. Nous voulons hériter d’un monde sain, propre, cultivable, et non du chaos. Il faut donc lutter dès maintenant contre les projets des capitalistes. Il faut nous opposer aux nouveaux forages, aux prospections minières, les empêcher d’épuiser nos sols, de rendre notre air irrespirable, et nos eaux empoisonnées.
 
 
A bas l’impérialisme ! Vive le socialisme !
La planète noyée sous le pétrole

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #environnement

Publié le 30 Décembre 2015

Jacqueline Sauvage est incarcérée depuis le 10 septembre 2012.
Ce jour là, après avoir été battue par son mari, elle l'abat de trois balles.
La cour d'appel de Blois a condamné Jacqueline sauvage à 10 ans de prison ferme.
L'avocat général a argué qu'elle était d'autant plus coupable qu'elle était sa femme et les jurés ont suivi son réquisitoire.
Nous ne pouvons que nous élever contre la répression d'une victime qui n'a fait que sauver sa vie piétinée depuis 50 ans par un mari tortionnaire. Elle a également mis à l'abri ses filles qui ont malheureusement été victimes de la prédation de leur père et soutiennent leur mère.

La famille, lieu de terreur. 

La famille reste fondamentale dans notre société. C'est par elle que se transmet l'héritage. C'est l'espace où nous transformons les produits que nous achetons en nourriture, nous nous lavons, nous dormons, nous reproduisons et sommes élevés.

Mais la famille, tout le monde n'y a pas la même place. Propriétaires, assignés aux tâches de production, maîtres de l'espace public, les hommes y exercent un pouvoir discrétionnaires. En France, les enfants y vivent cachés, les filles parfois enfermées jusqu'à l'âge adulte, elles passent d'un père a un mari, astreintes par les tâches ménagères.
Coups, meurtres, violences sexuelles, torture, séquestration, voilà ce à quoi les femmes et les enfants s'exposent dans l'espace familial, d'avoir à vivre sous le joug d'un tortionnaire, à une terreur permanente.

 Un acte d'autodéfense

Nous tenons à faire part de nos condoléances à Jacqueline Sauvage et ses filles dont le fils s'est suicidé le jour même où Jacqueline a abattu son mari.
Il cherchait à échapper à l'entreprise familiale créée par son père. Il exploitait économiquement sa famille dépendante économiquement et corvéable à merci.
Elle l'a fait au moment où l'emprise criminelle de son mari atteignait son stade ultime de développement; au moment où il donnait la mort. Il est responsable directement du suicide de son fils.
C'est bien sa vie que Jacqueline Sauvage à sauvé.

 Une justice au service du patriarcat

Le modèle patriarcal craque de partout. Les femmes rejettent l'asservissement millénaire dont elles sont victimes. On commence à se mobiliser autour des droits de l'enfant. Les luttes poussent les capitalistes à légiférer. Ils votent des lois interdisant les viols, les violences intra-familiales.

Mais ensuite, ils répriment et culpabilisent les victimes. Du procès d'Outreau à celui de Jacqueline sauvage en passant par celui des viols collectifs de Fontenay sous bois, elles sont à chaque fois piétinées. Ces accusations de mensonge, cette façon criminelle de réprimer les victimes est un avertissement faites à toutes, une injonction à se taire.

Si les bourreaux patriarcaux, les violeurs, les geôliers, se recrutent dans toutes les classes, ceux qui sont au pouvoir ont des intérêts spécifiques à faire taire les femmes et les enfants qui osent se révolter. L'ordre patriarcal est nécessaire au bon fonctionnement du capitalisme, à la reproduction des travailleurs et travailleuses. La soumission imposée par les pères et les maris prépare à la soumission au patron-ne-s.
Nous ne sommes donc pas étonné-e-s de ce verdict.
Mais, pour Jacqueline et tou-te-s les autres, femmes et enfants, nous ne pouvons que réaffirmer notre volonté de balayer le patriarcat.

 Solidarité avec les femmes et les enfants qui luttent contre les violences patriarcales 

Nous sommes révolutionnaires et nous ne pensons pas que cette question soit secondaire. Nous ne rêvons pas d'une société où persiste une petite économie domestique à laquelle femmes et enfants sont asservi-e-s.
Nous nous battons concrètement au quotidien en soutien aux femmes et enfants victimes de violence, y compris dans le milieu militant. Nous ne tolérons pas que les victimes y soient victimes de répression.
Les criminels patriarcaux et celles et ceux qui repriment les victimes sont nos ennemi-e-s.
Nous soutenons les initiatives des féministes et de leurs alliés. Par exemple, à Lyon, des camarades organisaient une rencontre récemment contre les violences intra-familiales.
Nous trouvons l'élan de solidarité envers Jacqueline Sauvage très positif. 10 000 euros ont été récoltés. La voix des filles de Jacqueline a été mise en avant par les soutiens. Elles réclament une grâce présidentielle. Nous soutenons ce mot d'ordre et appelons à la mobilisation le 23 janvier. Les militant-e-s de l'OC-FR y participeront !

Halte à la répression !
Liberté pour Jacqueline Sauvage !

Droit à l'autodéfense pour les victimes de violence patriarcale !

Liberté pour Jacqueline Sauvage

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #France, #Répression

Publié le 21 Décembre 2015

Les élections passent, et pendant ce temps la France continue à bombarder et à piller le monde !
 
La COP 21 s’est achevé comme elle a commencé, avec 150 chefs d’états et de beaux discours hypocrites qui ne changeront jamais rien à la politique impérialiste et destructrices des états capitalistes. Ils ne feront jamais rien de bon pour la planète. 
« L’accord de Paris » adopté samedi 12 décembre a été rédigé en sorte qu’il ne puisse pas menacer les intérêts immédiats des grandes puissances qui polluent massivement la Terre.
La France en particulier est responsable de cette situation. Alors que les travaux à Notre Dame des landes reprennent, que les multinationales prospectent nos sols pour trouver du Gaz de schiste en région parisienne ou dans la vallée du Rhône, du pétrole au large de la Guyane, et ouvrent de nouveaux projets miniers en Bretagne, la politique française s’appuie sur sa production énergétique essentiellement basée sur le nucléaire sur le territoire métropolitain, mais aussi sur le charbon à l’international. 
Ses multinationales, Total, Areva, Engie, Lafarge, etc, sont parmi les plus voraces dans la compétition mondiale inter-impérialiste. Ces grands groupes industriels et monopolistiques sont prêts à tout pour piller les ressources de la planète.
Pendant ce temps, avec l’état d’urgence, ils ont réussi à empêcher la tenue de deux manifestations qui promettaient d’être historiques et records dans l’état français. Certainement que si ces manifestations contre la COP 21 avaient eu lieu, jamais en France nous n’aurions vu une si importante mobilisation écologiste.
Dans le même temps, la France poursuit ses frappes militaires en Iraq et en Syrie. Plusieurs membres du gouvernement ont pris récemment la parole, pour également préparer une nouvelle intervention militaire en Libye, soit disant pour contrer Daech. C’est pourtant la France, en y semant le chaos et la guerre en 2011, qui y a préparé le terreau favorable à Daech.
 
Dimanche 13 Décembre, ont eu lieux les élections régionales du second tour. 
La droite a obtenu 7 régions métropolitaines, la gauche 5. En Corse, la gauche nationaliste corse a gagné l’élection. 
Le FN lui n’a pas obtenu la direction d’une région, mais elle dépasse son record de votants avec plus de 6,8 millions de voix (au premier tour des présidentielles le FN avait obtenu 6,42 millions de voix). 
Ils ont désormais 358 conseillers régionaux. Indéniablement, c’est le parti qui progresse le plus dans ces élections.
Evidemment que c’est inquiétant, car cet électorat représente la part la plus ouvertement réactionnaire. Le Front National est le parti le plus ouvertement raciste, sexiste et homophobe. C’est un parti anti-immigré et anti-ouvrier qui soutient ouvertement les guerres de la France et sa répression intérieure.
Sur ses listes il y avait parmi les pires des réactionnaires, il y avait notamment des identitaires et de nombreux nationalistes et catholiques intégristes. Philippe Vardon, président de Nissa Rebella était cinquième sur la liste dans les Alpes-Maritimes et a été élu. C’est une tribune de plus que ces factions ont gagné. Ils se banalisent de plus en plus dans l’environnement politique.
 
Nos militant-e-s n’ont pas voté. Nous nous sommes tenus à l’écart de ces élections qui nous intéressaient peu. Nous avons suivi les résultats car ils révèlent souvent des informations, mais avec un taux d’abstention de 41,5% au second tour et de 50,09 au premier tour, le résultat ne reflète en réalité que peu de choses.
 
Nous constatons cependant que le Front National n’est pas encore aux portes du pouvoir. Nous observons aussi que l’alternance PS/UMP-LR ne paraît plus crédible auprès de grand monde. Que ce soit la gauche ou la droite, leurs résultats sont pitoyables. 
La droite n’est pas capable de profiter des débâcles du PS pour rafler les régions. 
Le Parti Socialiste au pouvoir, et son gouvernement sont devenus tellement risibles qu’ils ne se maintiennent que grâce au chantage du vote utile, qui ne fonctionne de moins en moins pour leur ramener des voix.
La gauche du PS n’est pas plus audible. A force de compromis avec le pouvoir et le parti socialiste,  ils n’ont fait que renforcer à quel point ils ne sont que des supplétifs de la bourgeoisie et non une alternative. L'ensemble des député-e-s front de gauche ont voté la poursuite de l'état d'urgence et se mettent au diapason des fauteurs de guerre du gouvernement. Jean Luc Melenchon nie l'islamophobie alors que les perquisitions de lieux de culte, la discrimination au travail et les agressions racistes touchent de plein fouet les musulman-e-s.  Dans deux régions ils ont été jusqu’à faire campagne pour la droite. En Paca, Europe écologie-les verts ont tractés pour Christian Estrosi, qui n’a pourtant pas besoin de l’extrême-droite pour appliquer son programme et qui a fait de la ville de Nice un laboratoire des projets les plus droitiers de son parti.
 
En Corse, les nationalistes ont fait une percée. Nous soutenons les revendications portées autour de la langue Corse à l'heure actuelle. 
 
 
Pour l’OC-FR, ce jeu électoral est une mascarade. Aucun des partis bourgeois ne représentent une solution, bien au contraire ils nous maintiennent dans ce système capitaliste que nous combattons. Ce sont ces partis qui le gère depuis des siècles. 
De plus les compétences politiques des régions ne sont que celles de relais du pouvoir centralisé à Paris. L’enjeu était donc très faible. Il n’y avait strictement rien à espérer de ces élections.
 
Et pour 2016 que voulons-nous?
 
Nous l’avons déjà dit, à l’heure actuelle, notre priorité est la construction d’un mouvement anti-impérialiste dans l’état français. Nous combattons en particulier l’impérialisme français, contre lequel nous pouvons par nos luttes, avoir un impact. Nos mobilisations doivent faire reculer les velléités guerrières à travers le monde de la France. Elles doivent soutenir les sans-papiers. Elles doivent relayer les combats des peuples qui résistent contre l’impérialisme.
 
Ce que nous souhaitons plus que tout, c’est la chute de cet impérialisme et la révolution socialiste. Si nous devions appeler de nos voeux quelque chose pour 2016, ce serait cela.
Mais nous savons, que ça ne peut pas se produire seule, comme par magie. Il faudra se battre. Il faudra construire l’unité dans la lutte. Cela prendra du temps. Il faudra avoir le courage de construire cette lutte, pas à pas, et minutieusement. Il faudra reconstruire les organisations révolutionnaires. Il y a encore beaucoup de travail devant nous pour espérer plus.
 
Nous avons décidé de participer à une campagne de soutien aux kurdes qui reconstruisent Kobané. Leur combat est une lueur d’espoir dans ce monde ravagé par les guerres et partagés par les impérialistes. Nous soutenons leur lutte, et nous espérons qu’elle fasse jonction avec la lutte de tout les peuples, au Proche et Moyen-Orient, dans le monde arabe mais aussi en Afrique et ailleurs. Nous souhaitons en particulier voir nos camarades kurdes se lever ensemble avec le peuple palestinien. Leurs luttes a de nombreuses similitudes. Ils ont les même ennemis. Nous pensons que c’est une cause commune.
 
Le gouvernement essaye avec l’état d’urgence de nous dissuader de lutter. Il se trompe en croyant que ce sera suffisant. 
Le gouvernement annonce sans cesse de nouvelles mesures répressives. Il veut encore rallonger la période d’état d’urgence. Il assigne des militant-e-s à résidence. Il perquisitionne largement tout-e-s ceux/celles qu’il suspecte comme une menace. Nous ne nous laisserons pas intimider.
 
 
Pour 2016 construisons la lutte anti-impérialiste !
 
Les élections passent et pendant ce temps la France continue à bombarder et à piller le monde !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #élections, #Impérialisme

Publié le 6 Décembre 2015

Jeudi, un incendie criminel a ravagé le rez de chaussée du Foyer Cara.

Les 200 habitant-e-s du bâtiment se sont retrouvés bloqués par les flammes et menacés d'asphyxie.

Les habitant-e-s ont ouvert leurs fenêtres et se sont adressé-e-s aux habitant-e-s du quartier pour leur demander de prévenir les pompiers que peu arrivaient à joindre.

Des riverains sont venus soutenir les habitant-e-s. La police une fois sur place a tout d'abord menacé ces riverains, complètement paniquée. Il a fallu les supplier de se calmer. Et de considérer les conséquences de morts au cara pendant l'état d'urgence, à savoir que les vies parties en fumée de nos camarades, cohabitant-e-s, ex-cohabitant-e-s et ami-e-s allumeraient d'autres incendies en banlieue pour qu'ils prennent en charge la tâche de sécuriser les habitant-e-s.

La sécurité des banlieusard-e-s et notamment de la population du foyer en très grande majorité noir-e-s arabes et roms n'est pas une priorité pour l'état qui criminalise les mal logé-e-s du 93, particulièrement après les attentats du 13 novembre. Pas d'état d'urgence pour sauver les habitant-e-s du cara. Pas d'hélico pour évacuer "Carayevo".

200 personnes sont menacé-e-s de mort par un acte criminel et la réaction des forces de l'ordre est de les considérer eux comme des criminels et les secours tardent. Toutes les vies ne se valent pas dans ce pays.

Les pompiers ont mis plusieurs dizaines de minutes à arriver. Alors que les habitant-e-s suppliaient ceux ci d'intervenir, ils ont attendu que 8 camions de pompiers soient là pour venir éteindre l'incendie pourtant circonscrit au rez de chaussée, ne voulant pas prendre le risque d'intervenir dans la tour sans une solide équipe.

Cela a éveillé la méfiance des habitant-e-s qui ont craint d'être expulsé-e-s.

Il n'y a pas eu de mort-e-s grâce à la solidarité du quartier mais une personne à sauté par la fenêtre et plusieurs personnes sont tombées dans les escaliers et certain-e-s ont été brûlé-e-s et ont failli mourir étouffées par la fumée.

L'eau et l'électricité sont toujours là, les habitant-e-s ne se laisseront pas déloger par un incendie. Ils et elles appellent à la solidarité pour nettoyer les dégâts et réclament leur relogement.

Nous nous félicitons que tous et toutes soient sain-e-s et sauf-ve-s et que les forces de l'ordre aient entendu ce que nous leur disions. Nous sommes solidaires depuis deux ans des habitant-e-s du Foyer. Des centaines de personnes y sont passées et y passent et y ont tissé des liens de solidarité. Les forces de l'ordre si elles ne s' étaient pas ressaisies aurait pu placer tout l'état en face d'une situation qu'il aurait eu du mal à gérer, dans le climat de tension actuel, avec tout son arsenal répressif déjà mobilisé suite aux attentats et à la cop 21.

Nous apprenons le même jour l'expulsion d'ancien-ne-s habitant-e-s du cara de leur squat à Saint Denis. Assez de répression dans nos quartiers.

Solidarité avec les mal logé-e-s. A bas le racisme d'état

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié le 1 Décembre 2015

Meeting de l'ICOR à Paris : pendant la COP 21, poursuivons la mobilisation !
 
L'ICOR (Organisation Internationale des Organisations et Partis Révolutionnaires), appelle à un meeting le vendredi 11 Décembre à 19 H au Centre culturel Kurde à Paris dans le cadre de la mobilisation contre la COP 21.
 
L'OC-FR participe en région parisienne aux côtés de l'ICOR à une campagne de mobilisation sur les questions environnementales et écologiques.
Nos militant-e-s en Ile de France participent à son organisation parce que nous considérons que cette problématique urgente exige une unité internationale des marxistes-léninistes. Nous ne sommes pas membres de l'ICOR, mais ponctuellement, nous avons décidé de soutenir activement leur initiative et de militer sur les mêmes mots d'ordre.
 
Les groupes capitalistes eux aussi sont organisés à l'internationale. Ils tirent leurs profits dans le monde, soumettent les peuples, apportent la guerre et polluent. Si nous voulons apporter une réponse conséquente à ces enjeux, nous devons nous aussi nous organiser à la plus grande échelle possible.
 
En France, le gouvernement a mis en place l'état d'urgence qui se traduit par l'interdiction de manifester. Lors du rassemblement à Paris, place de la République contre le lancement de la COP 21 dimanche 29 Novembre, il y a eu plus de 341 interpellations, 317gardes à vue selon la préfecture de Police.
Dans ce climat répressif, il est urgent de nous mobiliser, et de maintenir notre campagne.
Pour nous, militer sur ce sujet, c'est s'attaquer à l'impérialisme, la cause première du problème aujourd'hui.
Nous dénonçons en particulier l'impérialisme français, notre impérialisme, dont les grandes multinationales sponsorisent la COP 21 : Total, Shell, Veolia, Areva, Thalès, Lafarge, Engie, EDF, etc.
Ce sont ces mêmes groupes qui à travers le monde, maintiennent les peuples sous domination, installent et destituent les régimes au service de l'impérialisme, etc. On les retrouve dans le monde entier.
 
En Guyane, les groupes pétroliers comme Total et Shell explorent les fonds marins pour trouver du pétrole, mettant en péril la côte en cas de marée noire. En Chine, Engie développent ses projets de centrale à charbon, alors que l'atmosphère du pays est déjà l'un des plus irrespirables. Au Niger, Areva continue d'exploiter des mines d'uranium à ciel ouvert, polluant les sols et les eaux, et contaminant des générations entières atteintes de maladies et de malformations du fait des conditions sanitaires. Il est impossible de recenser tout ce que ces groupes français génèrent, tant ils sont nombreux. Mais ils représentent un panel des intérêts impérialiste de la France. Ce sont eux, les responsables de la situation.
 

Pour la première fois, la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) organise une réunion à Paris.

 

Etat d’urgence en France -  état de guerre au Moyen Orient et en Afrique – répression de la résistance - une COP 21 hyper-sécurisée.

 

·         L’ICOR œuvre à la coopération et à la coordination des forces révolutionnaires au niveau mondial. Elle reprend la conclusion de Lénine : «Le capital est une force internationale. Il faut, pour le vaincre, l'union internationale, la fraternité internationale des ouvriers.»  Aujourd’hui, 49 Organisations sur les 4 continents adhèrent à l’ICOR (plus d’infos sur: www.icor.info/fr)

 

·         Sauvez l’environnement de l’économie de profit qui pousse l'humanité vers une catastrophe écologique globale car le capitalisme met en question les bases même de la vie …

Résistance active pour sauvegarder  l'environnement ! Pour un ordre social sans exploitation de l'homme et de la nature.

·         La révolution à ROJAVA est d’une importance internationale. L'ICOR participe à la reconstruction de KOBANÊ et soutient la lutte de libération du peuple kurde.

Venez discuter vendredi 11 décembre à 19 h avec les représentants de l’ICOR de plusieurs pays en Europe. Une table de presse sera à la disposition des organisations.

Meeting de l'ICOR à Paris : Pendant la COP 21, poursuivons la mobilisation

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Icor, #environnement, #Paris

Publié le 30 Novembre 2015

 

La France a été frappée par un acte de guerre de Daech. Les tensions internationales s'expriment vivement autour de la question syrienne. Nous observons d'un oeil positif les initiatives prises actuellement par différentes organisations pour dénoncer l'impérialisme, contre l'intervention militaire française en Syrie et contre la guerre.

 

Aujourd'hui, nous devons lutter contre un certain nombre d'idées fausses qui pénètrent les mobilisations populaires. C'est sur des bases justes et claires que nous devons lutter ensemble.

Historiquement, il existe une quasi unanimité en France pour dénoncer le régime de Bachar Al Assad et soutenir la "révolution syrienne". Nombreuses sont les organisations à avoir déjà réclamé une intervention de la France, mot d'ordre porté par une minorité de la bourgeoisie syrienne cooptée par l'Etat français pour accéder au pouvoir une fois le but de la chute du régime atteint.

Il est urgent de mobiliser contre l'impérialisme français. Nous considérons cet impérialisme comme notre ennemi principal.

 

La guerre civile syrienne

 

Nous n'avons jamais parlé de révolution syrienne. Le faste de la bourgeoisie syrienne et les réformes libérales de Bachar Al Assad ont suscité un mouvement de protestation populaire en 2011. Très vite, les forces progressistes ont été écrasées par le gouvernement.

Le fragile équilibre inter-communautaire a volé en éclat après des mobilisations à base clanique. Divers groupes armés réactionnaires alimentés par les détenus libérés (!) par Bachar Al Assad, assassins de masse, ont mis le pays à feu et à sang. L'armée a répondu en bombardant des villes.

Ce qu'il se passait, c'était une guerre civile.

Au milieu de ce chaos, ll fallait de l'imagination pour voir une révolution. Seul-e-s les militant-e-s kurdes du Parti de la Vie Démocratique (PYD) profitaient de ce que les troupes du régime avaient déserté les trois cantons de Rojava pour y constituer des institutions autonomes regroupant les différentes communautés. Les Forces Démocratique de Syrie qui regroupent les kurdes et leurs alliés des différentes communautés sont confrontées à l'ensemble des milices réactionnaires, allant des débris de l'Armée Syrienne Libre pro-turque à Daesh, qui les haïssent au moins autant qu'elles ne haïssent le régime.

Aujourd'hui, divers groupes tels que Jahbat-al-Nosra, fidèle (ralliée) à Al-Qaida, soutenus par divers pays, s'opposent entre eux, à l'armée du régime (armée arabe syrienne), et à Daech.

 

Nous regardons avec effroi la situation d'aujourd'hui. Nous souffrons avec les civil-e-s syrien-ne-s. C'est près de la moitié de la population qui a dû fuir son pays pour se réfugier à l'étranger et a tout perdu. Avec celles et ceux qui vivent avec la peur des snipers sur place. Avec les minorités qui doivent faire face à des forces qui veulent les exterminer.

Pas de place pour la lutte des classes quand les clans prennent les armes. Pas de place pour la révolution quand l'ordre du jour est l'extermination de telle ou telle minorité religieuse.

 

 

Nous sommes solidaires des progressistes syrien-ne-s qui ont soutenu les réfugié-e-s et les combattant-e-s de Palestine (à qui le régime fait quelques très mauvais coups tordus). Depuis le milieu du vingtième siècle, d'importantes fractions des masses syriennes, issues de diverses classes sociales opprimées par l'impérialisme, se sont mobilisées pour l'unité arabe et ont cherché les voies politiques qui permettaient de résoudre les contradictions inter-communautaires et claniques dans leur société. Le parti Baath syrien, au pouvoir depuis 1968 et qui a pu dans un premier temps susciter des espoirs de transformations sociales, a échoué à apporter les solutions permettant de dépasser ces divisions féodales. Incapables de confiance dans les masses populaires, réprimant toutes les luttes qu'ils/elles ne contrôlaient pas, les dirigeant-e-s baathistes en sont venu-e-s à s'appuyer sur un clanisme et un clientèlisme qu'ils/elles prétendaient combattre, pour se maintenir au pouvoir. Ce sont les limites historiques de la bourgeoisie nationale syrienne.

 

Les kurdes et tous les autres peuples du Rojava ont rejeté son autorité avec raison pour construire un embryon d'Etat plus démocratique, plus proche des droits des femmes et des intérêts des travailleurs/euses.

La question n'est pas de savoir si Bachar Al Assad est un dictateur à l'heure actuelle. Malgré les horreurs qu’ils ont commises et leurs méthodes criminelles, le président Haïtien Martelly, le Turc Erdogan, le président Ivoirien Ouattara ou Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville n’ont jamais été qualifiés de dictateurs par la France.

 

Nous ne prétendons pas décider à la place des peuples de Syrie de ce que doit être le sort de Bachar Al Assad. Ce que nous ne voulons pas, et ce que nous cherchons absolument à éviter est l'internationalisation de la guerre. Nous considérons que c'est aux forces progressistes et révolutionnaires sur place de choisir ce qu'il doit advenir du régime syrien actuel. Notre rôle est de les soutenir dans leurs choix.

En attendant, il y a une résistance progressiste et démocratique visible et active aujourd'hui en Syrie. Nos espoirs se placent vers le peuple Kurde et ses allié-e-s des différentes communautés qui se battent contre Daech et qui rendent coup pour coup. Notre priorité en Syrie doit être de les soutenir. C'est ce que nos militant-e-s tentent de faire dans la mesure de nos maigres moyens. De même, nous essayons de soutenir les réfugié-e-s syrien-ne-s.

 

Ce que nous souhaitons, aux syrien-ne-s, plus que tout, c'est la paix.

Malheureusement cette question n'est plus entre les mains seules du peuple syrien depuis longtemps.

 

La paix en Syrie, en Irak, c'est le retrait total de l'armée française et l'arrêt de toutes agressions à l'encontre de la Syrie par la France

 

La France a des intérêts de longues date en Syrie et au Liban. Si le régime est devenu un ennemi, c'est que la France essayait d'étendre son influence dans la région au delà du Liban et de son alliance stratégique avec Israël. Pour cela, elle a mis la question syrienne à l'ordre du jour dès la reprise de ses discussions stratégiques avec les USA, en 2004, à l'occasion du 60ème anniversaire du débarquement.

Elle s'est préparée pas à pas à mettre le pied en Syrie avec l'accord de ses alliés. Elle a coopté une opposition syrienne, puis armé divers groupes armés réactionnaires qu'elle soutient encore aujourd'hui. Elle a demandé de façon insistante une intervention en 2013.

Elle a l'habitude de semer le chaos et de faire éclater les tensions inter-communautaires au Moyen Orient. C'est la France qui est à l'origine de la séparation du Liban sur une base confessionnelle instable qui a mené aux guerres civiles et parfois génocidaires dans ce pays.

C'est notamment la France qui a appuyé l'annulation au début des années 1920 du traîté de Sèvres qui prévoyait la création d'un état Kurde, dont le territoire a été partagé en quatre entre la Turquie kémaliste et les puissances colonialistes occidentales, rendant les kurdes minoritaires partout sur leur propre terre.

La France a soutenu la création d'Israël, partageant le territoire palestinien. Elle a toujours soutenu les pétro-monarchies, les Etats de la "réaction arabe" (Jordanie, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn), alignés sur l'impérialisme. La France de François Hollande arme l'Arabie Saoudite et l'Egypte qui mènent la guerre et le chaos au Yemen contre la communauté chiite (Houthis). La France avec d'autres impérialistes a tracé des frontières à sa guise dans la région. Ce sont ces mêmes frontières que les peuples arabes et kurdes veulent désormais abolir.

 

Nous regardons avec effroi ce à quoi notre état a largement contribué.

 

La France n’a pas intérêt à résoudre quoi que ce soit en Syrie. Si elle pensait à l’intérêt de ces peuples, elle exigerait un corridor humanitaire pour que les révolutionnaires du Rojava puissent circuler librement en Turquie (pour que les militant-e-s présent-e-s en Turquie puissent rejoindre les cantons de Rojava), pour que des aides (médicaments, matériel de reconstruction) puissent arriver sur ce territoire qui résiste à Daech. Au lieu de ça, la France déroule le tapis rouge à Erdogan qui fait tout en Turquie pour faciliter les trajets meurtriers de Daech et établir un blocus autour du Rojava. Exigeons de la Turquie qu'elle arrête toute agression contre la Syrie et contre le Rojava et les kurdes.

 

Soyons vigilant-e-s face à la montée des tensions inter-impérialistes

 

Ce qui arrive aujourd'hui, c'est le bout de la stratégie de déstabilisation de la Syrie par la France dans une période où la crise du capitalisme exacerbe les tensions internationales. De l'Ukraine à la Syrie en passant par le Yémen, nombreux sont les lieux où les tensions entre états impérialistes risquent de se transformer en guerres ouvertes.

 

La crise nous mène à des heures de plus en plus sombres. L'économie étouffe, la production ne trouve pas de débouchés, la spéculation qui permet de faire circuler les capitaux (sur le bâtiment puis sur le pétrole puis sur le solaire) ne suffit plus à maintenir l'illusion, la crédibilité des banques est ruinée et celle des états au bord de la banqueroute.

 

Pour remédier à la crise, les USA se sont lancés à la conquête des puits de pétrole irakiens et se sont embourbés jusqu'à abandonner les fantoches corrompus et féodaux qu'ils avaient mis en place pour les laisser se faire balayer par une organisation réactionnaire et génocidaire qui a conquis du terrain et pris toutes les prérogatives d'un Etat : Daech.

L'Etat Islamique expansionniste dispute la Syrie à la France, met en danger l'Iran et les chiites. Il contrôle désormais une large part du marché pétrolier en Syrie, qui constituerait un quart de ses revenus. La Turquie veut se tailler une part du gâteau et est à l'offensive contre les kurdes et Bachar Al Assad. Elle profite de cette manne financière en laissant Daech écouler ses stocks en Turquie. Elle soutient l'Armée Syrienne Libre (ASL) contre la Russie. L'ASL aussi se bat pour le contrôle des puits pétroliers et surtout le contrôle de l'acheminement des productions irakienne et iranienne. Elle aussi veut sa part du gâteau pour elle même, et pour l'Etat turc qui la finance, l'arme et ouvre même des bureaux de recrutement pour renforcer ses troupes. Ce n'est pas la démocratie qui la motive, mais l'appât du gain.

La crise n'a jamais été aussi forte mais ce qui marche bien en ce moment, ce sont les industries de l'armement, l'aéronautique.

Il y a des années que les tensions n'ont pas été aussi vives entre pays impérialistes. Les aviations, les groupes armés locaux et parfois les troupes au sol des divers états impérialistes sont sur place et ne sont pas dans le même camp. Peut-être les tensions internationales vont-elles se résorber. Ou peut-être vont elle dégénérer en conflit mondial. Ce monde est une poudrière, il y a plusieurs zones de friction entre impérialismes (Syrie, Ukraine).

Ne restons pas muet-te-s face à cette situation ! Si nous voulons la paix, nous devons nous battre contre notre propre impérialisme et sa politique guerrière !

 

Et la Russie, la Chine et l'Iran ?

 

Il est de bon ton aujourd'hui d'attaquer politiquement les concurrents de la France et de ses alliés en Syrie. De nombreuses organisations dénoncent en coeur avec l'état français l'ingérence de ces pays. Mais pour nous cette ingérence n'est pas pire que celle de la France.

Pour nous, la  politique de la Russie, de la Chine et de l'Iran n'est que la démonstration des conflits inter-impérialistes. La Russie, la Chine et l'Iran soutiennent Bachar Al Assad, et n'ont pas intérêt à voir sa chute. Ils ont encore moins intérêt à voir les positions françaises ou américaines se renforcer dans la région. Leurs intérêts sont donc contraires avec ceux de la France. Ces contradictions, une fois aiguisées à l'extrême peuvent mener à la guerre, or c'est la guerre que nous voulons éviter! Nous n'avons rien à gagner en tant que peuple dans la guerre entre impérialistes. C'est leur guerre, mais ce sera nos morts !

Alimenter les velléités guerrières de la France contre les autres pays, c'est pousser la France à la guerre, c'est encourager notre bourgeoisie à marcher sur les peuples.

Dans cette configuration, le chaos pourrait mener à de nouveaux génocides, comme ceux dont l'impérialisme français est déjà été complice partout où ça favorisait son business, même au profit de centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants.

Dans cette configuration de guerre, la France mène une politique de plus en plus antagonique à celle de la Russie et de l'Iran. La France était avec Israël la puissance la plus réticente à un accord avec l'Iran. Les médias français présentent les Russes et les chiites comme les seuls expansionnistes. Ils présentent le Hezbollah chiite libanais comme une force étrangère au conflit syrien, téléguidée depuis l'Iran.  C'est pourtant sur les chiites irakiens que les impérialistes US se sont appuyés pour constituer leurs autorités d'occupation.

 

Avant de nous préoccuper des politiques russes et iraniennes, occupons nous de l'ennemi sur lequel nous avons le plus de prise : notre propre impérialisme.

 

A bas l’impérialisme Français !

 

Nous devons nous rendre compte du rôle joué par notre pays dans l’échiquier politique mondial et combien il concourt depuis des années à l'aggravation des tensions dans la région de façon volontaire.

 

Le gouvernement nous promet que l'armée et ses opérations militaires nous apporteront la sécurité face au risque d'attentats. Nos vies ne valent pas plus que celles des autres prolétaires et des autres peuples du monde. Notre sécurité n'a pas à être une priorité par rapport à celle des civils syrien-ne-s, irakien-ne-s et nos bombes ne leur apportent aucune perspective à part la fuite ou la mort.

 

Notre sécurité n'est d'ailleurs même pas la priorité pour notre gouvernement. Sa priorité est dans les enjeux stratégiques du conflit syrien et les parts du marché du pétrole irakien et iranien que les capitalistes français veulent. Ce n'est pas pour nous défendre que notre pays bombarde la Syrie et l'Irak, mais pour défendre les capitalistes français et leurs intérêts. Nous n'avons aucun intérêt là dedans.

 

Les attentats de Paris ont été commis par un Etat avec lequel notre pays est en conflit. Nos bombes ne sont pas moins condamnables, meurtrières, barbares que les attentats.

 

La différence, c'est que ce sont nos bombes que nous pouvons arrêter par notre mobilisation contre l'impérialisme français.

 

Ne pas nous laisser museler par l'état d'urgence, persister à lutter au travail, contre les expulsions, contre les violences faites aux femmes est nécessaire. Nous n'avons pas à accepter l'unité nationale au nom de laquelle nous serions tenu-e-s d'arrêter nos grèves et nos manifestations. Celles et ceux qui nous exploitent, celles et ceux qui nous licencient, nous expulsent de nos logements, dans lesquels ils et elles nous entassent, deviendraient-ils soudain nos alliés ? Pouvons nous compter sur eux pour nous protéger ? De quoi ?

 

Nous ne pouvons pas ignorer la situation internationale et que des bombes tombent en notre nom sur la Syrie et l'Irak. Nous ne pouvons pas ne pas porter la revendication de l'arrêt des bombardements et de la politique agressive à l'encontre de la Syrie de l'Etat français. Ignorer la question anti-impérialiste à l'heure actuelle, c'est cautionner l'agression militaire de la France.

Notre pays joue les va-t-en guerre depuis des années, multiplie les interventions militaires. Il n'apporte que le chaos et la barbarie autour du monde. Les intérêts de l’Impérialisme Français et de ses grands groupes ne sont pas ceux des travailleuses et travailleuses de France, encore moins ceux de la classe ouvrière mondiale.

 

Sommes nous de son côté, ou du côté des peuples du monde qui souffrent par sa faute ?

Nous avons la responsabilité devant tou-te-s celles et ceux qui risquent d'en mourir, de tout perdre, par la faute de la politique étrangère de la France. Refusons qu'elle continue à agir de la sorte. Refusons les frappes aériennes. Exigeons l'arrêt du financement de groupes armés réactionnaires. Protestons lorsqu'on nous annonce l'envoi d'un porte avion, dans une toute petite mer Méditerranée.

 

De Madagascar à Paris, de Haïti à la Syrie, dans toute l’Afrique, nous soutiendrons toutes les initiatives progressistes qui affrontent l’Impérialisme Français, parce qu’il faudra beaucoup de luttes pour faire tomber l'une des plus agressives des puissances mondiales. Mais c'est une puissance en déclin, et coup après coup, nous participons à l'affaiblir.

 

Notre premier ennemi, cest notre impérialisme !

Non à l'intervention en Syrie !

Arrêt des bombardements, retrait des armées impérialistes !

Soutien à la résistance kurde et ses allié-e-s !

 

 Contre les faux amis de la Classe ouvrière, démasquons les vrais alliés de l'impérialisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #Syrie, #irak, #kurdistan, #Turquie, #Répression, #Paris

Publié le 27 Novembre 2015

COP 21 : liberté de circuler et de manifester !
Nous ne nous soumettrons pas à l'Etat d'urgence !
 
Ils seront bientôt tous réunis. Mosanto, Total, Engie, Veolia, etc, les grands groupes capitalistes polluants et leurs lobbys qui produisent OGM et pesticides, construisent de nouvelles centrales à charbon ou nucléaire, les mêmes qui épuisent nos ressources non-renouvelables, défigurent nos régions, empoisonnent nos eaux, etc. Avec la COP21, ils veulent faire croire qu’ils se préoccupent de l’environnement, alors qu’ils sont les premiers responsables de la situation actuelle. Nous manifesterons pour dénoncer cette escroquerie !
 
Aux côtés de l’ICOR (International Coordination of Revolutionary Parties and Organizations) et des organisations et militant-e-s membres, l’OC-FR a décidé de participer à une campagne contre la COP 21, qui s'annonçait massif avant l'état d'urgence, et qui ne doit pas se démobiliser. 
 
Ils veulent entraver notre mobilisation
 
Du 30 Novembre au 11 Décembre 2015, 80 chefs d’état se rendront à Paris. Pour protéger les capitalistes et impérialistes les plus puissants de la planète et éviter toute contestation massive, la France a décidé de suspendre Schengen à ses frontières (via une clause de sauvegarde de l’article 2.2 de la convention). Pour empêcher des manifestant-e-s anti-COP 21 de rejoindre Paris, un dispositif policier triera donc les entrées. Certains visas seront refusés sur des critères politiques, triés en fonction de l’appartenance à des groupes politiques, associatifs et militants, ou selon le passé militant, et la présence sur un quelconque fichier policier. 
Tous/tes ceux/celles qui ont une fiche S en particulier sont visés. Cette fiche qui regroupe aussi des militant-e-s syndicalistes, écologistes, associatifs, des supporteurs/trices de football, les zadistes, etc, concerne plus de 20 000 personnes selon le journal Le Parisien. Plusieurs parlementaires ont poussé l'outrance après les attentats jusqu'à demander l'interpellation de toutes les personnes fichés S pour les regrouper dans des camps. Eric Ciotti par exemple veut les "incarcérer préventivement".
Plusieurs militant-e-s auraient également reçus des assignations à résidence pour la période de la COP 21. 
 
Après les attentats de 13 novembre à Paris, le président François Hollande a promulgué l'Etat d'urgence dans l'ensemble de son territoire. C'est une première depuis la guerre d'Algérie. Prévu pour trois semaines, il est prolongé pour trois mois à la quasi-unanimité (moins six votes contre, et une abstention) par l'Assemblée Nationale, puis le 20 novembre par le Sénat.
Le gouvernement profite de l'état de sidération dans le pays pour faire passer ses mesures d'exception. Toutes manifestations et rassemblements sont interdites. Pendant qu'ils continuent à mener leur politique capitaliste, impérialiste et liberticide, nous n'avons pas le droit de nous mobiliser. C'est une aubaine pour la France, qui craignait une mobilisation massive lors de la COP 21.
Face aux menaces de l'état français, il n'est pas possible pour nous de nous taire et d'abdiquer.  
 
Ils ont déjà essayé. Dimanche 22 novembre, la police et la gendarmerie ont voulu empêcher la tenue d'une manifestation à Paris, en soutien aux réfugiés. Malgré la répression, la manifestation s'est tenue entre Bastille et République. C'est une victoire et c'est ce type de victoires que nous devons réitérer.
Cependant nous restons vigilants. La police a dénoncé 58 personnes qui auraient manifesté et le parquet a annoncé vouloir les poursuivre. 
 
Nous revendiquons la liberté de circuler et de manifester. Nous veillerons à ce que tous nos camarades puissent nous rejoindre et serons attentifs aux tentatives de blocage aux frontières. Nous manifesterons dans la rue.
Cette COP 21 est une mascarade politique qui ne servira que de vitrine aux gouvernants et autres multinationales.
En outre, alors que les migrant-e-s sont parqué-e-s, pourchassé-e-s par la police, que les mobilisations racistes se multiplient, les mesures prises par la France à l'occasion de la COP21 vont encore permettre de renforcer la répression à leur encontre. Nous revendiquons la liberté de circulation pour chacun-e.
 
 
Le communiqué du gouvernement français justifie la suspension de Schengen en invoquant  des « risques de troubles à l’ordre public, qui pourraient venir entacher cette grande manifestation internationale ». Il est certain que pour le gouvernement, une manifestation d’ampleur accompagnée d’actions contestataires gâcherait la fête. François Hollande compte sur un « effet COP 21 » pour reprendre encore quelques points dans les sondages même si cela a peu de chance d’arriver. Cette grande messe sera l’occasion pour lui de se mettre au centre de la scène, à un an de la prochaine campagne présidentielle.
 
Selon une note interne du renseignement territorial que RTL s’est procurée, la police s’attend à des affrontements. 5 000 policiers seront en charge de la sécurité exclusive du sommet et le niveau d’alerte terroriste sera maximal. La mission sera notamment de protéger les sièges sociaux des grands groupes industriels : Areva, Thalès, etc. C’est bien par crainte du mouvement de contestation. Après l’annonce ubuesque de la reprise de la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes, le mouvement s’annonçait massif.
 
La COP 21 n’est qu’un écran de fumée
 
La COP 21 est un leurre car le système capitaliste ne peut qu’aggraver l’état de la planète. Son mode de fonctionnement anarchique, concurrentiel ne peut qu’aiguiser de nouvelles contradictions antagoniques et provoquer des crises toujours plus graves. Face à la concurrence inter-impérialiste, les grands groupes industriels sont prêts à repousser toutes les limites, jusqu’aux désastres, pour engendrer plus de profits. Actuellement, les tensions internationales sont aiguisées, pour les puits de pétrole et le contrôle des voies d'exportation, les impérialistes font la guerre en Irak et Syrie. Tout ce qui les intéresse, c'est la conquête de marchés et de matières premières, ils sont incapables de se mettre d'accord pour éviter la catastrophe environnementale, ils sont à l'origine de cette catastrophe et nous en paierons les conséquences.
Nous pensons que le système capitaliste est son propre fossoyeur, mais qu’il ne tombera pas seul dans le fossé. C’est à nous de l’y pousser, pour instaurer à la place un système politique et économique égalitaire et sain. Seule une planification socialiste peut résoudre les contradictions crées ou développées par le système capitaliste. En planifiant notre économie, nos industries, nos productions, et en aménageant autrement nos territoires, nous pourrons retrouver un équilibre dans la société, et une nouvelle unité entre l’homme et la nature. 
 
Tous et toutes dans la rue contre la COP 21 !
A bas l'état d'urgence !
Pour une planification socialiste de l’économie et de nos territoires !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Icor, #International, #environnement, #Répression