Publié le 23 Mai 2016

Soutien aux syndicats du secteur pétrolier !
Soutien à la grève !
 
L’OC-FR souhaite exprimer tout son soutien aux ouvriers-ères du secteur pétrolier, dans la grève contre la loi travail. 
Nous souhaitons voir cette grève se poursuivre, et s’élargir.
Nous appelons toutes les forces en lutte en capacité de le faire à soutenir matériellement et politiquement les piquets de grève, les caisses de grève et les blocages !
 
Nous considérons que seul le blocage des points névralgiques de l’économie française, pour laquelle le pétrole est stratégique (et l’une des industries majeures de l’impérialisme français), peut permettre de faire reculer le gouvernement. 6 raffineries sur 8 sont en grève. 
Cette grève est donc une avancée cruciale, de même que celle des cheminots, des dockers, des marins, des routiers… 
 
L’État français, aux ordres de l’UFIP (l’Union Française des Industries Pétrolières), le syndicat des patron-ne-s pétroliers, craint une pénurie, et réprime durement les grévistes. 
L’approvisionnement en carburant de certains territoires est en effet déjà impacté. Ce week-end, l’UFIP déclarait que la moitié des stations services en Bretagne étaient fermées. Selon Total, 317 de ses 2 200 stations étaient en rupture totale ou partielle. D’après Alain Vidalies, secrétaire d’état au transport, sur les près de 12 000 stations essence en métropole, 1 500 étaient impactées. 
Comme Nicolas Sarkozy en 2010, qui avait réquisitionné les dépôts et les raffineries pour casser la grève contre la réforme des retraites (en menaçant les ouvrier-ères de prison), le Parti Socialiste au pouvoir emploie la force pour briser les blocages. Plusieurs dépôts ont déjà subi des déblocages par les CRS et la garde mobile, à Dunkerque, Lorient, Vern-sur-Seiche ou encore à Grand-Quevilly. C’est bien la preuve que la grève est efficace et leur fait peur ! C’est la preuve que c’est le meilleur moyen de combattre cette loi !
 
Le secteur pétrolier en particulier est central dans l’économie. Frapper ce secteur, c’est frapper en plein coeur de l’état français. 
Dans sa communication, l’UFIP rappelle qu’en métropole, l’industrie pétrolière comprend « 8 raffineries, 9 sites pétrochimiques, 6 000 km d’oléoducs, 191 dépôts, 11356 stations-service ». Elles raffineraient un total d’environ 100 millions de tonnes de pétrole brut par an, soit 733 millions de barils. On trouve une neuvième raffinerie à Dunkerque, qui ne traite que de résidus atmosphériques en provenance d’autres raffineries, et une dixième raffinerie en Martinique.
On retrouve du pétrole partout dans notre quotidien, ce qui le rend si essentiel dans l’économie. Il sert à se déplacer, se chauffer, mais on le retrouve surtout dans l’agriculture et dans la production de toutes les industries, de la pétrochimie à la construction, en passant par le textile ou le plastique. Cette ressource en est parfois un élément clé et essentiel.
 
C’est donc bien visé de la part des syndicats. Viser l’industrie pétrolière, c’est viser des monopoles impérialistes, c’est viser un noyau stratégique de l’économie française. 
L’OC-FR apporte tout son soutien, à la hauteur de ses moyens, à la grève, et nous y participons activement. Nous nous tiendrons aux côtés des réprimé-e-s, et nous appelons à continuer la lutte, jusqu’au retrait de la loi travail.
La grève dans le secteur pétrolier doit se poursuivre, mais elle doit aussi s’étendre à d’autres secteurs stratégiques, dans l’énergie, la chimie, la métallurgie, les ports, les aéroports, le rail, la logistique…
 
À l'approche de l'Euro, la compétition européenne de football, bloquons également l'économie touristique de la France. Bloquons ses infrastructures de transport, hôtelières, de restauration, commerciales, etc. L'État français compte se faire beaucoup d'argent avec l'Euro. Empêchons une bonne tenue de la compétition. Bloquons tout pendant cet événement international. Paralysons complètement l'économie française.
 
 
Seule la lutte paye !
Soutien aux syndicats du secteur pétrolier

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #France

Publié le 17 Mai 2016

Face à la loi Travail, restons uni-e-s !
 
Jusque-là, la mobilisation contre la loi Travail s'est appuyé essentiellement sur une composante de la jeunesse (lycéenne, étudiante).
Cependant, pour porter suffisamment de coups au gouvernement pour le faire reculer, nous avons besoin que le mouvement s'étende à des secteurs professionnels ouvriers. 
Certains secteurs de la classe ouvrière (chimie, marins, cheminot-e-s) se mettent en mouvement et appellent à la grève reconductible. Les ouvriers et ouvrières peuvent bloquer l'économie du pays, nous avons besoin de placer cette classe au centre de notre mobilisation. L'OC-FR salue cette avancée dans la lutte.
À l'approche de l'Euro, mettons nous en capacité de faire peur au gouvernement, de construire le rapport de force, de les menacer de tout bloquer, les voies de circulation économiques et les lieux de production.
 
Le syndicat, c'est l'outil d'organisation des ouvriers et ouvrières. Nous sommes syndiqué-e-s et appelons à renforcer nos organisations de classe.
 
Cependant, nous constatons une fracture entre la mobilisation d'une fraction gauchiste et la mobilisation syndicale. Le 9 Mai, la préfecture de Paris a publié un communiqué dans lequel elle déclarait avoir négocié les modalités du maintien de l'ordre (pas de cortège de tête "autonome" entre la police et le service d'ordre) et une dispersion de la manifestation avant son arrivée prévue devant l'assemblée nationale.
Des incidents ont éclaté le lendemain dans plusieurs villes entre services d'ordres syndicaux et cortèges "autonomes", alors que les manifestations subissaient de plein fouet la répression policière.
 
Nous n'avons rien en soi contre les services d'ordres équipés s'ils sont là pour garantir la sécurité des manifestant-e-s face à la police et la tenue de la manifestation. Si tel n'est pas leur but, ils ne font que rajouter de l'huile sur le feu.

 

Pour nous, il n'est pas possible de discuter des modalités de la répression avec la police. La police et l'armée sont structurellement aux ordres de la bourgeoisie et de l'état français. Ce sont des ennemis. Tout est antagonique entre nous. Pour preuve le nombre de blessé-e-s qu'ils ont fait lors des manifestations de ce mouvement, pour preuve le fait que Martinez lui même essuie des tirs de lacrymogènes. Pour preuve le nombre de personnes blessées, assassinées par la police dans les quartiers populaires où vivent les ouvriers et ouvrières. La colère contre la police est normale, juste, légitime. Affronter la police, c'est de l'auto-défense, dans un contexte marqué par l'Etat d'Urgence, le vote de lois et de mesures permettant à la police d'agir avec toujours plus d'impunité.
Les organisations doivent toutes dénoncer explicitement la violence policière. Nous ne pouvons pas défiler avec la police. Nous devons les pointer du doigt à chaque fois qu'ils agissent.
Nous ne croyons pas de toute façon que négocier quoi que ce soit avec la police soit une garantie contre la répression, au contraire.
 
 
Solidaires a démenti, la CGT également, mais cela ne suffit pas. Visiblement, la stratégie de communication de l'état français semble marcher (dans une certaine mesure). Celle des syndicats non et reste confuse.

Les syndicats sont traversés de contradictions. La CGT a essuyé une campagne médiatique de la part du gouvernement attaquant les affiches de la CGT info-com dénonçant la répression. 
La CGT Police défilera demain avec Alliance et des groupes fascistes à République contre la "Haine Anti-Flic" et a été soutenue par Martinez.
Les syndicats ont une double nature. D'une part, ce sont des outils de luttes, d'autre part, ils sont intégrés à l'appareil d'état qui nourrit de nombreux représentant-e-s syndicales et syndicaux. Nous devons mener la lutte pour maîtriser nos outils syndicaux.
 
 
Syndiqués et non-syndiqués, nous avons le droit à des éclaircissement de la part de l'inter-syndicale, dont toutes les organisations membres participaient au SO. Pour lever toutes ambiguïtés, les syndicats doivent s'exprimer, et communiquer sur le rôle de leur service d'ordre.
 
La police n'est pas du côté des ouvriers et ouvrières.
Nous reconnaissons le droit à l'auto-défense contre un service d'ordre hostile visant à l'isolement d'une partie de manifestant-e-s et les réprimant. Cependant, nous ne sommes pas naïfs et ne nous laisserons pas entraîner par les perches tendues par la préfecture. 
Pour nous, l'hostilité d'une partie du cortège autonome vis à vis des syndicats est une hostilité idéologique de classe, anti-ouvrière. Les cortèges syndicaux comprennent de nombreux travailleurs et travailleuses subissant elles et eux aussi la répression.

 
Ne nous laissons pas entraîner dans la division voulue par l'Etat. Lorsque nos manifestations sont suffisamment massives, nous sommes capables d'être solidaires comme lors du 1er Mai où, à Paris, cortège de tête pris en nasse et reste du cortège se sont rejoints. L'unité à la base et dans l'action est possible et la seule voie pour vaincre. 
 
La solidarité est notre arme !
Unité à la base et dans l'action !
Face à la loi Travail, restons uni-e-s !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #Syndicalisme, #France

Publié le 15 Mai 2016

Accord Sykes-Picot : 100 ans plus tard c’est la guerre, les carnages, les massacres !
 
Il y a un siècle, les impérialistes français et britanniques signaient le 16 Mai 1916 un accord secret, que l'on nomme du nom de ses deux principaux négociateurs, le britannique Sykes et le français Picot. C’était un partage impérialiste du Proche Orient entre la France et l’Angleterre qui se partageaient l’ancien Empire Ottoman en prévision de l'après-guerre. 
 
 
L'Empire ottoman avait jeté ses dernières forces dans l'extermination d'un million et demi d'Arménien-ne-s et dans la répression de la révolte arabe, révolte encouragée en sous-main par l'Impérialisme britannique et ses agents (dont le fameux T.E Lawrence) contre la promesse mensongère d'un Etat arabe. Mais malgré toute leur démagogie sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, les impérialistes ne voulaient que prendre la place du dominateur ottoman et de son allié allemand dans la région.
C’est la révolution victorieuse en Russie qui a permis la révélation de ces accords secrets, le texte du traité ayant été découvert par les bolchéviques dans les archives du ministère des affaires étrangères.
100 ans plus tard, nous voyons les conséquences de ces négociations impérialistes.
 
 
Pour notre organisation, l’OC-FR, il est important de rappeler que la situation d’aujourd’hui, au Proche-Orient, est, pour une grande partie, le fruit pourri des manoeuvres impérialistes. 
Pour mener nos luttes anti-impérialistes et de solidarité avec les peuples du Proche, du Moyen Orient et de l’Anatolie, nous devons rappeler la responsabilité historique des impérialistes, en particulier français.
De la Mer Noire à la Mer Rouge, de la Méditerranée à l’Océan Indien, les puissances impérialistes de l’époque ont tracé des frontières à leur convenance.
En Avril 1920, cet accord est définitivement formalisé par les impérialistes avec la bénédiction de la Société des Nations lors de la conférence de San Remo, en Italie, puis intégré au traité de Sèvres. Dès lors l’état français gère officiellement le Liban et la Syrie. La Grande Bretagne contrôle l’Iraq, le Koweït, la Palestine et la Jordanie. Ils ont morcelé les territoires. Des monarchies et des gouvernements fantoches sont mis en place comme en Jordanie. C’est aussi les prémices du projet sioniste porté par les impérialistes en Palestine, particulièrement la Grande Bretagne qui lui apporte son soutien par la déclaration Balfour de 1917.
En revanche, la création d'un Etat kurde et la restitution de territoires anatoliens à l'Arménie, initialement prévus par le traité de Sèvres seront remis en cause en 1923 par le traité de Lausanne. La bourgeoisie française escomptait d'importants contrats avec la nouvelle République Turque pour la construction de chemins de fer. C'est le président du conseil français Clémenceau qui utilisait les Arménien-ne-s (survivant-e-s du Génocide de 1915) et les Kurdes (désormais divisé-e-s entre quatre Etats) comme une monnaie d'échange. L'Etat turc acceptait en contrepartie le démembrement de l'Empire ottoman et le nouvel ordre impérialiste. 
 
L’OC-FR soutient la lutte des peuples qui dénoncent encore aujourd’hui les conséquences de ces négociations entre impérialistes. En redessinant la carte du monde, en séparant les peuples, en créant de nouvelles frontières, de nouveaux Etats (le Liban par exemple) sans légitimité populaire, les états français et britanniques ont crée le chaos. Ils ont aussi trahi leurs promesses faites aux peuples arabes en 1916, spolié les peuples kurde, arménien, arabe palestinien.
L’enjeu était de taille pour eux, il s’agissait d’asseoir leur contrôle sur des régions pétrolières et d’assurer leur approvisionnement énergétique. Il s’agissait aussi de sécuriser la route vers le reste de l’Asie et un débouché sur l’Océan Indien. Pour la France, le contrôle des littoraux est donc nécessaire. (Ce sont ces mêmes enjeux qui aujourd’hui dominent encore dans le conflit Syrien et lors des deux guerres du Golfe en Iraq).
 
Un siècle de lutte contre ces accords !
 
Les frontières d’aujourd’hui, les conflits d’hier et d’aujourd’hui sont le résultat de ces politiques impérialistes. De nombreux mouvements politiques, certains réactionnaires, d’autres progressistes ont tiré leur légitimité du rejet de ces accords. C’est le cas en Anatolie du kémalisme, dans le monde arabe du panarabisme et du baathisme.
 
En semant l'humiliation, l'impérialisme a engendré des monstres.
L’État Islamique proclame abolir la frontière entre la Syrie et l’Iraq, tracée artificiellement par les impérialistes français et anglais. Après la prise de Mossoul, l’EI crée sur twitter le hashtag #SykesPicotOver. Il s'agit de surfer sur le ressentiment des peuples contre la division semée par les impérialistes, tout en augmentant encore la division et le chaos. 
Pour l’OC-FR, Daesh est une émanation directe de Sykes-Picot et de l’impérialisme. Mais cette propagande montre bien le rejet total des politiques impérialistes en Iraq et en Syrie dans la population, et à quel point il est important pour les forces en lutte de se légitimer et de se positionner par rapport à cette histoire coloniale.
Nous, prolétariat des métropoles impérialistes et peuples du monde, n'avons pas d'intérêt à de tels accords, qui entraînent la guerre, le chaos, la misère, dont les seul-e-s à tirer profit sont les impérialistes. Ils se partagent le monde, créent des frontières en les traçant sur une carte et nous entraînent vers toujours plus de barbarie.
 
L’impérialisme a aussi crée les conditions propres à sa défaite. Du rejet de sa domination nait aussi les résistances nationales et révolutionnaires qui s’organisent, comme au Kurdistan et en Palestine. Là où l'impérialisme opprime, il trouve en face de lui des femmes et des hommes prêt-e-s à combattre, il trouve des forces qui refusent de se laisser entraîner dans la guerre civile inter-confessionnelle et inter-communautaire. Au Kurdistan comme en Palestine, les peuples résistent à l'impérialisme. Les tentatives de déstabilisation du Liban menacent les réfugié-e-s palestinien-ne-s. Le peuple kurde combat Daesh, accueille celles et ceux qui fuient la guerre tout en faisant face au terrorisme et aux forces militaires turques. 
Nous dénonçons la présence militaire de la France dans la région, les bombardements français, nous n'avons pas confiance dans les impérialistes qui ont semé le chaos pour arrêter la guerre civile qu'ils ont eux même largement fomenté. Nous soutenons à notre mesure le peuple kurde. Nous participons aux initiatives anti-impérialistes en France et appelons à renforcer les mots d'ordre anti-impérialistes. Loi travail, Etat d'urgence ici, bombardements, troupes françaises, espions là bas. 
 
L’OC-FR soutient les revendications nationales des peuples qui luttent pour leurs droits à un état démocratique, laïc, multiconfessionnel et multiculturel. Nous soutenons les peuples Palestinien et les autres peuples arabes, les peuples kurde, arménien, Yézidi, alévi, syriaque. Nous saluons les progrès révolutionnaires portés dans la lutte, en particulier au Rojava, où les kurdes et leurs alliés arabes et syriaques se battent contre Daesh.
Nous ne serons pas de ceux et celles qui fêteront l'anniversaire d'un accord génocidaire, mais nous sommes de ceux et celles qui souhaitons la défaite des impérialistes et de leurs projets dans le monde !
Nous considérons qu'ici, il est impératif de lutter contre l'impérialisme français, l'un des plus actifs dans le monde, belliciste et dangereux. Nous regrettons qu'il n'y ait plus de mouvement antiguerre massif, et souhaitons sa reconstruction. Dans ce sens l'OC-FR salue les initiatives du Comité national "ni guerres ni état de guerre" et nous appelons les individu.e.s et organisations progressistes, sincèrement anti-impérialistes à soutenir ce comité. Il est urgent d'obtenir des victoires politiques contre l'impérialisme français, qui seront autant de défaites de l'état français.
 
 
 
Ces frontières tracées par Sykes-Picot n'ont rien d'inéluctable. La lutte du peuple Kurde nous le montre. Nous soutenons sans réserve les organisations révolutionnaires kurde et le projet politique du Rojava. À Kobané, nous soutenons la reconstruction de la ville, et soutenons concrètement les aides internationalistes.
 
 
À Sinjar aussi, nous espérons que les Yézidis pourront très vite se reconstruire un avenir, loin de Daesh et des bombes de la coalition. Nous souhaitons voir les peuples arabe, syriaque, arménien, s'unir sur des bases démocratiques, dans le respect de toutes les cultures, et reprendre le contrôle de leur vie.
En Turquie, le gouvernement mène une guerre ouverte au peuple Kurde, avec la complicité des impérialistes européens et américains. Ce sont des alliés objectifs de Daesh. La Turquie est pour les impérialistes européens et nord-américains l'un des meilleurs garants, du maintien de leurs intérêts au Proche Orient, établis depuis Sykes-Picot.
Nous admirons la résistance kurde et son courage politique qui transforme la géographie des montagnes de Turquie, d'Iraq, d'Iran et de Syrie. 
En Palestine, l'actualité est toujours aussi dense. Le peuple palestinien aussi lutte avec les moyens qu'il a, et nous soutenons sans réserve leur combat qui est aussi le nôtre. L'état Israélien continue à mener la répression, agressant militairement encore ces derniers jours Gaza, et détruisant des tunnels qui permettaient de contourner le blocus. Là aussi, nous sommes persuadés qu'un jour le peuple palestinien effacera les frontières réactionnaires.
 
 
À bas Sykes-Picot
À bas l’impérialisme français !
Solidarité internationale !
 
Accord Sykes-Picot : 100 ans plus tard, c'est la guerre, les carnages, les massacres

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #Syrie, #Turquie, #kurdistan, #Kobane, #France, #International

Publié le 22 Avril 2016


Ensemble, construisons un 1er Mai de lutte !

 

François Hollande sur France 2 déclarait le 14 avril qu’il ne reviendra pas sur la loi travail. C’est par la lutte que nous devons lui donner tort en obtenant le retrait sans condition de la loi.

L’OC-FR appelle évidemment à poursuivre activement la lutte contre la loi travail. Deux dates de mobilisations sont à retenir, le 28 Avril et le 1er Mai. L'enjeu est de taille : la CGT appelle à la grève reconductible après le 28 Avril, à nous de monter crescendo entre le 28 Avril et le 1er Mai.

Cette loi, c’est une loi pour les grands groupes capitalistes. C’est une vieille revendication du Medef, et de son ancêtre le CNPF. Si elle est adoptée, elle dégradera profondément les conditions de vie et de travail des classes populaires dans l’état français.

 

Pour une grève reconductible illimitée et interprofessionnelle !

 

Le 1er Mai est une étape de plus dans la lutte, mais comme les précédentes journées d’action, ça ne suffit pas. La lutte syndicale doit s’amplifier et se massifier.

Pour cela nous ne pouvons pas compter que sur la jeunesse, il est indispensable que la classe ouvrière se mobilise, manifeste, fasse grève et soit au centre.

Il faut que la classe ouvrière bloque la production, l’économie du pays, pour faire pression sur le capital, et instaurer un rapport de force qui puisse inquiéter le patronat et le gouvernement. Cela exige un travail d'organisation. Il faut que la direction de la CGT en particulier prenne ses responsabilités dans la lutte, organise la convergence des ouvrier-ères et de la jeunesse, soutienne activement les appels de la coordination nationale étudiante, qui ne peut pas assumer seule la direction de cette lutte qui concerne l’ensemble des classes populaires.

Nos militant-e-s prennent à leur échelle leurs responsabilités, en prônant des grèves illimitées et interprofessionnelles, sur la base du retrait de la loi, en s'organisant à l'usine, à l'université. Partout, dans nos usines, nos universités, nos lycées, nous devons convaincre nos collègues, nos syndicats, rallier un maximum de personnes au combat.

C’est une condition pour obtenir une victoire syndicale et politique, première étape pour reconstruire dans l’état français, un mouvement militant progressiste et populaire ascendant.

 

Cette lutte c’est une lutte anticapitaliste !

 

Pour nous, communistes, ce mouvement n’est pas seulement une lutte contre le projet de loi du gouvernement. C’est aussi une lutte contre les projets d’ensemble des capitalistes, et tout ce qu’ils nous réservent. C’est une lutte contre la dégradation de nos conditions de vies, contre toutes les vexations quotidiennes que nous font subir des patron-ne-s et des petit-e-s chef-fe-s dans nos entreprises. C’est une lutte qui dénonce ce système économique et politique qu’est le capitalisme, et les rapports de production qui en découlent.

Alors que c'est nous qui travaillons et produisons, on tente de nous faire croire que notre travail a un coût pour le patronat, afin de pouvoir s'enrichir encore plus sur notre dos.

A l'heure actuelle, nous avons à gagner en terme de conscience et d'organisation afin de reconstruire le camp du prolétariat.

Dans cette lutte, nous devons poser la question de notre mode de production. Nous devons interroger cette société inégalitaire et injuste. A l'heure où la France met le monde à feu et à sang, nousne voulons plus de ce système barbare. Nous devons questionner la responsabilité des classes dirigeantes et du pouvoir qui veut nous imposer ses réformes capitalistes.

Nous devons donc profiter de ce mouvement pour nous réunir dans nos usines, nous organiser, discuter de nos conditions de travail et remettre en cause le mode de production capitaliste et le fonctionnement de cette société.

 

Ils nous répriment mais nous restons déterminés !

 

L’état français réprime violemment le mouvement contre la loi travail. Le mouvement nuit debout aussi est réprimé. L’état d’urgence est maintenu. L’exécutif veut même encore prolonger l’état d’urgence.

Les jeunes, les ouvrier-ères, les syndicalistes, tout-e-s ceux/celles qui luttent sont réprimés. À Pau, à Lyon, à Paris, et partout où la mobilisation s’exprime, le gouvernement envoie la police. Les militant-e-s politiques aussi sont explicitement visé-e-s. Certain-e-s sont condamné-e-s à de la prison ferme et à des amendes très conséquentes. Certain-e-s sont tabassé-e-s, mutilé-e-s, torturé-e-s. On cherche à nous humilier, à nous ridiculiser, mais nous restons fort-e-s !

Il va de soi que l’OC-FR dénonce la répression et exprime son soutien aux victimes.

 

Le ministre de l’intérieur se pose en victime, se disant choqué d’une affiche de la CGT contre les violences policières, symbolisée par une matraque. Toute occasion de tenter de diviser le mouvement est bonne. La police qui matraque c’est pourtant une réalité. Le ministre parle des policiers blessés lors des affrontements, mais il ne parle pas des crimes policiers, des nombreux et nombreuses mort-e-s dans nos quartiers populaires. Tou-te-s, nous avons en mémoire des exactions policières dans notre entourage. Il ne parle pas de Rémi Fraisse, tué par des gendarmes à Sivens. Il ne parle pas des vidéos récemment diffusées qui prouvent les agressions policières à l’encontre des manifestant-e-s. La police est structurellement notre ennemi de classe, car elle est aux ordres de la bourgeoisie, et en guerre contre les classes populaires.

Le 1er Mai sera aussi l’occasion de montrer que nous ne plions pas, et que la répression ne nous arrête pas.

Du 28 avril, en passant par le 1er Mai, construisons la mobilisation contre la loi El-Khomri.

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #France

Publié le 27 Mars 2016

PLUS QUE JAMAIS AUX COTES DU PEUPLE KURDE !
 
Le 13 mars dernier, un attentat à la voiture piégée a explosé contre un bus à Ankara. Cet attentat a tué 35 personnes et en a blessé 120. Principalement des civil-e-s. Le gouvernement turc comme d’habitude a accusé le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Il a finalement été revendiqué par les Faucons de Libération du Kurdistan (TAK) qui se présente comme une scission du PKK, née de l’échec du processus de paix et de la répression toujours plus sauvage de l’Etat turc contre les populations civiles kurdes. Les TAK ont expliqué que l’objectif de l’attentat était militaire, que les civil-e-s avait été tué-e-s par erreur et a présenté ses excuses aux familles des victimes  Cette action a été condamnée tant par le PKK que par le Parti Démocratique des Peuples (HDP) que le gouvernement turc présente comme la « vitrine légale du PKK ». En même temps, le gouvernement turc qui considère les Faucons de Libération comme un « prête-nom » du PKK a pris prétexte de l’attentat pour demander la levée de l’immunité des parlementaire du HDP (qui ont rassemblé 13% des voix aux législative de juin) et intensifier encore sa guerre contre le peuple kurde, en bombardant les forces armées du PKK en Irak et celle du Parti de l’Union Démocratique (PYD) en Syrie. Dans ce contexte, l’OC-FR continue à soutenir les forces progressistes kurdes et turques. Il est important de mobiliser et d’exprimer collectivement notre solidarité avec les peuples en luttes. L’OC-FR dénonce aussi le rôle de l’État Français, complice actif de l’État turc, et qui prépare l’opinion a de nouvelles offensives militaires.
Dès que la nouvelle de l’attentat a été connue, et avant même qu’il ait été revendiqué, toutes sortes d’ « experts » et d’ « universitaires » amis du régime turc sont venus vomir leur propagande sur les chaînes française d’« informations » en continu : « Le PKK qui a décidé de lancer une guerre contre la Turquie» (sic), « Le PKK, c’est Pol Pot au stade d’avant » (re-sic), « Le PKK organisation terroriste crypto-marxiste et totalitaire » (re-re-sic). Tout ça est bien dans la ligne de l’Etat français, dont le ministère des affaires étrangères à déclaré  "La position de la France est claire et constante: le PKK est un groupe inscrit sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne. Les raisons qui ont présidé à son inscription restent pleinement valables"
Cette inscription sur la liste des organisations terroristes est une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête de nos camarades kurdes qui peuvent en permanence être incarcéré-e-s pour leur engagement politique. L’OC-FR milite pour le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’UE. Les militant-e-s kurdes en France sont en permanence les otages de l’évolution des relations des Etats turc et français. Cette ambiguïté peut entraîner des situations absurdes. Quand un membre des services secrets turcs a assassiné trois militantes kurdes en plein Paris dans la nuit du 9 au 10 juillet 2013, François Hollande a annoncé qu’il avait personnellement rencontré l’une des victimes, l’activiste des droits humains Fidan Dogan, au Parlement européen. Le premier ministre turc (devenu aujourd’hui président) Erdogan a ainsi pu s’indigner sans honte que le président d’un pays ami  s’entretienne avec une « terroriste », sans que personne ne lui fasse remarquer que ses mains étaient encore rouges du sang de nos camarades.
Depuis 2011 l’Etat français et l’Etat turc ont collaboré étroitement pour déstabiliser l’Etat syrien, finançant, armant et entraînant les combattant-e-s de l’ « Armée syrienne libre », de Jahbat el Nosra, de Daesh et d’autres milices sectaristes et ethnicistes, sans trop s’occuper de qui était qui (de toute façon les idéologies de ces groupes sont poreuses et leurs allégeances fluctuantes). En contribuant à détruire la Syrie, ces Etats ont contribué à créer des millions de réfugié-e-s. Aujourd’hui, l’Union Européenne paie l’Etat turc a créer de vastes camps où les migrant-e-s sont retenu-e-s dans des conditions inhumaines, et l’Etat turc utilise cyniquement ces migrant-e-s comme une monnaie d’échange dans ses négociations avec l’Union Européenne. L’OC-FR exprime tout son soutien aux réfugié-e-s et revendique la liberté de circuler. 
Une criminalisation accrue des militant-e-s kurdes en Europe est une des conditions que pose Erdogan qui a déclaré lors de ses négociations avec l’UE  : « Une nouvelle fois, j'en appelle aux pays qui soutiennent directement ou indirectement les organisations terroristes : vous nourrissez une vipère en votre sein», son ministre de la justice déclarant pour sa part : "Nous recevons des messages de condoléances, mais il n'y a pas d'opération contre ceux qui mènent ces attaques.". Les victimes de Daesh au quatre coins du monde apprécieront les cyniques leçons d’anti-terrorisme d’Erdogan.
Qui sont les terroristes ?
Le PKK a rejeté en 1991 tout acte de violence contre des civil-e-e et s’y est tenu depuis 25 ans. C’est une question de morale révolutionnaire et de stratégie : l’Anatolie  est un territoire où s’entremêlent étroitement les populations turques, kurdes, arméniennes et alévies (même si les Alévi-e-s sont souvent nié-e-s en tant que peuple et réduit à une identité purement religieuse) et beaucoup d’autres minorités nationales. L’Etat turc est l’ennemi commun des prolétaires turc-que-s, du peuple kurde et des autres peuples dominés d’Anatolie. La violence doit donc viser à détacher les prolétaires turc-que-s de leur Etat et être uniquement dirigée contre les ennemis communs des peuples d’Anatolie : l’Etat turc, sa police et son armée. C’est cette stratégie qui a permis la solidarité des révolutionnaires de Turquie et du Kurdistan. Le combat des Kurdes de Syrie contre Daesh soutenu par de nombreux/se-s révolutionnaires de Turquie a encore renforcé cette solidarité combattante. L’annonce le 12 mars de la création d’un Mouvement Révolutionnaire Uni des Peuples, unissant les forces militaires du PKK a celles de neuf organisations révolutionnaires de Turquie (notamment le TKP/ML et le MLKP) pour combattre ensemble le régime turc est une avancée importante dans ce sens.
Depuis plus de 15 ans, le PKK tente désespérément d’engager un processus de paix avec l’Etat tur Pour les populations du Kurdistan de Turquie, il est chaque jour plus évident que ce processus est un échec et qu’il n’y a pas d’interlocuteur du côté turc. L’attentat-suicide du 13 mars, revendiqué par les TAK fait suite à une série d’attentats massacres dirigés contre la gauche kurde, attribués à Daesh et où la complicité (au bas mot) de l’Etat semble évidente : Diyarbakir 05/06/2015 (130 blessé-e-s), Suruç 20/07/2015 (32 mort-e-s), Ankara 10/10/2015 (102 mort-e-s). Il fait surtout suite à la guerre que l’armée et la police turque mène contre le peuple kurde depuis le 16 juillet, sous le nom d’état d’urgence et qui a déjà fait plusieurs centaines de mort-e-s. Chaque semaines nous apprenons de nouvelles horreurs attestées par des photos et des vidéos . Snipers tirant à l’aveuglette sur des civil-e-s. Familles empêchées des jours durant d’enterrer leurs mort-e-s. Cadavres de femmes militantes mutilés, dénudés et exposés dans la rue. Bombardement de villes hostiles à l’Etat, avec de forts soupçons d’utilisation d’armes chimiques à Cizre et Yüksekova. Le 23 janvier à Cizre, au moins 30 personnes (probablement beaucoup plus) qui s’étaient réfugié dans les sous-sols des immeubles pour fuir les bombardements, ont été brûlées vives par la police. 
De tout cela, les médias bourgeois de France ne parlent pas et consacrent leurs seuls reportages aux attentats qui tuent des turc-que-s et des touristes à Ankara et Istanbul. Les mort-e-s kurdes n’ont pas la même valeur. C’est pourtant le véritable visage de la République turque, amie de l’Etat français, amie des entreprises française (comme Areva dont les centrales nucléaires contribuent à la destruction de l’écosystème des provinces kurdes), membre de l’OTAN qui frappe à la porte de l’Union Européenne. L’amie des miliciens de Daesh qu’elle a armé et financé, et qu’elle continue à soutenir en bombardant les kurdes de Syrie qui les combattent. C’est le véritable visage du président turc Erdogan, l’ennemi des Kurdes, des Alévi-e-s et des Arménien-ne-s, l’ennemi des prolétaires, des syndicalistes, des progressistes et des communistes, l’ennemi des femmes et des personnes LGBTI, l’ennemi des migrant-e-s qu’il parque pour le compte de l’Union Européenne, l’ennemi de la nature et de la biodiversité qu’il détruit pour le profit maximum de ses ami-e-s les patron-ne-s.
Erdogan explique au monde que si l’armée russe exclue les « terroristes » de Daesh et al-Nosra du cessez-le-feu en Syrie, il a bien le droit de continuer à bombarder les « terroristes » kurdes de Syrie, lié-e-s au PKK. Les impérialistes, Etat français et USA en tête, interdisent aux kurdes de Syrie de participer à la conférence de Genève sur l’avenir de la Syrie. Mais les peuples du monde ont la mémoire longue : ils savent que la résistance kurde en Syrie a mérité la reconnaissance de l’humanité en sauvant les yézidi-e-s menacées d’extermination et en infligeant les première défaites à Daech, dans la ville de Kobâné et ailleurs. Ce souvenir, la propagande de l’Etat turc et de ses alliés impérialistes ne l’effacera jamais de nos coeurs. Le peuple kurde est l’ami de tous les peuples du monde. 
RETRAIT DU PKK DE LA LISTE DES ORGANISATIONS TERRORISTES DE L’UNION EUROPÉENNE !
RECONNAISSANCE DE LA RESISTANCE KURDE COMME ACTEUR INCONTOURNABLE DE L’AVENIR DE LA SYRIE !
HALTE AU TERRORISME D’ETAT AU KURDISTAN DE TURQUIE !
HALTE AUX BOMBARDEMENTS TURCS EN SYRIE ET EN IRAK !
ERDOGAN TERRORISTE, HOLLANDE COMPLICE !
 
Plus que jamais aux côtés du peuple kurde

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #kurdistan, #Anti-impérialisme, #International, #Syrie, #Turquie

Publié le 23 Mars 2016

Loi-Travail et Code du Travail : plus d'un siècle de rapport de force


Après une série de mesures en faveur du patronat depuis l'ANI en 2013, la loi travail est un nouveau palier franchi par le gouvernement « socialiste » pour saboter les droits des travailleuses et travailleurs obtenues par plus d’un siècle de lutte. 

La loi Travail est peut-être l'attaque la plus franche, mais les précédentes ont permis de préparer le terrain au gouvernement pour casser définitivement le cadre national mis en place par le code du travail, et remettre législativement en cause le principe de l'égalité devant la loi, acquis en 1910 par les luttes syndicales. 
Cette réforme c'est peut-être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Pour l'OC-FR, nous devons mettre nos forces dans cette lutte, soutenir les syndicalistes combattifs et combattives, isoler les conciliateurs/trices, et porter la revendication de retrait total de la loi sans négociation.
 
Cette loi répond à une vieille revendication du CNPF (ancêtre du Medef). Son objectif premier est de briser les conventions collectives et nationales, pour permettre aux patron-ne-s de négocier entreprises par entreprises les conditions de travail, et d'isoler les travailleurs/euses et les syndicalistes face aux patron/nes. Ce sont les accords d'entreprises qui pour 5 ans détermineront le temps de travail. Les règles ne seront plus nationales, mais décidées par le/la patron-ne.
Les conséquences seront immédiates. Dans les entreprises où les syndicats sont très faibles, voir inexistants, et où les travailleurs-euses n’ont pas les moyens de combattre leur patron-ne, les conditions de travail vont se dégrader largement et entraîner vers le bas celles de toutes et tous.  
La concurrence à tous les niveaux, entre travailleurs/euses, entre salarié-e-s de différentes entreprises, et leurs isolement, va se développer. Sans la lutte et la solidarité, on ne pourra plus dire non aux conditions posées par les patron-ne-s pour un emploi, tandis que l'opacité dans les entreprises augmentera. Sans la mobilisation collective, les pouvoirs du patron-ne-s sont systématiquement renforcés dans les négociations. Nier ce fait, c'est nier la relation de subordination entre l'employeur et l'employé-e, c'est nier la lutte des classes. Le code du travail était justement écrit pour tenter de limiter les pouvoirs du patronat dans l'entreprise, ce que la réforme tente de gommer.
 
Le gouvernement prétend que ces mesures visent à soutenir l'activité des PME et TPE pour embaucher en CDI. En réalité, ces mesures sont des cadeaux aux grands groupes industriels qui y voient une opportunité nouvelle pour développer la sous-traitance.
En externalisant au maximum la production, ces groupes industriels peuvent réduire leur masse salariale, accroitre leur profits, et imposer plus facilement aux ouvriers-ères leurs conditions de travail, en invoquant la concurrence, et sous la menace du travail sous-traité, le/la salarié-e n'étant qu'une variable d'ajustement. 

 

Les syndicats doivent établir le rapport de force et organiser la lutte !
 

Le syndicalisme est traversé de fortes contradictions. Des sections syndicales ouvrières comme celle des Goodyear, de cheminots, des unions locales comme dans le nord sont à la pointe de la lutte et ont appuyé le mot d'ordre de grève générale. Certaines se sont opposées ouvertement à la direction de la CGT et ont dénoncé son attentisme et la faiblesse de ses réponses à l'offensive du gouvernement.

Entre un syndicalisme intégré à l'appareil d'état, dont les représentant-e-s sont payé-e-s par des subventions étatiques et un syndicalisme de lutte de classe à la base, c'est le jour et la nuit. Réunions dans les bureaux cossus, adresse polie au gouvernement contre manifestations, grèves, blocages. Cela reflète la défense d'intérêt divers.


Nous trouvons très positif que des forces se redéveloppent et se pérennisent dans la jeunesse. Nous assistons à un renouveau des luttes lycéennes et étudiantes qui ne doit rien au hasard ni aux organisations syndicales et politiques jaunes comme l’Unef et les MJS. Ces jeunes en formation ont connu par eux-mêmes ou dans leur entourage l’expérience de la précarité. Ils/elles sont conscient-e-s que le gouvernement travaillent pour les intérêts de la bourgeoisie et au nom de ces intérêts-là les contraints à la précarité, à la soumission au travail et restreint drastiquement leur chance de pouvoir construire une vie stable à laquelle ils/elles aspirent, suivant leurs choix personnels et leurs initiatives.

 Renforcer nos organisations de classe en prévision des futures batailles


Nous étions septiques sur la possibilité d'une grève interprofessionnelle le 9 mars et constatons le travail qu'il y a à réaliser pour rendre concret un tel mot d'ordre. Il faut que les forces du prolétariat déterminées à la lutte réussissent à entrainer leurs syndicats et avec eux la majorité des travailleurs/euses. 

La CFDT restant hors mouvement, une partie des travailleurs et travailleuses syndiqué-e-s ou travaillant dans des boîtes où la CFDT est forte ne sont pas mobilisé-e-s. De plus, nous constatons toujours une faiblesse des organisations syndicales en général dans la classe ouvrière. Cette faiblesse a été accentuée par les réformes internes à la CGT dont la direction a attaqué le financement des unions locales ces dernières années. C’est pourtant dans ces unions locales que les travailleurs/euses des différents secteurs peuvent échanger, se rassembler, se constituer en force contre leurs patron-ne-s qui les exploitent.

Une grève générale est sensée désorganiser la production. Cela demande que de nombreux travailleurs et travailleuses cessent le travail. Cela demande qu'ils et elles soient informé-e-s de la réforme, des grèves, qu'ils et elles aient des espaces de discussion. Cela demande une organisation solide et une solidarité infaillible entre tous les secteurs afin de permettre aux grévistes de tenir l’effort de grève.

Nous considérons qu'abattre la réforme du code du travail et renforcer les organisations qui nous permettront de renforcer le mouvement et de pérenniser les forces acquises peut se faire du même élan.
Avec les ouvriers et ouvrières, syndicalistes combatifs et combattives, les lycéen-ne-s, les étudiant-e-s, construisons l'unité à la base et dans l'action. Mobilisons autour de nous, dans nos boites, nos écoles, nos quartiers. Manifestons, dotons-nous d’espaces de discussion pour prendre nos décisions, organisons des assemblées générales, votons la grève.

Nous sommes dans une situation économique et politique qui exacerbe les tensions au sein de la société de l'état français. La crise capitaliste fait de notre pays un des plus agressifs militairement au monde. Le gouvernement tente de faire passer des réformes aux conséquences terribles pour les travailleurs et travailleuses. C'est le chômage, la misère, le racisme nauséabond. Sur le territoire de l'état français, pour museler toute opposition à ses campagnes militaires et pouvoir mener à bien sa politique, c'est l'état d'urgence.

Face à l'accroissement des contradictions au sein de la société de l'état français, il est normal que des forces prêtes à se mettre en mouvement se créent. A tous et toutes de faire en sorte de gagner cette bataille et en sortir renforcé-e-s en prévision de batailles de plus en plus importantes.

 

 Guerre, état d'urgence, réformes assassines : assez. Relevons la tête et battons nous !
 Renforçons le mouvement ! Renforçons nos organisations !
Unité à la base et dans l'action !
Non à la loi travail !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié le 23 Mars 2016

Non au MCE Deep Water development à Pau !

 

Total reçoit à Pau le sommet des pétroliers offshores du 5 au 7 Avril 2016. Les entreprises Shell, Exxon, Repsol, BP, parmi d’autres, y participeront. Elles discuteront des marchés stratégiques du gaz et du pétrole en eau profonde. 

Ce sont ces entreprises, avec Total, qui s’accaparent les ressources naturelles et les matières premières des peuples pour leurs profits, au mépris de l’environnement qu’ils saccagent, des sols et des océans qu’ils empoisonnent, de la planète qu’ils polluent et des peuples qu’ils exploitent et oppriment.

Le mouvement écologiste appelle à manifester contre ce sommet. En tant qu’anti-impérialistes, l’OC-FR appelle à se mobiliser contre la tenue de ce sommet.

 

 Ne nous laissons pas enfumer !

 

La COP 21 fut une vaste opération d’enfumage du gouvernement. Aujourd’hui, l’impérialisme français et ses concurrents continuent toujours autant à vouloir nous enfumer. Or le système capitaliste ne peut qu’empirer la situation. 

« L’accord de Paris » du 12 décembre 2015 n’a rien changé. Il ne menace aucun intérêt des groupes industriels et des grandes puissances impérialistes. 

Dans un contexte de concurrence inter-impérialiste, les grands groupes pétroliers sont prêts à repousser toutes les limites, en fermant les yeux sur les conséquences, pour engendrer plus de profits. Ils veulent conquérir de nouveaux marchés et accéder à toujours plus de pétrole, malgré la surproduction qui va nous mener à la pénurie. Le marché est par ailleurs déjà largement irrigué : il y a une suroffre et cela s’intensifie.

Jamais les pétroliers ne se mettront d’accord sur autre chose, ils sont en partie responsables de la catastrophe environnementale, et c’est à nous d’en subir les conséquences.

 

Ni oubli ni pardon !

 

Nous n’oublierons jamais la responsabilité des capitalistes. Ils veulent discuter de l’exploration et de l’exploitation du pétrole en eaux profondes, mais nous n’oublions pas la catastrophe de Deep Water Horizon. La compagnie pétrolière BP qui participe à ce sommet est responsable de la marée noire la plus grave de l’histoire. Sa plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique exploitait le puits le plus profond jamais creusé en offshore. En Avril 2010, elle génère une fuite estimée à 4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres. L’ampleur des dégâts est incalculable. 50% du pétrole brut serait encore dans l’environnement sous forme de microparticules.

Pourtant ils veulent continuer à forer en mer. C’est le but de ce sommet. 

Les groupes français notamment, qui gèrent déjà des plateformes pétrolières, veulent suivre l’exemple de BP. L’un des premiers actes politiques de Hollande, élu président en 2012, a été de donner des permis d’explorer en eaux profondes à Shell et Total au large de la Guyane, alors même qu’il en avait fait une promesse inverse durant sa campagne électorale, et que les risques écologiques d’une marée noire au large de la Guyane seraient immenses et catastrophiques. Au large de l’Afrique et de l’Antarctique aussi, dans l’Océan Indien, la France a des velléités en haute mer. Rien n’arrête cette soif de profit.

Au sommet de l’état français, Total a donc ses entrées partout. Membre actif de l’Afep, le lobby du Cac 40, les patrons de l’entreprise sont très actifs pour influencer les réformes et la politique économique du gouvernement. 

Avec Total, on se souvient aussi du naufrage de l’Erika en 1999 au large de la Bretagne ou l’explosion en 2001 de l’usine AZF à Toulouse. Et on pardonne rien.

 

Total, ambassadeur de l’impérialisme français

 

Total qui accueille ce sommet est un représentant actif de l’impérialisme français. C’est une « supermajors », c’est à dire l’une des six plus grosses entreprises dans le secteur à l’échelle mondiale, avec notamment Shell et BP. Selon le magazine américain Fortune, elle est l’une des onze plus grandes multinationales. L’entreprise est notamment très présente en Afrique, et de longue date. Ses intérêts y sont immenses et elle y a encore des projets. Comme Areva, elle constitue l’un des piliers de la Françafrique. Elle l’était déjà à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, pays avec lequel l’entreprise collabore activement pour détourner l’embargo pétrolier international (décidé par l’ONU en 1977) via des pipe-lines secrets en échange d’uranium pour la centrale du Tricastin, dans le sud de la France. 

Christophe de Margerie, l’ancien président de Total, décédé dans un crash d’avion, était avec Bolloré l’un des leaders de l’impérialisme français en Afrique. Il avait fait de ce continent son terrain de développement principal en cultivant son réseau françafricain et en intervenant directement dans les politiques des états africains. Il était un grand ami des dirigeant-e-s les plus corrompus et avait mis en place un système puant les barbouzes et les services secrets, utilisant les réseaux de la défunte Elf (entreprise à l’origine de la création de Total) pionnière de la Françafrique. C’est lui-même qui affirmait en Mai 2010 en marge d’un sommet France-Afrique : « Total a besoin de l’Afrique », « Total a beaucoup plus d’intérêts en Afrique qu’en France ». 

20% des réserves mondiales d’hydrocarbures se situent en Afrique. Plus de 30% de la production de Total s’y trouve. 10% des effectifs du groupe y travaillent. Total est ainsi devenu la première compagnie pétrolière d’Afrique, présente dans 43 pays du continent où il explore, produit, raffine et distribue. C’est le continent où l’entreprise progresse le plus aujourd’hui et cela malgré la concurrence accrue. 

C’est de façon générale le continent où l’impérialisme français est le plus présent. En 2008, le secrétaire d’état à la coopération français déclarait d’ailleurs : « L’implantation des entreprises françaises en Afrique est une de mes priorités. » « On veut aider les africains, mais il faut que cela nous rapporte ». On ne change pas les bonnes vieilles recettes de l’état capitaliste français.

 

L’impérialiste Clémenceau disait :  « chaque goutte de pétrole est une goutte de sang ». Il savait de quoi il parlait, lui qui en 1918 a défini la politique pétrolière de la France, poursuivi sous De Gaulle qui créera plus tard « Elf Aquitaine » pour assurer les intérêts stratégiques de la France lors de la décolonisation et le maintien de sa domination sous une autre forme, néo coloniale. Il n’est d’ailleurs pas anodin que ce soit cette figure politique qui inspire aujourd’hui Valls et Hollande. 

Pour l’OC-FR, cette phrase, bien que prononcée par un dirigeant de l’impérialisme français, est entièrement juste et toujours autant d’actualité. 

Comme Clémenceau jadis, nos dirigeant-e-s sont aujourd’hui prêts à partir en guerre pour l’or noir. En 2011, à propos de l’intervention en Libye, le ministre des affaires étrangères français (Alain Juppé, aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle) déclarait : « On nous dit que cette intervention coûte cher, mais c’est aussi un investissement pour l’avenir ». 

En septembre 2011, une lettre du Conseil National de Transition Libyen fuite dans la presse, promettant 35% du brut Libyen à la France. Sous Kaddafi, Total exploitait 15% du pétrole Libyen. Comme par hasard, dès mars 2011, Total est l’un des premiers à soutenir les insurgés Libyens, organisant à Benghazi une rencontre avec des représentants de l’entreprise. 

Le pays est désormais plongé dans un chaos total. La France y est toujours en guerre. Et Daesh profite du chaos pour à son tour prendre le contrôle de puits de pétrole. 

 

Les ambitions des pétroliers sont toujours aussi pressantes en Afrique, à la conquête de nouveaux gisements. Au Congo, le Parc National des Virunga, plus ancien parc d’Afrique abrite les derniers 200 gorilles de montagne (menacés d’extinction) et environ 200 000 personnes vivent des ressources du lac et de la pêche artisanale. Les pétroliers font tout pour s’accaparer ce territoire et en expulser les habitant-e-s malgré l’interdiction de la loi congolaise concernant la présence d’industries d’extraction. 

Des explorations sismiques ont été menées sur le lac Edouard en 2014. Pour cela il a fallu emprisonner les pêcheurs qui s’opposent aux multinationales, certains ont même été tués. Tous les coups sont permis, y compris l’usage de milices armées qui attaquent régulièrement le parc. Une très large part (85%) de la réserve pourrait être transformée en concession pétrolière, et Total, comme la compagnie Soco ne perdent pas de vue les Virunga. Vingt-cinq hectares de forêt y disparaissent chaque minute. 

 

Les peuples d’Afrique n’acceptent pas cette main-mise sur leurs ressources. La France, et son fleuron du pétrole Total sont par exemple en conflit avec Madagascar qui reproche le vol des îles éparses (ou îles Malgaches selon la dénomination du droit international) dans l’Océan indien, revendiquées par le pays depuis plus de 30 ans. Le sous-sol y serait riche en hydrocarbures, dans des quantités estimées au moins aussi importantes que les réserves du Qatar ! Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu devant l’ambassade de France. L’OC-FR soutient ces mobilisations du peuple malgache.

 

Il faut dire que Total a déjà causé beaucoup de dommages irréversibles à Madagascar. L’entreprise y exploite aussi des gisements de sables bitumineux, forme semi-solide de pétrole mélangé à de la terre, dont le captage demande énormément d’énergie. Les conséquences environnementales sont dramatiques, avec des impacts sur la biodiversité locale. Les réserves de Tsimiroro, exploitées par Total, sont estimées à 1 milliard de barils de pétrole. Celles de Bemolanga 1,2 milliard de barils. D’autres sites sont explorés. Ces productions raréfient les ressources en eau (il faut six barils d’eau pour produire un baril de pétrole), rejettent massivement du souffre, des métaux lourds, provoquent des pluies acides…

 

En Afrique, il serait impossible de citer tous les crimes de Total, tant ils sont nombreux. En Angola, au Soudan, au Sahara Occidental, au Mali… Partout où le pétrolier passe, il laisse derrière lui une trainée de sang. 

 

Total, à la pointe du crime partout dans le monde

 

Il n’y a pas qu’en Afrique que Total fait couler le sang. En Birmanie par exemple, l’entreprise soutient très activement la junte militaire depuis 1992. La Birmanie est un pays où le régime bouddhiste réprime les minorités nationales et religieuses et fait notamment des Rohingyas des apatrides, les stérilise de force ou encore les soumet en esclavage. L’ONU les reconnait comme « l’une des ethnies les plus persécutées au monde ».

 

Total est le principal investisseur du pays (avec 31,24% du total des investissements). En 2000 l’OIT (Organisation Internationale du Travail) pointait du doigt la pratique du travail forcé, caractérisée comme « une forme contemporaine d’esclavage », y compris dans les structures de Total. L’entreprise n’a même pas nié. Le président de son comité d’éthique déclare en 2001 : « Lorsqu’un cas de travail forcé est porté à notre connaissance, nous nous efforçons d’apporter une compensation ».

En 2012, Total obtient l’acquisition de 40% d’un bloc d’exploration d’hydrocarbures au large du pays. L’aventure en mer continue. Elle continue aussi ailleurs, en Amérique du sud, en mer du Nord, dans l’océan Arctique…

 

Total et ses vallées de la chimie

 

Total a aussi beaucoup investi dans le Béarn et à Pau où se situe une partie de ses activités et où l’industrie chimique est très importante. Les ouvriers-ères du territoire connaissent bien Total. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si c’est cette ville qui reçoit le sommet MCE Deep Water Development. 

 

À Pau, Total a profité de la réforme LRU de 2007, pour investir dans l’université. L’objectif est de profiter à long terme d’une recherche gratuite et subventionnée (par l’état et les frais d’inscription des étudiant-e-s) qui serve ses intérêts. Egalement en vue : la formation de ses cadres à la recherche appliquée aux besoins très spécifiques de l’entreprise, ouvrant ainsi des laboratoires en génie pétrolier, en géosciences, géologie des réservoirs et en ressources fossiles, travaillant sur des enjeux qui ne profitent qu’à Total, sans transparence dans la société. Total participe en revanche activement aux instances décisionnelles de l’université. En plus de tout cela, l’entreprise peut profiter d’une manne inépuisable et à bas coût de stagiaires. Quel beau cadeau que la LRU pour les multinationales !

 

Les militant-e-s de l’OC-FR combattent chaque jour dans les universités les conséquences de la loi LRU. Or à Pau nous observons très concrètement son application, au profit d’un grand groupe monopolistique. Le président de l’université lui-même a déclaré vouloir faire de Pau une« pétro-pôle ». Total a implanté un centre scientifique et technique sur le campus, qui emploie près de 3 000 personnes. 

La « collaboration » avec l’université est tellement poussée, que cette dernière travaille à créer en Côte d’Ivoire une école de génie pétrolier pour le groupe Total. Cette école s’inscrit dans le cadre du développement du groupe pétrolier en Afrique, et est pilotée par l’UFR Sciences et techniques de l’université de Pau. En bref, l’établissement apporte son savoir-faire, sa trésorerie et son crédit à Total pour encore plus de Françafrique. En même temps, l’université espère bien que les perspectives de Total en Afrique de l’Ouest constituent un débouché pour ses futurs cadres, formés à Pau.

Pour l’OC-FR, l’université au service des intérêts privés est inadmissible, et contraire à nos luttes qui défendent recherche et savoirs fondamentaux, populaires, accessibles à tous et toutes. Ceci dit, c’est le lot de la société capitaliste que de reproduire des formations professionnelles au service du patronat et des impérialistes, et c’est ce que nous combattons. Pas seulement dans le Béarn mais partout où les capitalistes nous exploitent. Il n’y a pas qu’à Pau que Total concentre à son service la classe ouvrière ou la recherche. C’est aussi le cas dans la vallée de la chimie au sud de Lyon, dans les raffineries de pétrole, ou encore dans le centre de recherche de Solaize. Partout où Total nous exploite, les travailleurs-euses, et l’environnement, nous nous organiserons pour lutter.

 

Impossible de citer tout les exemples, tant Total intervient dans le monde,

mais c’est un système économique global, celui de l’impérialisme,

que nous souhaitons ici dénoncer. 

 

Pour l’OC-FR, il nous faut combattre les agissements de Total, et en dénoncer les conséquences qui sont un pan de l’impérialisme français que nous combattons

 

Tous et toutes contre le MCE Deep Water development !

Non au MCE Deep Water development à Pau

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Pau, #Impérialisme

Publié le 24 Février 2016

Un syndicaliste étudiant de Solidaires Étudiant-es à Lyon 2 a reçu une convocation au commissariat alors que l'université a porté plainte, après une mobilisation des étudiant-e-s en soutien à des sans-papiers. Lyon 2 perpétue une longue tradition repressive à l'encontre des syndicats étudiants. Avant Solidaires Étudiant-es, la FSE (qui a fondé Solidaires Étudiant-es après une fusion avec Sud Étudiant) avait subi de lourdes répressions à Lyon 2.

 

L'OC-FR témoigne son soutien au camarade réprimé. Nous sommes solidaires de sa lutte qui est aussi notre lutte !

 

Aujourd'hui, l'université Lyon 2 s'en prend au mouvement de soutien aux sans-papiers. Solidaires Étudiant-es et le collectif des Étudiant-e-s étrangers de Lyon ont mené une lutte sur le campus contre la sélection des étudiant-e-s sans-papier. Une délégation avait rencontré la présidence de l'université pour y porter ses revendications, et s'était retrouvé face à un mur qui refusait de discuter. Ils/elles ont alors poursuivi la lutte. Depuis la présidence de l'université fait de l'intox et communique avec outrance. C'est dans ce contexte que s'opère cette repression.

Nous soutenons les revendications de ce mouvement, qui exige la régularisation des sans-papier, la non-sélection à l'université, et le principe une carte étudiante = une carte de séjour.

L'université est un pan de la société. Les contradictions au sein de la société ne s'arrêtent pas aux portes des campus. La lutte contre l'impérialisme et pour les libertés démocratiques doivent se mener sur tous les fronts, y compris dans nos lieux d'études.

Que ce soit de Menton à Calais, dans nos quartiers, dans nos HLM et nos foyers, à l'usine, à l'université ou dans les lycées, à Paris ou à Lyon, c'est une même lutte pour les droits des sans-papiers et des réfugiés ! À Lyon 2, le collectif des étudiant-es étrangers de Lyon et le syndicat étudiant mènent une bataille parmi toutes celles que les militant-e-s progressistes sont en train de mener contre l'impérialisme français.

 

A bas l'impérialisme français !

 

La France est une puissance impérialiste, et se donne le droit de massacrer, piller, et diriger les peuples dominés.

En Afrique en particulier d'où est issu une partie de la population immigré dans l'état français, la France mène ses politiques impérialistes. L'État Français et ses entreprises y sont très présentes et y ont d'importants intérêts stratégiques. Total, CGG, Engie, Veolia, Orange, Alstom, Areva... ne sont qu'un panel des entreprises françaises qui exploitent les travailleurs/euses africain-e-s et les ressources de ce continent, sans que les peuples n'y aient accès, et qu'ils ne participent au développement des économies locales et nationales.

Les peuples africains y sont expropriés, déplacés massivement, et parfois génocidé par les impérialistes. Ils y amènent la guerre, au Congo (RDC) où l'on exploite le Coltan, au Mali où l'industrie nucléaire français a des intérêts, en Centrafrique autre réservoir français d'uranium, d'or, de diamants et véritable empire de Bolloré ou encore au Burkina Faso dont l'économie repose sur l'or.

Actuellement, l'impérialisme français est aussi très actif dans le Proche Orient où il est en guerre. On y retrouve en masse les armes de l'industrie militaire française, au Yemen, en Syrie, en Iraq...

Toutes les guerres et politiques impérialistes amènent des mouvements de population, et lorsque les peuples victimes de l'impérialisme veulent venir dans les pays impérialistes, ces derniers ferment leur porte. C'est le cas de la politique hypocrite et criminelle de la France et de l'Union Européenne avec son traité Schengen qui ferme les frontières et traque les migrant-e-s. La politique migratoire de la France est intrinsèquement lié à sa politique impérialiste, et à sa nature impérialiste.

Le mouvement des sans-papiers est donc une lutte anti-impérialiste, et fait partie du front anti-impérialiste.

Il est normal de fuir la misère, la guerre, le chômage et la faim et d'aspirer à une vie meilleure dans des pays "attractifs", surtout que ce sont les gouvernements de ces pays qui sont responsables de leurs conditions de vie dans leurs pays d'origine.

Mais l'état français impérialiste est aussi un état raciste. Le gouvernement français fait tout pour rendre la migration plus difficile voir impossible, et se permet de les trier selon leurs besoins en mains d'oeuvre, ou pour ce que la bourgeoisie appelle le "brainstorming", c'est à dire le pillage des "cerveaux" et des "talents" pour la France. Les sans-papiers doivent faire face à toutes les étapes au racisme institutionnel, et au racisme ordinaire et parfois ouvertement hostile des français-es et des partis politiques français.

Ceux et celles qui sont solidaires sont alors à leur tour réprimé, pour empêcher toutes connexions au sein des classes populaires dans l'état français, et tente au contraire d'attiser les divisions et les contradictions en son sein. C'est pourquoi à Calais par-exemple l'état français qui se charge d'empêcher aux migrant-es la traversée de la Manche vers l'Angleterre, réprime les mobilisations de soutien aux habitant-e-s de la "jungle", bidonville gigantesque où sont coincés des migrant-e-s.

Quelques jours après les attentats du 13 Novembre et de la promulgation de l'état d'urgence, la police avait également réprimé une manifestation de soutien aux migrant-e-s.

 

Pour l'OC-FR il est donc essentiel de lutter avec les sans-papiers et de faire sien-nes leurs revendications. Ce sont les mêmes multinationales et les mêmes patrons qui ici nous exploitent, et là-bas les oppriment. Bolloré, Lagardère, Dassault, ce sont les mêmes ennemis que l'on a en commun.

Notre rôle politique, avec les sans-papiers et les réfugiés, est d'unifier la classe ouvrière, qui elle est internationale. Les communistes doivent contribuer à l'unité de la classe ouvrière. L'unité de la classe ouvrière n'a pas de frontières !

 

Retrait des plaintes et renonciation aux poursuites !

Liberté de circuler !

Unité de la classe ouvrière internationale !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Lyon, #Sans-papiers, #Impérialisme, #Anti-impérialisme

Publié le 23 Février 2016

L'État turc continue son opération militaire de répression à l'encontre du peuple kurde. C'est une véritable guerre ouverte, avec des meurtres massifs et des accusations outrancières, que le gouvernement turc mène contre les kurdes de Turquie, mais aussi contre les Kurdes de Syrie.

 

Par ailleurs, tout en cherchant à créer un consensus contre le soi-disant "terrorisme" kurde en Syrie et en Turquie, le gouvernement turc en profite pour réprimer tou-te-s les empêcheur/euse-s de massacrer en rond au sein de sa population: le mouvement ouvrier et ses syndicats, les intellectuels progressistes et pacifistes, les mouvement féministes et LGBTI (qui entretiennent des relations de solidarité mutuelle anciennes avec le mouvement national kurde) les minorités nationales (notamment les Alévi-e-s et les Arménien-ne-s), les organisations communistes.

 

Depuis sa fondation l'OC-FR entretient des relations de solidarité avec les militant-e-s communistes et progressistes d'Anatolie exilé-e-s en France, qu'ils/elles soient kurdes, arménien-ne-s, alévi-e-s et turc-que-s. Ces relations de solidarité sont fondées sur la lutte contre les accord entre les gouvernements turcs et français pour la répression des militant-e-s révolutionnaires. Elles sont aussi fondées sur la volonté de profiter de la riche expérience révolutionnaire qu'ils/elles ont accumulé dans un contexte de répression très forte. Nous nous en sommes toujours tenu à une position de non ingérence dans les contradictions internes du mouvement révolutionnaire en Anatolie, car nous pensons que, face à la répression de notre Etat, la solidarité de classe ne se monnaye pas. Nous avons régulièrement soutenu des militant-e-s emprisonnées en France au nom de leur supposée appartenance au Front Révolutionnaire de Libération du Peuple (DHKP-C) tout en ne partageant pas les prises de positions de cette organisation contre le mouvement national kurde. Nous continueront à les soutenir malgré cette divergence.

 

Nous considérons que le mouvement national kurde en Turquie, alliance de plusieurs classes, fait de facto partie intégrante du mouvement révolutionnaire mondial. Nous sommes pour ce qui nous concerne solidaires des luttes des peuples opprimés par l'impérialisme français, et dénonçons l'opportunisme des organisations chauvines française qui refusent de soutenir-par exemple-les militant-e-s basques emprisonné-e-s sous prétexte qu'ils/elles seraient "nationalistes petits-bourgeois", "identitaires" ou "réactionnaires sans le savoir". Dans les années 60-70 l'époque ou la plupart des organisations communistes turques ont commencé à construire leurs analyses et leur programme, le développement des forces productives était beaucoup plus faible en Anatolie, les survivances de formations sociale antérieures au capitalisme étaient beaucoup plus puissantes, l'impérialisme US était omniprésent. Il est relativement compréhensible que l'idée d'une lutte de libération nationale contre l'OTAN et les Etats-Unis continue encore aujourd'hui d'apparaître comme principale à beaucoup de militant-e-s communistes de l'Etat turc par rapport à la lutte des peuples opprimés par l'Etat turc. Plus compréhensible en tout cas que l'obstination de certaines organisations opportunistes de l'Etat français a présenter la bourgeoisie française comme "vassale de Washington et de Berlin" alors que la bourgeoisie française est impérialiste depuis les années 1880 et ne participe à l'OTAN, à l'Europe capitalistes et aux différents blocs réactionnaire où elle adhère qu'en fonction de ses propres intérêts bien compris.

 

Nous apprécions tout particulièrement l'attitude internationaliste de la majorité des organisations communistes en Turquie envers le mouvement national kurde. Cet internationalisme peut prendre des formes différentes, certaines organisations ont fait le choix d'entretenir des liens organisationnels étroits avec le mouvement national, d'autres de garder une plus grande autonomie. Il serait paternaliste et présomptueux de notre part de prétendre distribuer des bons et des mauvais points à des organisations devant faire des choix stratégiques et tactiques dans une situation d'une complexité et d'une richesse inouïe. Nous apprécions les nouvelles solidarités apparues à la faveur des derniers événements, notamment le fait que des combattant-e-s de différents groupes communistes combattent au coude à coude au sein du Bataillon de Libération du Rojava, contre Daesh et les autres milices réactionnaires au Kurdistan de Syrie.

 

De façon générale, le mouvement révolutionnaire en Anatolie nous propose des analyses plus avancées sur les questions des luttes démocratiques et féministes, sur la question des peuples opprimés, des minorités nationales et religieuses, sur la question de l'écologie et du droit à la vie des différentes espèces. Tout un tas de question que les opportunistes considèrent comme "secondaires" dans l'Etat français. Apprendre de cette richesse pour nos propres luttes, ce n'est certainement pas de l'exotisme révolutionnaire ou du cosmopolitisme.

 

L'OC-FR continue à suivre avec attention l'actualité du Kurdistan et de l'Anatolie, et apporte son soutien aux organisations kurdes et turques dans la mesure de nos forces limitées. Nous menons campagne avec les forces démocratiques et progressistes solidaires du Kurdistan et des peuples du Proche-Orient, auprès des militant-e-s kurdes et turc-que-s présent-e-s en Europe. C'est notre responsabilité en tant qu'internationalistes, alors que l'état français, allié d'Erdogan, mène la guerre en Syrie.

 

Les impérialistes veulent à nouveau réorganiser le partage du Proche Orient, et sont prêts à fermer les yeux sur les revendications kurdes, pour satisfaire leur alliance avec la Turquie. Le PYD n'a ainsi pas été autorisé à participer à la conférence de Genève, où les différents acteurs du conflit en Syrie se retrouvent. Pendant ce temps, la Turquie bombarde les bases kurdes en Irak et en Syrie, pourtant en première ligne sur le front contre Daesh, et surtout les premiers à avoir engagé les combats contre eux.

 

En France, nous devons nous mobiliser pour que l'état français cesse son soutien actif à la guerre contre le peuple kurde et à la répression des mouvements communistes, démocratiques et pacifiste dans toute l'Anatolie. De nombreux initiatives ont déjà eu lieu. Un rassemblement internationaliste a eu lieu récemment pour soutenir le TKP/ML. L'OC-FR y était présente. Nous reproduisons ci-dessous l'allocution qu'un de nos camarades y a prononcé :

 

SALUT INTERNATIONALISTE AU TKP/ML ET AU TIKKO
(Allocution prononcée à l’occasion du rassemblement du 13 février)
Nous, Organisation Communiste-Futur Rouge, tenons à donner notre salut internationaliste au TKP/ML et au TIKKO et l’assurer de notre solidarité face au régime turc, membre de l’OTAN et allié privilégié de l’Impérialisme français.
Si les Etats impérialistes et réactionnaires sont unis pour traquer les révolutionnaires et réprimer les peuples aux quatre coins du monde, de la même façon les révolutionnaires et les peuples du monde doivent construire leur solidarité dans la lutte.
La bourgeoisie turque a emprunté son idéologie à la bourgeoisie impérialiste française. Mélange de positivisme et de darwinisme social, cette idéologie ne pouvait déboucher que sur des massacres. Quand la bourgeoisie turque a accompli son accumulation primitive de capital dans le sang d’un million 600 000 Arménien-ne-s, c’était en se cachant derrière la devise de « Liberté, Egalité, Fraternité ». En France, cette même devise avait servi à justifier le massacre des peuples d’Indochine, d’Algérie et d’Afrique. 
Ibrahim Kaypakkaya a eu le mérite historique de rompre avec les fausses analyses qui faisaient du kémalisme un phénomène national-bourgeois et de démontrer que le kémalisme était bien une des premières formes de fascisme.
Nous saluons avec respect la mémoire d’Ibrahim Kaypakkaya qui a été une source d’inspiration pour nous.
Pour nous, jeunes révolutionnaires, qui ont grandi dans un monde où les Etats socialistes s’étaient effondrés, les avancées du TKP/ML et du TIKKO ont été une lueur dans la nuit de l’Impérialisme et de la réaction.
De la même façon, pour nous jeunes révolutionnaires des pays impérialistes, la camarade Kinem, Barbara Anna Kistler, a été un exemple d’internationalisme vivant.
Aujourd’hui, l’impérialisme français, de concert avec l’Etat turc, sème le chaos au Moyen-Orient, entraînant le départ de centaine de milliers de réfugié-e-s. L’impérialisme français utilise ces réfugié-e-s comme boucs émissaires pour faire oublier sa crise. Nous devons marquer notre solidarité avec ces prolétaires face aux violences de la police française et des milices fascistes
Nous devons également soutenir les prisonnier-e-s politiques turc-que-s, kurdes et alévi-e-s persécuté-e-s par l’Etat français pour le compte de l’Etat turc.
Notre mission historique est d’abattre l’Impérialisme français, ce qui sera le meilleur service à rendre à tous les peuples du monde.
VIVE LE TKP/ML ! VIVE LE TIKKO !
VIVE L’INTERNATIONALISME PROLETARIEN !
VIVE LE COMMUNISME !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #Syrie, #kurdistan

Publié le 22 Février 2016

Le collectif "Ni guerre ni état de guerre" organise samedi 27 Février à 14H à Stalingrad un rassemblement et une manifestation contre la guerre le samedi 19 Mars.

L'OC-FR a signé la plateforme du collectif, et appelle à rejoindre cette mobilisation !

 

Nous reproduisons ci-dessous la plateforme du collectif :

 

Collectif ni guerres ni état de guerre

Texte fondateur

 

La France était en guerre bien avant les attentats du 13 novembre, lesquels ont largement servi de prétexte à intensifier ces engagements militaires. Les guerres de pillage pour le contrôle des ressources n’ont pas manqué depuis le début des années 2000, en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Mali, en Centrafrique. Ces conflits doivent être désignés par leur nom : ce sont des guerres d’ingérence impérialiste. La France n’a aucun « rôle positif » dans ces interventions, malgré ses prétentions puisées à l’ancien répertoire colonial.

 

Les interventions militaires que mène l’État français sont très largement invisibles dans les médias. Le peu qui en est dit impose un consentement au nom d’une logique sécuritaire, avec ou sans habillage humanitaire ; le discours belliciste entend anesthésier et tétaniser la population. Pourtant, comment ne pas rappeler les désastres que sèment ces guerres, les millions de morts, de blessés et de déplacés, la misère, le désespoir jetant les populations sur les routes, tandis que s’enrichissent les profiteurs de guerre, les multinationales vendeuses d’armes – la France tenant en la matière le quatrième rang mondial. Ce sont aussi des dépenses colossales, qui détournent l’argent public de dépenses sociales, culturelles et écologiques vitales. De surcroît, l’État qui mène ces guerres, en pompier pyromane, nous entraîne dans une spirale infernale ayant pour effet de renforcer la haine qui débouchera sur d’autres attentats. Les « Rafale » tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan. Ces bombardements sont des bombes à retardement.

 

La guerre devient désormais un moyen de gouverner – et de gouverner par la peur. L’état de guerre proclamé justifie la privation croissante des libertés et des mesures directement inspirées de l’extrême droite comme la déchéance de nationalité. Cette situation, d’une extrême gravité, passe pourtant pour une évidence dans le discours politique dominant, comme s’il s’agissait de banaliser la guerre et de nous habituer à cet état martial et sécuritaire. Car l’état d’urgence vise à museler les colères et les luttes : cette guerre est aussi une guerre sociale.

 

Nous nous opposons aux guerres d’ingérence et de spoliation - donc à tous les impérialismes. Mais nous sommes en France et c’est donc en France que nous pouvons nous battre en priorité contre « notre » propre impérialisme. Nous pouvons le faire concrètement, sans abstraction ni proclamation : parce que les questions géopolitiques qui se jouent parfois à des milliers de kilomètres ont des résonnances fortes, ici, dans nos quartiers. C’est pour cela que la lutte de notre collectif passe par le combat contre tous les racismes, et notamment le racisme antimusulman, contre les inégalités et les discriminations, le soutien aux migrants et aux sans-papiers, l’opposition aux mesures d’exception et au contrôle généralisé des populations qui ciblent en priorité les personnes musulmanes ou supposées telles, les quartiers populaires et les mouvements sociaux.

 

Il nous faut donc nous organiser, riposter par une résistance à la hauteur de ce que nous subissons, à la hauteur des guerres qui se font contre les populations, contre nous et en notre nom. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer un Collectif contre la guerre, qui

• exige l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ;

• dénonce le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ;

• combat la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ;

• soutient le droit à l’autodétermination des peuples, apporte sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation.

 

Nous voulons élargir ce comité, nationalement et localement, à toutes les organisations et toutes les personnes qui se retrouvent dans ce combat.

Pour tout contact et signature : antiguerre16@gmail.com

 

Signataires au 18 février 2016

 

Bedriye Akyol (Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie) ; Jean-Claude Amara (porte parole de Droits devant!!) ; Nils Andersson (ancien éditeur) ; Hamadi Aouina (musicien) ; Robert Assens (Service Civil International) ; Ana Azaria (présidente de Femmes Egalité) ; Ludivine Bantigny (historienne) ; Emmanuel Barot (philosophe) ; Jacques Bidet (philosophe) ; Daniel Blondet (militant anti-impérialiste) ; Françoise Boman (médecin) ; Maguy Borrás (féministe) ; Thomas Bouchet (historien) ; Antoine Boulangé (syndicaliste enseignant CGT, académie de Créteil) ; Alima Boumediene Thiery (avocate) ; Bruno Boussagol (metteur en scène) ; Youssef Boussoumah (PIR) ; Paul Cabannes (enseignant) ; Anna Caetano (conseillère en insertion professionnelle) ; Sylvain Cantaloube (militant CGT Toulouse) ; Bénédicte Cappello ; Philippe Chesneau (militant écologiste) ; Déborah Cohen (historienne) ; Alexis Cukier (philosophe) ; François Cusset (historien des idées) ; Fanny Darbus (sociologue) ; Marielle Debos (politiste) ; Laurence De Cock (enseignante) ; Christine Delphy (sociologue) ; Esra Demir (Union des femmes socialistes) ; Patrick K. Dewdney (écrivain) ; Jeanne Dion (militante éducation nouvelle) ; Paul Dirkx (enseignant-chercheur) ; Samuel Domino (étudiant) ; Joss Dray (auteure-photographe) ; Christian Drouet (militant antimilitariste) ; Clément Dousset ; Julien Dufour (doctorant en sociologie, Université de Lorraine) ; Alice Dula (militante féministe altermondialiste) ; Christiane Etévé (enseignant-chercheur) ; Christian Faucomprez ; Otman Fekar (association Marxistes unitaires) ; Isabelle Garo (philosophe) ; Marif Gleizes ; Renée Gramaize (citoyenne) ; Alain Gresh (journaliste) ; Léna Grigoriadou (enseignante) ; Caroline Guibet Lafaye ; Fatima Har (Ailes-Femnes) ; Odile Henry (sociologue) ; Odile Hélier ; Sabina Issehnane (économiste) ; Fanny Jedlicki (sociologue) ; Thérèse Jouffroy (Amnesty International, Sortir du Nucléaire) ; Barbara Karatsioli (anthropologue) ; Patricia Kasperet (élue EELV, documentariste) ; Razmig Keucheyan (sociologue) ; Amaury Lambert (enseignant-chercheur) ; Patrice Lardeux (militant CGT Paris) ; Daniel Lartichaux-Ullmann (association Marxistes unitaires) ; Luc Lejeune ; Marie Lejeune (sociologue) ; Amélie Le Renard (sociologue) ; Laurent Lévy (essayiste) ; Benjamin Lormet (association Marxistes unitaires) ; Christian Mahieux (syndicaliste SUD-Rail) ; Henri Maler ; Philippe Marlière (politiste) ; Eliane Meillier (médecin et féministe) ; Marwan Mohammed (sociologue) ; Maurice Montet (secrétaire Union pacifiste) ; Christian de Montlibert (sociologue) ; Bénédicte Monville-De Cecco (conseillère régionale Île de France) ; René Monzat (membre d'Espaces Marx) ; José-Luis Moraguès (universitaire) ; François Nadiras (militant Ligue des Droits de l’Homme, Toulon) ; Olivier Neveux (historien de l’art) ; Adrien Nicolas (association Marxistes unitaires) ; Claude Normand (NPA) ; Gisèle Noublanche (membre de la LIFPL et du MRAP) ; Lucille Nouri (étudiante) ; Marc Ollaf (militant marxiste-léniniste) ; Chrystel Oloukoï (étudiante) ; Eugénia Palieraki (historienne) ; Elise Palomares (sociologue) ; Christiane Passevant (chroniques rebelles/Radio Libertaire) ; Willy Pelletier (sociologue) ; Timothy Perkins (artiste et enseignant à l'ENSCI) ; Hélène Peytavi (syndicaliste) ; Christian Pierrel (directeur de publication de La Forge) ; Joanny Poncet (militant syndicaliste CGT) ; Zineb Rachedy ; Laetitia Remy (étudiante en sociologie et fille d'ouvriers) ; Paula Rice (enseignante) ; Théo Rival (Alternative libertaire) ; Tarik Safraoui (réalisateur) ; Nordine Saïdi (Bruxelles Panthères) ; Catherine Samary (économiste) ; Serge Seninsky (retraité) ; Ariel Sevilla (sociologue) ; Omar Slaouti (enseignant) ; Nadine Slyper ; Teddy Theodose ; Julien Théry-Astruc (historien) ; Ali Tolu (militant syndicaliste CGT) ; Rémy Toulouse (éditeur) ; Enzo Traverso (historien) ; Marlène Tuininga (journaliste militante) ; Eleni Varikas (professeur émérite, Université Paris VIII) ; Christian Vernet ; Monique Vidal (retraitée de l'Education Nationale, ancienne responsable syndicale) ; Olivier Vinay (militant syndical) ; Louis Weber (éditeur) ; Béatrice Whitaker (architecte, militante Ensemble) ; François Wolf

 

Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT) ; Ailes-Femnes ; Alternative Libertaire ; Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP34) ; CAPJPO-Europalestine ; CGT Paris 7e ; Collectif des Féministes pour l'Egalité (CFPE) ; Comité anti-impérialiste ; Droits devant !!; Emancipation tendance intersyndicale ; Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI) ; Femmes plurielles ; Fondation Frantz Fanon ; Front Uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) ; Marxistes Unitaires ; Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ; Organisation Communiste - Futur Rouge (OC-FR) ; Organisation de Femmes égalité ; Parti des Indigènes de la République (PIR) ; Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) ; Rassemblement organisé des communistes (ROCML) ; Sangha-Paris ; Section française de la LIFPL/WILPF (Women International League for Peace and Freedom) ; Sortir du colonialisme ; Union juive française pour la paix (UJFP) ; Union des Femmes Socialistes de Turquie (SKB) ; Union pacifiste de France (UPF)

Rejoignons la mobilisation "ni guerre ni état de guerre" !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #Impérialisme