Publié le 28 Novembre 2016

Déclaration de l'OC-FR au 38ème anniversaire du PKK
 
Nous étions invité à assister et à nous exprimer à l'anniversaire du PKK, principale organisation politique kurde en Turquie, qui mène une lutte armée de résistance face au régime réactionnaire d'Erdogan. 
La lutte de libération nationale au Kurdistan est une lutte juste que nous saluons dans toutes ses régions, quel que soit l'État qui domine. Nous saluons la résistance héroïque et le courage des combattant-e-s kurdes qui font face à tant d'ennemis.
Une répression intense est actuellement menée par le régime turc, en Turquie, mais aussi en Syrie et en Irak, où l'armée d'Erdogan intervient militairement. La Turquie occupe le Kurdistan-Nord et menace le Rojava. Erdogan menace l'existence même du peuple kurde, sauf ceux qui acceptent de collaborer docilement comme les forces de Barzani en Irak. L'État français l'assiste dans sa tâche génocidaire. Il est donc urgent d'exprimer et d'apporter tout notre soutien inconditionnel aux forces progressistes kurdes. 
 
Un de nos camarades nous a donc représenté, et a lu cette déclaration :
 

"Cher-e-s camarades

Je voulais d’abord transmettre mon salut chaleureux et celui de mon groupe politique, l’organisation communiste Futur Rouge, au peuple kurde et à son Parti.

La lutte au Kurdistan est aujourd’hui une des luttes émancipatrices les plus avancées dans le monde. Si nous pensons que nous devons lui apporter notre solidarité, c’est parce que nous avons des ennemis commun : l’impérialisme, le capitalisme et le patriarcat.

Il y a 100 ans les impérialismes français et britanniques se partageaient le territoire de l’ancien empire ottoman par les accords Sykes-Picot, dans le mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cent ans plus tard, c’est ce système qui est en train de s’effondrer dans le chaos. La région est un foyer de contradictions impérialistes entre les USA, la France, la Turquie, Israël, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Russie et l’Iran. Ces contradictions peuvent déboucher sur une nouvelle guerre mondiale.

Nous qui militons en France, nous avons une responsabilité particulière par rapport aux crimes de notre Etat, l’Etat français, membre de l’OTAN, allié privilégié du régime fasciste turc, d’Israël, du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Nous ne pensons pas pour autant que la Russie et l’Iran soient des alliés des peuples du Monde contre l’impérialisme occidental. La Russie et l’Iran sont un bloc impérialiste concurrent de l’impérialisme occidental, mais lui aussi couvert de sang et oppresseur des peuples.

La véritable force qui peut vaincre l’impérialisme, c’est la solidarité internationale des peuples du monde.

Depuis 1978, le peuple kurde mène une lutte exemplaire, d’abord contre le régime fasciste turc, sous la direction du Parti des Travailleurs et de son président, Serok Öcalan, en lien avec les forces internationalistes, progressistes et démocrates au sein du peuple turc et des autres peuples d’Anatolie.

Aujourd’hui, la lutte se développe dans les quatre parties du Kurdistan contre les régimes dictatoriaux, les chefs féodaux et l’oppression patriarcale. Cette lutte démocratique fait à nos yeux objectivement partie de la révolution socialiste mondiale.

Après l’héroïque victoire de Kobané, début 2015, un pacte de solidarité à été signé entre les représentant de la lutte kurde en Europe et vingt-six organisations communistes d’Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique réunies au sein de l’ICOR, la Coordination Internationale d’Organisations Révolutionnaires.

Une des matérialisation de ce pacte de solidarité a été la construction entre juin et novembre 2015 d’un centre de santé pour le croissant rouge kurde par 177 brigadistes venus de 11 pays différents.

Nous avons passé la frontière turco-syrienne sous la protection des camarades kurdes et œuvré selon les principes de la Révolution au Rojava, avec des méthodes de construction traditionnelle.

Nous continuons à collecter de l’argent pour l’acquisition de matériel médical et la reconstruction écologique de la vile.

Le centre de santé à ouvert en juillet 2006 avec un service d’accouchement et de soin aux femmes parturientes, ce qui est un symbole d’avenir, de reconstruction et de vie.

Car nous savons que la vie triomphera sur les forces du fascisme et de la mort, même si la situation est difficile.

Après son échec électoral de juin 2015, le parti AKP d’Erdogan a relancé la sale guerre contre le peuple kurde, mais aussi contre tous les progressistes et tous les peuples minoritaires d’Anatolie. Beaucoup de villes de Bakur sont aujourd’hui aussi détruites que Kobané.

Par ailleurs l’Etat turc cherche à détruire l’environnement et le cadre de vie traditionnel du peuple kurde avec un programme de centrales nucléaires et hydrauliques comme à Hasankeyf . Des grandes compagnies capitalistes françaises comme Areva prêtent la main à ce véritable écocide.

L’armée kurde et ses mercenaires ont lancé une campagne d’extermination fasciste contre la révolution au Rojava. Cette campagne a été préparée de longue date.

Les Forces Démocratiques Syriennes, constituées des YPG et des YPJ kurdes, mais aussi de combattant-e-s arabes, turkmènes, yézidi-e-s, syriaques…défendent les structures d’autogestion au Rojava et gagnent du terrain contre les fascistes de Daesh.

Les USA mènent un jeu dangereux en essayant d’utiliser les Forces Démocratiques Syriennes pour leurs intérêts tout en soutenant le régime fasciste turc.

L’impérialisme russe cherche lui aussi à utiliser les Forces Démocratiques de Syrie tout en soutenant le régime nationaliste arabe syrien qui a toujours nié le droit des Kurdes et des autres peuples minoritaires de Syrie.

En Europe une campagne médiatique se développe pour opposer les « gentils » Kurdes de Syrie et les Kurdes de Turquie, toujours considéré-e-s comme des « terroristes ». Pourtant c’est une seule et même révolution des deux côtés de la frontière.

Face à cette situation complexe et dramatique, les organisations révolutionnaires réunies dans l’ICOR ont décidé avec les représentant-e-s du mouvement de libération kurde de renforcer le pacte de solidarité. Ce nouveau pacte de solidarité a été signé le premier novembre.

Nous continuerons à porter nos mots d’ordres :

Abrogation de l’interdiction du PKK !

Libération de Serok Öcalan et de tou-te-s les prisonnier-e-s politiques progressistes en Turquie !

Retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne !

Non au blocus de l’Etat turc contre le Rojava !

Ouverture d’un corridor humanitaire avec le Rojava, pour les populations civiles et les réfugié-e-s !

Des armes pour les YPG et les autres forces de la guérilla kurde, en particulier le PKK.

Ne touchez pas au Rojava ! Liberté pour le Kurdistan !

Droit à l’autodétermination du peuple kurde !

Vive la lutte du peuple kurde pour la libération nationale et sociale !

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

Vive la solidarité internationale des peuples !"

 
Déclaration au 38ème anniversaire du PKK

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #kurdistan, #Kobane, #International, #Impérialisme, #Répression, #France

Publié le 27 Novembre 2016

Mort de Fidel Castro : un espoir déçu.
Nous saluons la mémoire de celui qui fut l’un des dirigeants de la révolution cubaine


Fidel Castro est décédé le 25 novembre 2016 à la Havane, à l’âge de 90 ans. L’OC-FR souhaite rendre hommage à la mémoire de ce dirigeant cubain.

Nous ne sommes pas castristes, ni guevaristes. Nous n’avons jamais considéré Cuba comme un pays socialiste, ni la révolution cubaine comme une révolution socialiste. Nous ne considérons pas Fidel Castro comme un communiste authentique, de même que nous ne reconnaissons pas le Parti Communiste Cubain comme un parti révolutionnaire, mais comme un parti de la bourgeoisie nationale et révisionniste.

Néanmoins, cela ne nous empêche pas de soutenir les cubain-e-s face aux impérialistes, et de reconnaître le courage de Fidel Castro lorsqu’il a mené une lutte de libération nationale glorieuse aux cotés de Che Guevara et de nombreux-euses autres révolutionnaires authentiques. Le rôle de Fidel Castro était à l’époque majeur, et nous ne l’oublions pas. Il infligea une énorme défaite à l'impérialisme. Fidel Castro a représenté un progrès historique indéniable pour les peuples d'Amérique et d'Afrique dont il a été un allié. Nous ne sommes pas, comme les trotskistes, de ceux et celles qui rejettent en bloc l’héritage de Cuba et qui avec les bourgeois-e-s ne font que diffamer l’histoire de cette île.
Mais nous ne sommes pas comme les révisionnistes, de ceux et celles qui chantent les louanges du PCC sans prendre du recul.

Pour les révolutionnaires du monde entier, Cuba et Fidel Castro ont longtemps représenté un espoir. Après l’URSS, l’Albanie, la Chine, Cuba représentait une espérance socialiste de plus. Avec la guerre du Vietnam, les luttes de libération nationales dans les anciennes colonies, contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud ou contre l’État sioniste en Palestine, Cuba était l’un des fronts de la lutte contre l’impérialisme, où les peuples prenaient les armes pour se libérer et prendre en mains leur destinée. Le mouvement révolutionnaire cubain était partie intégrante du mouvement anti-impérialiste mondial.

Cuba, une île d’espérance et de désillusion


Pour nous, la révolution cubaine, bien que bourgeoise, fut une lutte glorieuse que nous saluons. Nous saluons aussi ses acteurs, dont Fidel Castro qui en a été l’un des combattants majeurs. Nous avons aussi une pensée particulière pour Ernesto Che Guevara, qui a combattu aux côtés des révolutionnaires jusqu’à la mort, et qui fut aussi un maillon essentiel de la révolution cubaine.
Néanmoins, après la prise de pouvoir des révolutionnaires, ce ne fut pas le socialisme qui fut instauré, et ce n’est pas le prolétariat cubain qui gouverna, mais une bourgeoisie nationale menée par Fidel Castro. Cette bourgeoisie nationale, progressiste mais opportuniste, a perdu son rôle révolutionnaire lorsqu’elle a elle-même commencé à dominer le prolétariat cubain. Aujourd’hui encore, et plus que jamais, Cuba est une démocratie bourgeoise, malgré la ferveur populaire.

Cette révolution, qui pouvait inspirer de nombreux autres peuples en lutte, en particulier en Amérique du Sud et dans les Caraïbes, était insupportable aux yeux des impérialistes. Le Che lui-même tenta d’exporter cette dynamique à travers le monde. Et les impérialistes avaient peur que les peuples reprennent sa maxime :  "créez un, deux, trois Vietnam " !
Alors les USA instaurèrent un blocus économique complet autour de l’île, et tentèrent à de nombreuses reprises de renverser et de déstabiliser le régime cubain ou d’assassiner son dirigeant. Les États-Unis mirent fin unilatéralement à tout les traités entre les deux pays, mettant un terme aux commandes de sucre, principale denrée alors produite par l’économie semi-coloniale de Cuba.
Les cubain-e-s anti-castristes, souvent proches des mafias de Floride, étaient soutenus et financés par la CIA, parfois même armés et entrainés. En 1959, la CIA mis même en place des camps d’entrainement au Guatemala pour y former les cubains anti-castristes. En 1961, Kennedy envoya ces opposants tenter d’envahir Cuba. 1400 participèrent au fiasco de la baie des cochons. Aujourd’hui, les États-Unis continuent à occuper une partie de l’île, là où se situe Guantanamo, l’infâme prison terroriste américaine. 
L’embargo a pour objectif d’appauvrir l’île, d’accroitre la misère, la pénurie, rendant la situation sociale à Cuba très difficile. Face à ces agressions impérialistes continues, nous ne pouvons que les dénoncer et soutenir Cuba.

La bourgeoisie cubaine et les impérialistes à l’oeuvre


Avec Barack Obama, les États Unis ont décidé de renouveler les relations diplomatiques et économiques avec Cuba. Trump devrait poursuivre cette politique. Pas par altruisme, mais bien pour servir les intérêts économiques et stratégiques de l’impérialisme américain. 
L’embargo économique devrait être levé, au fur et à mesure que Cuba apporte des garanties à l’économie américaine, et que ces impérialistes fassent leur retour, qui a déjà débuté, dans l’île.
Cuba représente un marché pour les puissances étrangères, et les américain-e-s ne sont pas les seuls à baver dessus. L’impérialisme français aussi espère en tirer profit. Le président François Hollande s’est largement investi dans les négociations avec Cuba, apportant avec lui son lot de patron-ne-s prêts à investir, et dépecer l’île. L’industrie du tourisme, automobile, textile, culturelle, agroalimentaire, les bourgeoisies étrangères sont nombreuses à se ruer à la Havane pour avoir leur part du gâteau. Et il est évident que la politique actuelle de l’état de Cuba est conciliante avec les impérialistes, rompant définitivement avec l’héritage de la révolution cubaine, pour vendre l’île aux plus offrants. 

Depuis de nombreuses années, le gouvernement cubain opère un retournement radical, anti-social, liquidant les acquis de la révolution, remettant en cause les politiques progressistes en matière d’éducation, de culture, de santé, de logement, le développement économique de l’île, la réforme agraire, mettant en place des politiques de rigueur, mettant fin à l’économie planifiée, conforme aux intérêts d’une part de la bourgeoisie cubaine, une situation inévitable depuis la prise de pouvoir de cette classe sociale après le départ de Batista. 
C’est un bouleversement complet de la société cubaine. Un retour en arrière dramatique pour les classes populaires cubaines. C’est le retour de l’anarchie impérialiste, de la mise en concurrence à tous les niveaux, du chômage de masse et le dépècement organisé de l’île. Il n’y a plus rien à soutenir dans la politique cubaine actuelle.

Fidel Castro est mort, mais nous n’oublierons jamais son combat contre Batista et l’impérialisme.

 

Seule une nouvelle révolution libèrera les classes populaires de Cuba !
Hasta la victoria siempre !
Mort de Fidel Castro : un espoir deçu

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #International

Publié le 24 Novembre 2016

Face aux attaques fascistes, solidarité !
 


La librairie libertaire, la Plume noire, a été l’objet d’une attaque fasciste samedi 19 novembre dans le quartier de la Croix Rousse. 
Après un rassemblement des fascistes contre un projet de reconversion d’une église désaffectée en centre d’affaires, un groupe nombreux de fascistes s’est dirigé vers 18h, vers la librairie, connue pour être un lieu militant reconnu du mouvement libertaire lyonnais. 
La CGA Lyon explique dans son communiqué qu’une douzaine de personnes se trouvaient dans la librairie lorsque le lieu fut attaqué violemment par les fascistes. Heureusement, les personnes présentes ont pu se défendre, empêchant les fascistes d’entrer, mais les dégâts matériels sont tout de même nombreux, et il y a des blessé-e-s. Un volet métallique a été enfoncé, les vitres sont détruites. Le communiqué de la CGA Lyon explique également que les attaquants sont repartis en scandant « on est chez nous », « la France aux Français » et « mort aux juifs ».
La semaine précédente, c'est le bar la Rumeur à Nantes qui a été attaqué, le Gud Lyon de passage revendique l'attaque. Le même jour, des militant-e-s des JC ont été agressé-e-s à Lille. Quelques jours plus tôt, des antifascistes parisien-ne-s ont été blessés lors d'affrontements avec l'Action Française qui manifestait ce soir là pour le 11 Novembre.  

Nous souhaitons exprimer notre soutien aux militant-e-s libertaires et antifascistes qui ont subi ces agressions. Nous exprimons aussi notre colère, face à ce mouvement fasciste qui se développe, s’exprime et agresse librement.

Cet événement n’est malheureusement pas un fait isolé à Lyon. Les agressions fascistes ne sont pas nouvelles dans la région. Cela fait de longues années, que différents groupes fascistes et ultra-réactionnaires s’organisent et agressent des militant-e-s politiques, syndicaux, associatifs, mais surtout tous ceux et toutes celles qui ne partagent pas leur vision réactionnaire de la société et qui n'y correspondent pas de manière conforme. Les agressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes sont nombreuses à Lyon. 
De même les initiatives politiques des fascistes se répètent, des rassemblements, des manifestations, des meetings, sur les mots d'ordre les plus réactionnaires possibles. 
Dans la ville et ses environs, les fascistes ont des locaux, des lieux pour se réunir au vu de tous-tes. Ils peuvent librement se structurer et diffuser leur propagande. Tout y est facilité pour que s'y développe une mouvance particulièrement dangereuse.

Il n'y a pas qu'à Lyon où cela se passe. À Lille par-exemple, les fascistes locaux ont toujours eu pignon sur rue : le Local, bar de Claude Hernant, trafiquant d'arme et informateur de la police. Récemment la Citadelle a ouvert en plein centre ville. A Ixelles, aussi, en Belgique, un local a ouvert.

Ces fascistes voient leur développement d’autant plus facilité que leur discours trouvent des relais immédiats dans la politique menée par le gouvernement et le PS. La manif pour tous, mouvement homophobe massif qui défile régulièrement est par-exemple devenu un lieu d’expression libre pour tous-tes les fascistes. Lorsque les manifestations des homophobes étaient quasi-hebdomadaire, pendant des mois le PS a délibérément laissé traîner les choses pour que les réactionnaires occupent la rue plutôt que les travailleurs et travailleuses et les jeunes des classes populaires. 

Les déclarations racistes trouvent un écho dans la politique de l’État qui exclue et traque les sans-papier-e-s et migrant-e-s, déchaîne les sentiments islamophobes et xénophobes. Leur unité nationale, leur "esprit charlie", c'est la liberté pour les bourgeois et bourgeoises, la répression pour les classes populaires.
Le projet d’interdiction du voile dans les universités, ou du burkini sur les plages ne sont que les avatars d’une politique d’état systémique, raciste et sexiste. 
Ces mêmes mesures et discours sont abondamment relayés dans les médias, sans remise en cause. Il n'y a pas besoin du FN pour mener ces politiques revendiquées par les fascistes. Le PS le fait déjà.

Nous ne pensons pas qu'il y a une menace de prise de pouvoir fasciste imminente. Nous pensons que du FN au PS, et à sa gauche, il y a déjà une politique qui satisfait les revendications des mouvements les plus réactionnaires. Ce sont tous des partis de la bourgeoisie qui défendent des mêmes intérêts. Le FN ne se distingue finalement qu'à la marge de la politique raciste et sexiste du PS. Il est certes plus décomplexé, et ouvertement anti-immigré, mais il est aussi une organisation de la bourgeoisie comme les autres. Et la bourgeoisie ne se sent pas suffisamment menacée pour faire appel aux fascistes au pouvoir pour nous réprimer, tout simplement car il n'y a pas encore d'organisation révolutionnaire capable de menacer ce pouvoir bourgeois.

Il n'empêche qu'elle laisse se développer les mouvements fascistes, au cas où, pour pouvoir faire appel à elle en cas de besoin, comme auxiliaire répressif, comme bras armé paramilitaire de la bourgeoisie. Les fascistes peuvent donc en toute impunité menacer des camarades et les agresser.

L'état d'urgence, ce n'est pas les fascistes qu'il vise. Certains lourdement armés, prêts à commettre des attentats contre des mosquées ont été interpellés et libérés. Au contraire, état d'urgence et fascistes servent le même intérêt, celui de la répression bourgeoise !

Le récent redéveloppement de l'Action Française, incriminée à Paris et Lyon, ne nous étonne pas après le mouvement contre la Loi Travail. Lorsque certain-e-s redressent la tête et s'opposent à la politique bourgeoise du gouvernement, une part de la jeunesse bourgeoise se mobilise pour les réprimer. Ce n'est pas pour rien que les manifestations de policiers ont permis aux fascistes de reprendre de l'espace dans la rue !

Dans ce contexte particulièrement difficile pour les militant-e-s progressistes et antifascistes, s'organiser est nécessaire.
D’abord, il faut assurer l’autodéfense des classes populaires, et de tout-e-s ceux et celles qui sont menacés par les agressions.
Ensuite, il nous faut pouvoir répondre politiquement à l’État capitaliste et impérialiste qui organise cette société raciste, sexiste et homophobe. Il cherche à orienter la partie blanche du prolétariat vers le chauvinisme, le racisme. Il cherche la division. 

Pour éviter cela, il nous faut des organisations, au sein de la classe ouvrière, dans les quartiers populaires, dans les espaces ruraux. Lorsque dans les villages, les villes de l'Etat français, des fascistes manifestent et s'en prennent au migrant-e-s, nous devons réaffirmer l'unité de la classe ouvrière. L'autodéfense antifasciste est une autodéfense de classe contre le chauvinisme et le racisme !

Malheureusement, le chauvinisme et le sexisme imprègnent également les milieux dits progressistes ou révolutionnaires. Certain-e-s organisent même des réunions pour s'en prendre à celles et ceux, directement concerné-e-s, qui posent la question du racisme ! Pour nous, il ne  saurait il y avoir de mouvement antifasciste conséquent qui n'accepte et ne soutienne l'organisation de celles et ceux qui sont opprimé-e-s de part leur race, leur genre, leur religion ou leur orientation  sexuelle.

Dans un état aussi raciste et sexiste que le nôtre, pas étonnant que certain-e-s petit-e-s bourgeois-e-s retournent leur veste quand il s'agit de remettre en cause leurs privilèges !

Le combat de ces groupes non mixtes fait pleinement partie du combat antifasciste. Elles ne divisent et n'excluent que celles et ceux qui sont racistes, sexistes, islamophobes, transphobes, homophobes !

Nous soutenons les initiatives antifascistes conséquentes qui visent à faire reculer l’influence des fascistes.

Enfin, lorsque les fascistes attaquent, nous ne devons pas nous laisser intimider. 

Nous ne pouvons pas compter sur la bourgeoise pour nous défendre. Semer la panique dans nos rangs est un objectif de la bourgeoisie. Nous ne croyons pas à une République au dessus des classes. Elle cherche a nous museler et nous soumettre en échange d'une protection bien illusoire. L'autonomie de classe est la seule voie pour gagner. 

La solidarité est notre arme, et nous ne pouvons pas abandonner nos camarades qui seraient victimes des agressions fascistes. La CGA Lyon annonce lancer prochainement un appel à souscription pour réparer la librairie. Reprendre leur activité est la première réponse aux fascistes qui veulent intimider et démoraliser les progressistes. À Lille, deux manifestations ont déjà eu lieu contre la Citadelle.  
Nous saluons la combativité des libertaires lyonnais qui continuent le combat et appelons à contribuer à leur cagnotte pour rembourser les dégâts ainsi qu'au rassemblement qui aura lieu place colbert samedi à 15h00 ! 

Soutien antifasciste !

 

Nous relayons ci-dessous l'appel unitaire de la Plume noire :

 

APPEL À RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 15H PLACE COLBERT CONTRE LE FASCISME ! Faites tournez massivement ! :

Ni à la Croix Rousse, ni ailleurs, les fascistes n’ont pas leur place

Ce samedi 19 novembre des catholiques intégristes et des militants d’extrême droite ont tenu un rassemblement place Colbert avec casques et armes à la main alors que celui-ci était interdit par la préfecture.

Les habitantes et habitants du quartier ainsi que les personnes de passage se sont vues alors interdire l’accès à cette place populaire de la Croix Rousse.

Plus tard dans l’après midi, c’est un groupe de fascistes armés présent à ce rassemblement qui est venu sans aucune réaction policière attaquer la librairie la Plume Noire qui a été fortement endommagée et des personnes présentent blessées. Cette attaque n’est pas un fait isolé, elle s’inscrit dans la montée en puissance actuelle de l’extrême droite et la multiplication des agressions contre les minorités, les militant-e-s...

A Lyon il n’ y a pas moins de 4 locaux fascistes. De partout en France des groupes néo-nazis ouvrent des locaux et ont pignon sur rue avec la complaisance des pouvoirs publics qui les laissent faire.

La Coordination des Groupes Anarchiste de Lyon appelle les habitant-e-s, les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes à se mobiliser et être solidaire contre ses attaques.

RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 26 NOVEMBRE A 15H00 PLACE COLBERT

Pour nous soutenir, contacter nous à : soutienplumenoire@riseup.net

Face aux attaques fascistes, solidarité

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #France, #Lyon

Publié le 21 Novembre 2016

Amnistie pour les prisonni-ers-ères politiques basques !

Le 26 Novembre, pour la deuxième année, Amnistiaren aldeko eta errepresioren aurkako mugimendua organise une manifestation pour revendiquer l'amnistie des prisonniers et prisonnières politiques basques.

Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de nous positionner et de lutter aux côtés des militants et militantes abertzale. Plus d'une centaine sont incarcéré-e-s, dispersé-e-s dans l'état français et 350 dans l'état espagnol. Ils et elles ont été condamné-e-s à de lourdes peines pour avoir lutté pour leur droit à l'autodétermination et la justice refuse de faire sortir les prisonnier-e-s malades et en fin de peine de sûreté, les condamnant à la prison à vie. Citons Ibon Iradi, incarceré à Lannemezan, souffrant d'une sclérose en plaque.

Il est, en tant que révolutionnaires dans l'état français, nécessaire de se positionner et de soutenir ces militants et militantes. Nous soutenons le droit des peuples opprimés à lutter pour leur liberté ! Nous ne saurions être libres tant que des peuples seront enchaînés.

Le combat des prisonniers et prisonnières basques, de tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie, victimes du terrorisme des états espagnols et français, des exilé-e-s auxquel-le-s l'amnistie permettrait un retour au pays qu'ils et elles ont du fuir suite à leur engagement, c'est le même que le nôtre, celui pour la liberté et le socialisme.

Ces dernières semaines la répression a frappée des deux côtés d'Euskal Herri : arrestation de Mikel Irastorza dans une coordination des forces d'occupations françaises et espagnoles , et aujourd'hui les 7 arrestations à Altsasu pour l'instant comptabilisées dans une enième opération des forces d'occupations de la guardia.
Face à la répression, au déni du droit à l'autodétermination du peuple basque, seule la lutte paie !

Nous serons présent-e-s à cette manifestation et apportons notre soutien au mouvement pour l'amnistie et contre la répression. Borroka da bide bakarra !
Jo ta ke amnistia ta askatasuna lortu arte !

Texte d'appel en français

Le 26 novembre, manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo

En plus de supposer la liberté inconditionnelle des prisonnier.e.s, réfugié.e.s et déporté.e.s polítiques, l'amnistie implique le dépassement des raisons qui sont à l'origine du conflit, c'est-à-dire de l'oppression nationale et sociale, comme la manière d'arriver à une vraie paix basée sur la justice.

Mais en plus de ceux-ci, la lutte en faveur de l'amnistie apporte au débat d'autres éléments importants, parmi lesquels le caractère politique des réprimé.e.s, la violence structurelle des états, l'activité oppressive des forces d'occupation, l'ethnocide culturel des peuples sans état, l'oppression de la classe travailleuse, l'inexistence de démocratie et le droit à la lutte.

C'est pour cela que le Mouvement Pro Amnistie et Contre la Répression appelle à manifester sous la devise "Amnistie totale!" le 26 novembre à Bilbo, à 18:00 heures.

Le 26 novembre nous défendrons le caractère politique des réprimé.e.s, parce que sa dépolitisation facilite la répression qu'ils elles subissent et ferme les portes à vivre libres en Euskal Herria.

Le 26 novembre nous dénoncerons la violence que les états espagnol et français utilisent pour oppresser notre peuple et laisserons à découvert son visage sanglant et authentique.

Le 26 novembre nous dirons "Hors d'ici!" à la Garde civile, aux Gendarmes, à l'Armée, aux Policiers espagnols et français et aux cipayes, parce qu'ils n'ont apporté que souffrance, de la peur, imposition, torture, mort et guerre à notre peuple seul.

Le 26 novembre nous revendiquerons que nous sommes une nation et que, pour survivre comme peuple, l'indépendance et le socialisme soient indispensables. Que nous ne sommes pas espagnols et français, mais uniquement des Basques, et que ce qui nous unit n'est pas d 'appartenir à la même nation mais à la même classe.

Le 26 novembre nous crierons que sans justice il n'y a pas de paix et que se lever et se battre devant ceux qui essaient de perpétuer les injustices est encore plus légitime, c'est un devoir.

Le 26 novembre, une manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo.

Texte d'appel en basque

Azaroak 26, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon


Amnistia preso, deportatu eta iheslari politikoen baldintzarik gabeko askatasuna suposatzeaz gain, gatazkaren iturburuan dauden arrazoiak, hots, zapalkuntza nazionala eta soziala, gainditzea barnebiltzen du justizian oinarritutako bentako bakera iristeko modu gisa.

Baina hauetaz aparte, amnistiaren aldeko borrokak beste elementu garrantzitsu batzuk ekartzen ditu eztabaidara, besteak beste errepresaliatu hauen izaera politikoa, estatuen biolentzia estrukturala, indar okupatzaileen jarduera zapaltzailea, estaturik gabeko herrien etnozidio kulturala, langileriaren klase zapalkuntza, demokraziaren existentzia eza eta borrokarako eskubidea.

Hori dela eta, Amnistiaren Aldeko eta Errepresioaren Aurkako Mugimenduak “Amnistia osoa!” lelopean azaroaren 26an Bilbon manifestatzeko deia egiten du, 18:00etan Bihotz Sakratutik.

Azaroaren 26an errepresaliatuen izaera politikoa defendatuko dugu, haien despolitizazioak pairatzen duten errepresioari erraztasunak ematen dizkiolako eta Euskal Herrian libre bizitzeko ateak ixten dizkielako.

Azaroaren 26an Espainia eta Frantziako estatuek gure herria zapaltzeko erabiltzen duten bortizkeria salatu eta haien benetako aurpegi odoltsua agerian utziko dugu.

Azaroaren 26an Guardia Zibilari, Jendarmeei, Armadari, Espainia eta Frantziako poliziei eta Zipaioei esango diegu “alde hemendik!”, gure herrira sufrimendua, beldurra, inposizioa, tortura, heriotza eta gerra besterik ez dutelako ekarri.

Azaroaren 26an Euskal Herria nazio bat dela eta herri bezala bizirauteko independentzia eta sozialismoa ezinbestekoak dituela aldarrikatuko dugu. Ez garela espainolak ezta frantsesak ere, baizik eta soilik euskal herritarrak, eta beraiekin batzen gaituena ez dela nazio berekoak izatea, klase berekoak izatea baizik.

Azaroaren 26an justiziarik gabe bakerik ez dagoela eta injustiziak betikotu nahi dituztenen aurrean herri bezala altxatzea eta borroka egitea, zilegia ez ezik, betebeharra dela oihukatuko dugu.

Azaroaren 26an, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon.

Ammnistie pour les prisonniers et prisonnières basques

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #France, #Anti-impérialisme, #Antifascisme

Publié le 24 Octobre 2016

Avec la police capitaliste : zéro soutien !
 
Policiers et policières, font des manifestations sauvages depuis plusieurs jours, cagoulé-e-s, la nuit, pour revendiquer plus de moyens suite à diverses échauffourées dans des quartiers populaires.
 
Nous vivons dans une société où les contradictions engendrent des violences, mais la police n'est pas là pour nous aider, elle est là pour nous réprimer. Nous ne réclamons pas plus de moyens pour la police, nous nous battons pour sortir du capitalisme qui n'engendre que la misère et la guerre.
 
Non, tout le monde ne déteste pas la police : celles et ceux qui nous qui tentent de préserver coute que coute un système où ils concentrent les richesses au détriment de milliards d'autres personnes et celles et ceux qui vivent de leurs miettes en ont besoin. Pas nous.
 
Oui, nous vivons dans une société violente.

La richesse de la bourgeoisie française s'étale face à des classes populaires qui galèrent. Les capitalistes subissent la crise, licencient à tour de bras et cherchent à exploiter toujours plus celles et ceux qui travaillent.
Le mouvement contre la Loi Travail a été durement réprimé, par des milliers d'arrestations, des dizaines et des dizaines de blessé-e-s et mutilé-e-s. Cela faisait depuis la guerre d'Algérie que des manifestations syndicales n'avaient pas été interdites en masse. L'état d'urgence est permanent.
Notre pays est sur plusieurs fronts militaires. En plus de faire passer des lois pour nous exploiter encore plus, l'état français fait la guerre, au Mali, en Libye, en Centrafrique, en Iraq, en Syrie, elle sème le chaos dans de vastes régions de la planète. Des centaines de milliers de réfugié-e-s sont maltraité-e-s aux frontières de l'état français et sur notre territoire.

 

Nous subissons une propagande servie par des journaux aux mains de marchands d'armes, de patrons du BTP, de l'immobilier, de l'édition, des télécoms, et de l'état, qui nous incite à la peur. À accepter le racisme violent de notre société, où les non blanc-he-s, psychiatrisé-e-s sont tué-e-s, les immigré-e-s assigné-e-s à des boulots dont les français-e-s ne veulent pas, privé-e-s de papiers. Où l'on arrache des voiles et force des femmes à se déshabiller sur la plage, saccage des mosquées et surveille les musulman-e-s. À accepter la guerre.

 

Les quartiers populaires sont pris pour cible, les cités investies par la police, les hélicoptères tournent au dessus des quartiers populaires, les drones filment. Des milliers de balles sont tirées à Saint Denis sur des logements populaires et des locataires innocent-e-s après les attentats du Bataclan et de Saint Denis.

 

Oui, nous vivons dans une société violente parce qu'il y a des contradictions. Entre les bourgeois-e-s et les prolétaires, entre la France et la population des pays qu'elle exploite, bombarde, occupe.
 
L'illusion du service public

Au sein des classes populaires, il y a des violences aussi, parce que nous sommes en concurrence pour des miettes, des violences racistes et sexistes. Mais la police ne s'en occupe pas, elle est là pour être du côté des impérialistes.

Dans cette situation de tensions extrêmes, on cherche à nous faire croire que la police est un rempart face à une société au bord de l'implosion.

Mais cette situation, ce n'est pas notre responsabilité, c'est celle des capitalistes qui ne pensent qu'au profit et sont prêt-e-s à semer la guerre partout dans le monde et à nous exploiter, nous réprimer, nous jeter dans la misère.

L'état, il est au service des patron-ne-s, sa police aussi. Quand la police réclame plus de moyens, c'est plus de moyens pour tuer, c'est plus de moyens pour réprimer nos manifestations, c'est plus de moyens pour fouiller dans nos vies privées, plus de moyens pour débarquer au milieu de la nuit chez nous.
Les policiers et policières ont choisi comme jour pour commencer leur mouvement l'anniversaire du 17 octobre 61 lors duquel 300 algérien-ne-s ont été assassiné-e-s alors qu'ils et elles manifestaient pacifiquement. Ce sont ce genre de moyens que les policiers et policières réclament.

La police, comme l'Etat, n'est pas neutre. Nombre de partis soit disant du côté des ouvriers et ouvrières parlent de la police comme d'un service public comme les autres, à défendre.
Nous, révolutionnaires, ne sommes pas attaché-e-s aux services publics de l'état capitaliste. Nous ne croyons pas qu'il existe des institutions qui soient au service du bien commun dans la société capitaliste. L'OC-FR ne lutte pas pour aménager nos vies dans cette société pourrie, mais pour en sortir et la détruire. Toutes les branches de l'État seront alors détruites, y compris ses services publics, pour laisser place à une société socialiste dirigée par la classe ouvrière.

L'état capitaliste construit des écoles pour former des travailleurs et travailleuses, l'état capitaliste construit des hôpitaux parce que des travailleurs et travailleuses formé-e-s sont utiles à entretenir. Il construit des routes et livre le courrier pour que l'économie puisse tourner. Il entretient une police pour défendre les intérêts de bourgeois-e-s et maintenir un ordre dans lequel nous pouvons aller travailler et aux capitalistes de réaliser leurs profits.
Placer sa lutte politique autour de revendications pour "pas plus de moyens pour la police, mais plus de moyens pour les écoles et les hopitaux", c'est croire qu'il existe encore un moyen de résoudre pacifiquement les conflits qui existent dans notre société. C'est pour la révolution que nous faisons de la politique ! Pour mettre fin à cette société violente et construire le socialisme.
 
Dans un capitalisme en crise, les capitalistes n'ont pas intérêt à poser un billet pour former et soigner des travailleurs et travailleuses déjà trop nombreux et nombreuses. Ils ont uniquement intérêt à les réprimer.
Rien ne se règlera pacifiquement sous le capitalisme. Plus de misère, plus de violences, plus de guerre, voilà ce qui nous attend jusqu'à ce que nous nous débarrassions d'eux.
 
La police est débordée, tant mieux
 

Nous sommes plutôt satisfait-e-s que la police se sente débordée. Quand les CRS râlent de leurs conditions de déplacements. Que les flics - dont la grande majorité se blesse en faisant du sport - aient peur dans les quartiers. Nous trouvons cela très bien. Quand Alliance donne comme mot d'ordre de ne pas sortir sauf en cas d'urgence, nous nous félicitons de cette démoralisation chez un des bras armé de l'état.



Les violences au sein des classes populaires, nous n'avons pas besoin de la police pour les régler. Elle n'aide pas les victimes, au contraire, elle refuse de prendre les plaintes pour viol, elle s'en prend aux sans papiers, aux sans abris, aux travailleuses du sexe. Elle réprime selon ses critères, qui vend du shit, qui roule sans permis.

 
Nous organiser de façon solidaire pour régler nos conflits et nos contradictions est bien plus efficace que d'en appeler à l'état.
 
Nous ne voulons pas plus de moyens pour la police de nos ennemi-e-s ! Police hors de nos quartiers ! A bas l'état d'urgence ! 
Face aux violences, solidarité de classe !
Avec la police capitaliste, zéro soutien

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #France, #Antifascisme

Publié le 21 Septembre 2016

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom !

 

L'annonce de la fermeture du site de production de locomotive d'Alstom à Belfort n'a pas surpris les ouvrier-e-s, ingenieur-e-s et syndicalistes du groupe.

La branche énergie d'Alstom a été racheté par Général Electric. Au moment de la cession d'Alstom au groupe américain, Macron, alors ministre de l'économie et des finances, s'était déplacé sur place et avait donné des garanties de pérennité aux travailleurs et travailleuses de l'usine.

Garanties auxquelles personne n'a cru. Le cas des hauts fourneaux de Florange a suffisamment marqué les esprits pour que les promesses gouvernementales n'apparaissent plus que comme ce qu'elles sont, des mensonges visant à semer la confusion dans le camp des ouvriers et ouvrières.

En effet, si d'aucun-e-s arguaient que l'état n'avait pas cédé la branche transport au géant américain de l'électricité, c'était pour préserver un secteur stratégique pour l'état, beaucoup n'étaient pas dupes. Il s'agissait de permettre à G.E de ne pas s'encombrer d'une branche industrielle dont ils ne voulaient pas.

Néanmoins, à Belfort, ville marquée par la présence du groupe Alstom, la nouvelle fait mal et c'est unanimement que la population revendique la non fermeture de l'usine.

Cette usine à été construite dans les années 1870 au moment où l'état français se dotait d'un réseau de chemin de fer à travers tout son territoire. C'est aussi l'usine où a été développé le TGV sorti en 1971 qui a rapporté et rapporte à l'heure actuelle d'immenses bénéfices à la SNCF. Et a servi de vitrine internationale à la France.

Un an après la visite de Macron, on apprend que le carnet de commande étant vide, que l'usine va fermer dans les prochaines années puis les autres usines de la branche transport d'Alstom suivront.

Qui achète des trains ? La SNCF est une entreprise dont l'état est le principal actionnaire. Il suffirait que la SNCF passe commande de locomotives pour sauver cette usine.

 

C'est l'État français qui pilote les trains d'Alstom !

 

Apres tout, quand Vinci veut faire couler des millions d'hectolitres de béton pour faire un aéroport à Notre-Dame des Landes qui au point de vue de la circulation des marchandises et des personnes n'a strictement aucun intérêt... L'état allonge les millions, offre un contrat de concession juteux sur des décennies et des décennies à Vinci, paye des milliers de crs à défendre le chantier.

Par contre, quand la direction du groupe Alstom décide de fermer une usine, là, il n'y a pas de millions qui pleuvent pour sauver l'usine.

Manuel Valls, le premier ministre déclare que le pays n'est pas dans "une économie administrée" pour justifier leur passivité et invoquer les principes du libéralisme quand ça l'arrange. Il se moque du monde alors que l'état français surveille de près ses investissements industriels stratégiques et que Bercy les pilote via l'Agence de Participation de l'État (APE) qui participe activement aux conseils d'administrations des grands groupes français, relayant les consignes de l'Élysée ! L'État savait forcément ce qui se tramait dans Alstom !

Nous ne sommes pas là pour réaliser les plans de développement industriel de la France capitaliste. Nous n'avons rien à proposer à l'état capitaliste en la matière car nous n'avons pas les mêmes intérêts. Les capitalistes sont guidés uniquement par la recherche de profits toujours plus importants. L'état n'est pas neutre, il est à leur service. Le développement de l'industrie française, il s'en fiche.

De même, que le secteur des transports soit stratégique n'appelle pas à l'intervention de l'état. La bourgeoisie française a beau nous saouler de discours chauvins et racistes, elle n'a pas de patrie, elle ne cherche que le profit. Nous, nous pensons aux centaines de salarié-e-s et sous-traitant-e-s mis sur la paille.

Notre solidarité est tournée vers les hommes et les femmes qui travaillent dans cette usine ainsi que vers tous les ouvriers et ouvrières du groupe. Nous nous moquons de savoir si le carnet de commande est vide ou plein, car c'est la direction d'Alstom qui a organisé la cessation d'activité. Les ouvriers, ouvrières et ingénieur-e-s de cette usine ont le droit à un emploi.

Au pouvoir, nous communistes, nous ferons table rase des intérêts capitalistes, nous les exproprierons et nous planifierons le développement industriel socialiste autrement. Pour cela il faut une révolution, mettre fin à cet état qui organise la pénurie pour les classes populaires, et l'abondance pour la bourgeoisie, alors seulement nous pourrons appliquer un programme socialiste.

Pour l'heure dans cette société nous ne proposons aucune réforme capitaliste. C'est aux capitalistes de se débrouiller eux-mêmes avec leurs carnets de commandes ! Par contre, ils devront rendre des comptes ! En attendant l'OC-FR résiste aux côtés des ouvriers-ères qui subissent la loi du profit !

Les ouvriers et ouvrières de la branche énergie rachetée par GE ne sont pas en sécurité eux et elles non plus, les fermetures de site en Europe étant nombreuses (en ce moment une usine en Angleterre est en train de fermer). Là encore, le groupe est clair sur la marge bénéficiaire demandée pour le maintien des activités, dans un contexte économique où le secteur pétrolier sinistré réduit les marges.

Nous appelons à la solidarité avec les ouvriers, ouvrières et l'ensemble des salarié-e-s et sous traitant-e-s de la branche transport du groupe et participerons aux initiatives en région parisienne à la mesure de nos forces. Nous soutenons l'intersyndicale qui appelle les 12 sites du constructeur ferroviaire à faire grève le 27 septembre !

 

Avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom, unité à la base et dans l'action !

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #alstom, #France, #belfort

Publié le 21 Septembre 2016

Pour le Rojava, continuons à exprimer notre soutien !
Menons campagne en solidarité avec le peuple kurde qui tente de reconstruire son pays !
 
La Turquie réprime massivement les kurdes, attaquant au-delà de ses frontières et a pris le contrôle de 900 kilomètres carrés en Syrie. Elle a récemment exprimé son intention d’étendre son contrôle à 5000 km2. Ses offensives militaires n’ont pas d’autres buts que d’empêcher l’unification du Rojava. Pour cela la Turquie revendique une zone « tampon » à sa frontière avec la Syrie, en territoire kurde. Daesh de son côté continue sa guerre contre les peuples du Proche-Orient qui résistent et combattent pour leur survie. Les puissances impérialistes poursuivent leurs politiques criminelles aux côtés des dirigeant-e-s locaux corrompus et des milices réactionnaires. De très nombreux acteurs divers interviennent, parfois aux intérêts contradictoires ou ponctuellement convergents, avec des alliances instables. Tous tentent de gagner en influence pour servir leurs intérêts géostratégiques. Ce sont des enjeux globaux qui dictent le conflit, et non l’intérêt des vies humaines et civiles qui tentent de survivre sur place. Les impérialistes invoquent une intervention humanitaire alors qu’elle est tout sauf désintéressée. Leurs bombes explosent les maisons. Les villes assiégées sont détruites. Des populations sont massacrées. Ceux et celles qui le peuvent fuient la mort et sont contraint-e-s à l’exil au péril de leur vie. Les réfugié-e-s qui survivent aux traversées sont parfois arrêté-e-s par les autres états et renvoyé-e-s à la mort ou à la ruine vers ceux/celles qu'ils/elles ont fuis. 
Dans ce chaos, les kurdes se battent pour survivre et se reconstruire un avenir, avec leurs alliés des forces démocratiques syriennes (FDS). Au Rojava, ils bâtissent un nouveau monde, menacé par la guerre. Tout a été rasé, alors tout est à refaire mais sur de nouvelles bases démocratiques. Il faut construire des écoles, des hôpitaux, des routes, des universités. Il faut semer les champs, mettre en place des systèmes d'irrigation, installer de nouveaux centres de productions électriques et assurer l’approvisionnement du territoire. Il faut reconstruire les habitats pour assurer le retour de la diaspora. C’est tout un peuple qui n’a pas d’autre choix que de travailler d’unisson pour son émancipation et son autonomie. À Sinjar en Iraq aussi, les kurdes Yézédis doivent construire ce nouveau monde.
 
Lénine disait que le « communisme c’est les soviets plus l’électricité ». Nous n’en sommes pas encore là, mais le minimum est déjà d’assurer l’électricité dans un premier temps. Pour l’OC-FR, il est urgent de soutenir cette politique de reconstruction, et de faire campagne pour apporter une aide internationaliste et anti-impérialiste. Nous soutenons par-exemple l’initiative de l’ICOR qui avec l’aide de brigades de solidarités a construit à Kobane un centre de soin. Ce centre de soin doit être financé pour fonctionner normalement, être équipé et répondre à ses objectifs. L’aide internationaliste doit donc se poursuivre, et la solidarité concrète de l’ICOR doit trouver de nouveaux relais et être poursuivie par les soutiens progressistes. La reconstruction de Kobané est une priorité sur le chemin de la révolution au Rojava, et pour la libération de l’humanité. Cet acte inspire tous les mouvements révolutionnaires et est un exemple pour tous-tes ceux-celles qui se battent pour la révolution.
C’est pourquoi nous soutenons les actions de solidarités concrètes, et notamment celle de l’UPML et du centre culturel kurde de Nantes qui organisent une soirée-débat samedi 24 septembre en présence d’un des brigadistes. 
 
L'OC-FR soutient cette initiative que nous relayons, et appelons à l’organisation d’autres événements de ce type pour promouvoir la politique de reconstruction du Rojava. Il nous faut mener campagne pour faire la lumière sur l’actualité au proche-orient, sur les interventions impérialistes et les complicités criminelles des états, à commencer par l'état français, et des milices réactionnaires. Nous devons apporter notre énergie aux kurdes et à leurs alliés progressistes. Les forces révolutionnaires attendent de nous que nous puissions contribuer à la révolution démocratique et populaire au Rojava. Dans un premier temps, nous devons répondre aux demandes du Rojava. Il faut équiper et financer le fonctionnement du centre de soin. Nous appelons tous les internationalistes à y participer !

 

Voir ci-dessous le texte de présentation de la soirée-débat :

 

Le gouvernement turc a déclenché une répression massive contre le mouvement kurde et démocratique. Les États réactionnaires de la région comme les puissances impérialistes à l'origine de la déstabilisation de la région craignent par dessus tout le combat d'un peuple pour sa liberté.

La solidarité avec le peuple kurde s'est déjà mise en marche. En 2015, la Coordination Internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR) a organisé des Brigades de solidarité pour la reconstruction d'un hôpital à Kobané (Rojava).

La lutte se poursuit et il faut continuer les actions de solidarité. Cette soirée-débat permettra de mieux connaître la lutte du peuple kurde à travers le film « Assurer la victoire » qui retrace la construction du centre de santé. Nous pourrons également mieux comprendre la situation actuelle grâce aux membres du Centre culturel Kurde de Nantes, co-organisateurs de cette soirée.

Soirée-débat en présence d'un brigadiste et des membres du Centre Culturel kurde (Nantes)

samedi 24 septembre, 18h30 Centre Culturel kurde, La Rabotière, Saint Herblain

La rencontre sera suivi d'un encas et des tables de presse permettront de poursuivre les discussions.

Contact : Centre culturel kurde (Nantes) zin44@gmail.com

Union prolétarienne marxiste-léniniste contact-upml@riseup.net

Organisation Communiste - Futur Rouge  www.futur-rouge.overblog.com

 

Pour le Rojava, continuons à exprimer notre soutien !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #kurdistan, #Kobane, #Icor, #Syrie

Publié le 27 Août 2016

Nous soutenons Sophie Perrin contre l'université Lyon 2. Notre camarade, salariée, a repris ses études et a obtenue une mention très bien couronnant son mémoire sur les violences sexuelles intra-familiales. Son objectif était de poursuivre en thèse. Elle s'est vue barré l'accès à la thèse.

Nous vivons dans une société patriarcale où de très nombreux hommes s'octroient tous les droits sur le corps des femmes et de leurs enfants, profitant de leur posititon dominante. Faire perdurer le tabou concernant ces questions, c'est participer à silencier les victimes et faire perdurer ces violences.

En outre, après avoir exclu et interdit Sophie Perrin de l'université, les intellectuel-le-s bourgeois-e-s professeur-e-s d'université auxquel-le-s elle a demandé l'égalité de traitement osent demander des dommages et intérêts à Sophie. Quelle violence en effet que de recevoir des mails parlant de violences incestueuses !

 

Cet été, le petit Caïs, âgé de 4 ans, a été victime de viol par un membre du personnel éducatif de son école et sa famille s'est vue opposée un déni de justice par l'école, la justice, l'état.

 

Les intellectuel-le-s bourgeois-e-s sont là pour, idéologiquement, servir et protéger le système capitaliste, patricarcal et raciste qui est celui dans lequel nous vivons. Et Sophie, pour avoir parlé et avoir permis à des victimes de parler, est victime de répression, conspuée et isolée par celles et ceux qui relaient la propagande de l'université Lyon II.

 

Solidarité féministe avec Sophie, à bas la répression sexiste en milieu universitaire ! Nous appelons les lyonnais-e-s à se rendre à cette audience.

 

Affaire « Sophie Perrin » : à Lyon 2, on demande des dommages et intérêts à l’étudiante qu’on a empêché d’entrer en doctorat

audience du 15 mars reportée au 20 septembre 2016
14h, Chambre de la presse, TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e

 

 

Sophie, salariée en reprise d’études et élue syndicale en Conseil d’UFR, a obtenu un master recherche mention très bien en anthropologie, et 18/20 à son mémoire, soutenu lors de la session de juin 2010. Mais sa candidature aux contrats doctoraux ministériels, puis à l’accès en doctorat, s’est vue refusée d’examen. En lieu et place d’un accès en thèse, elle vit depuis six ans maintenant, un véritable harcèlement judiciaire, mené au nom de l’université Lyon 2. La réputation qui lui a été faite au sein du monde universitaire lui interdit, en outre, aujourd’hui tout espoir de pouvoir poursuivre son cursus.

Dernier acte de ce harcèlement : une plainte pour « diffamation et injures publiques », portée durant l’été 2015 par l’université, son juriste, son ex-président, et l’ex-directeur de l’école doctorale sciences sociales.

 

Comment en arrive-t-on là ?

 

Le jour de sa soutenance de mémoire (et pas avant) on apprend à Sophie que « les professeurs émérites ne peuvent diriger de nouvelles thèses ». Son directeur de thèse pressenti est émérite. Il reste alors quelques jours seulement pour rendre le dossier de candidature au concours pour les contrats doctoraux ministériels : comment trouver sérieusement un autre directeur de thèse en moins d’une semaine ?

L’unique souci du directeur de l’école doctorale de l’époque, par ailleurs professeur en anthropologie à Lyon 2, n’est pas cela : c’est d’appliquer les textes, affirme-t-il. Une application clairement erronée (confère la jurisprudence en droit administratif), dont il ne démordra pas. Il ajoute, illico, qu’aucun dossier ne sera accepté « incomplet ou en retard ». Or, il est bien placé pour savoir que ceci est impossible à Sophie, puisqu’elle attend le résultat de la double correction qu’elle a demandé concernant la note, précisément, attribuée par lui-même à sa copie : le relevé de notes définitif est nécessaire pour que le dossier soit complet…

Le dossier ayant donc été rendu en retard, il sera refusé d’examen sous l’égide de ce même directeur de l’école doctorale. Ce dernier refusera également toute demande de rendez-vous avec l’étudiante, sauf le lendemain du délibéré définitif du jury d’attribution des contrats doctoraux ministériels. Rendez-vous qu’il choisira de ne même pas honorer…

 

Devoir payer 2000 euros de dommages et intérêt

pour avoir dénoncé des comportements inadmissibles ?

 

Après cinq ans de harcèlement judiciaire et d’injustice, Sophie écrira, dans un mail privé, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris de l’égalité et du mérite républicain », et que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale, lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste ».

 

Ces phrases motivent la plainte de cet ex directeur d’école doctorale pour « diffamation et injure publique », et sa demande de dommages et intérêts : il estime son honneur et sa dignité atteints par ces dénonciations, à une hauteur valant 2000 euros de dédommagement.

 

Ce, alors que dès juillet 2010, dans un mail envoyé par ses soins à plus de 70 destinataires, et qu’il signait en tant que directeur de l’école doctorale, il qualifiait les courriels de Sophie d’ « afflux de ces scories électroniques qu’une étudiante qui n’a plus toute sa raison appelle « messages », sachez que cela fait quelques semaines que j’ai depuis longtemps demandé qu’elle cesse mais rien ne l’arrête. Ni la menace, ni la raison (qu’elle n’a plu) ».

Les courriels de Sophie consistaient essentiellement en des extraits de ses travaux de recherche, qu’elle a commencé à diffuser ainsi, dans la suite du RDV non-honoré par ce responsable, pour en montrer la qualité.

 

Le terme « scories électroniques » servait donc ici, de la part d’un haut responsable universitaire, qui a devoir d’exemplarité dans les fonctions qui lui ont été confiées, à désigner à un large public, les travaux de recherche de l’étudiante !

Des travaux sur un sujet passé sous silence dans les sciences sociales : les violences sexuelles incestueuses. Est-ce le sujet de recherche qui a dérangé ?

 

Toujours est-il que l’université n’a défendu ni l’honneur, ni la dignité de l’étudiante. Pis : elle a réagi, par l’intermédiaire de son président, en la traînant en justice et en lui interdisant, par des arrêtés unilatéraux de ce dernier, tout accès aux campus où elle venait d’étudier quatre ans. Ces arrêtés seront annulés après plus de deux ans d’application, pour non respect du contradictoire. Aujourd’hui, l’université choisit encore de soutenir la demande de dommages et intérêts de Lionel Obadia, qui était le directeur de l’école doctorale à l’époque, et a usé ainsi des responsabilités que la communauté universitaire lui avait alors confiées.

 

 

 

Lyon 2 : une zone de non droit pour les étudiant.e.s et les jeunes ?

 

Le président de Lyon 2 qui avait signé ces arrêtés demande lui aussi des dommages et intérêts, à hauteur de 2000 euros, car Sophie a relaté par exemple le fait qu’au moment même où il prenait ces arrêtés contre elle, il faisait également convoquer au commissariat un étudiant syndicaliste pour avoir fumé dans le campus, alors que cet étudiant était non fumeur !

 

L’université Lyon 2 demande quant à elle des dommages et intérêts, notamment car écrire « Lyon 2, la fac de gauche qui a viré vieux réac (…) la fac où qui conteste, rencontrera le marteau » constitue aux yeux de ses représentants une injure notoire…

 

Au total, l’université, Lionel Obadia, André Tiran, et son juriste, Gilles Maletras, réclament 12 000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocat à Sophie, parce qu’elle a dit la vérité.

 

A Lyon 2 aujourd’hui, mieux vaut donc accepter son sort, fut-il le plus injuste, et surtout, se taire, si l’on ne veut pas rencontrer le marteau judiciaire ?

 

Parce que nous n’acceptons pas un tel ordre des choses, nous vous invitons à venir à l’audience publique, du 20 septembre prochain, à 14h, Chambre de la presse, en soutien à Sophie.

Vidéos, témoignages…seront là pour aider chacun.e à se faire une idée plus exacte sur où sont la vérité et le mensonge dans cette université et dans cette affaire.

 

Vous pouvez également contribuer au financement des frais d’avocat de Sophie en envoyant un chèque à l’ordre de la CGT éduc’action, Bourse du Travail, 69422 Cedex 03, mention : solidarité Sophie Perrin, ou encore par virement sur le compte de la CGT éduc'action du Rhône : n°10278 07390 00019010840 74 avec mention en objet « solidarité Sophie Perrin. »

Solidarité féministe avec Sophie Perrin

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #lyon, #Université, #Répression

Publié le 21 Août 2016

Expulsions fin Juillet : CARA, roms, migrant-e-s, solidarité !

 

Le 28 Juillet, 292 personnes ont été évacuées d'un squat dans lequel nous étions présent-e-s depuis 2 ans et demi à Saint Ouen, le foyer CARA, par une armada de CRS (30 camions présent-e-s).

 

Depuis la venue du DAL au mois de septembre 2015, les habitant-e-s du foyer CARA vivaient dans l'isolement vis à vis des militant-e-s ayant participé ou soutenu cette occupation.

 

Pourtant, le foyer CARA a été un lieu où des dizaines de réunions de diverses organisations politiques, féministes, communistes, se sont tenues. Cette tour, construite par l'architecte Chemetov, était symoblique de la « banlieue rouge », populaire, ouvrière. Classe ouvrière abandonnée par le front de gauche qui a été la première municipalité à s'attaquer à la fermeture de ce foyer qui a accueilli des milliers de jeunes primo-arrivants en région parisienne durant une trentaine d'année.

 

Face à la politique de gentrification de la proche couronne de Paris, Saint Ouen se préparant à devenir un nouvel arrondissement parisien, cette tour a servi de refuge à de nombreux et nombreuses jeunes de quartiers, migrant-e-s, mineur-e-s isolé-e-s, familles roms, à tous ceux et toutes celles que la politique du logement dans cette ville vise à chasser.

 

Nous trouvons dommageable que les militant-e-s se soient détourné-e-s de cette lutte, considérée comme « finie » depuis longtemps alors que plusieurs centaines de personnes y vivaient encore. Les conditions de luttes évoluent, les choses se transforment. Mais nous trouvons classiste de considérer que, une fois disparu le cadre officiel de « foyer de jeunes travailleurs », la lutte est terminée, comme si des centaines de squatteurs valaient moins que les jeunes travailleurs, alors que ce sont toujours des jeunes travailleurs. Nous trouvons raciste de considérer que le départ des militant-e-s blanc-he-s politiques signe la fin de la lutte, comme si seul-e-s les militant-e-s blanch-e-s politiques étaient à même de lutter.

 

Le manque de soutien n'a pas permis d'éviter la dispersion des habitant-e-s. La police a placé des barrières pour disperser les roms qui restaient en bas du foyer, faute de moyen, il n'a pas été possible de mettre en place un campement. Le DAL revendique le relogement des habitant-e-s du CARA et négocie avec la préfecture (sur la base de sa propre liste des hébergements à l'hôtel, ne prenant pas en compte les revendications des roms).

 

Cependant, nous avons obtenu un soutien de la part d'ex habitant-e-s du CARA, d'habitant-e-s de cités aux alentours et des rapports d'entraide et de solidarité persistent malgré notre dispersion.

 

Nous même sommes conscient-e-s que la situation du cara et son expulsion fait partie d'une politique globale. Les habitant-e-s du CARA en étaient eux même conscient-e-s, car faisant partie des populations visées par la politique raciste du gouvernement, au CARA ou ailleurs.

 

Et cet été, la politique raciste vise de plein fouet les quartiers populaires et les migrant-e-s.

 

Pression policière et offensive en banlieue

 

« L'autre riposte, dont François Hollande et Manuel Valls ont annoncé qu'elle serait massive et sans faiblesse, concerne le territoire français. (…) qu'il va demander aux députés et sénateurs pour des perquisitions massives dans les caves et les sous-sols des barres d'immeubles qui sont parfois devenues de véritables bunkers pour tous les trafics possibles. Et d'abord, ceux des armes et de la drogue qui alimentent l'un et l'autre des groupes susceptibles soit de se tourner vers le grand banditisme, soit de tomber dans le radicalisme islamiste. » (source « Le Point », le 11 Novembre 2015).

 

Quelques jours après les attentats, les déclarations étaient claires : offensive sur les quartiers populaires. Saint Denis a essuyé une opération militaire lors de laquelle des milliers de balles ont été tirées et plusieurs personnes blessées. Les manifestations contre la Loi Travail ont ensuite largement occupé les forces policières, mais l'été arrivant, elles se sont reconcentrées sur nos quartiers. Pendant l'euro, la présence policière était massive autour du stade de France : contrôles d'identités, palpations, barrage policiers, policiers en civils dans les cafés, hélicoptère au dessus de nos têtes.

 

L'hélicoptère n'a pas quitté le ciel de la banlieue nord après la fin de l'euro.

 

Le meurtre d'Adama Traoré, l'exécution d'un chien à la Courneuve, ont créé de l'émotion et de la colère dans les quartiers de la banlieue nord. Des échauffourées ont eu lieu à Saint Denis et à la Courneuve. L'hélicoptère de la police a survolé plusieurs fois ces villes depuis les dernières semaines.

 

Parallèlement, l'Etat est allé à l'offensive. Mi Juillet, un squat lyonnais, l'Hôtel California, a été expulsé. Le foyer CARA a été expulsé par une armada de CRS (30 camions) puis un squat de rom dans la foulée à Montreuil. Le 4 aout, c'est un camp de rom à Saint Denis qui a été expulsé.

 

Ces expulsions ne sont pas isolées des exactions policières touchant les jeunes de quartiers non-blanc-he-s comme Adama Traoré.

 

En effet, dans le cas du CARA, la préfecture avait longtemps hésité à intervenir par peur de causer un-e mort-e dans cette tour de 14 étages. Malgré les centaines de CRS, l'évacuation a mis plusieurs heures, un homme a été électrisé par la police et arrêté.

 

La population des squats du 93, la population du CARA correspond à celles et ceux dont, pour l'Etat, la vie ne compte pas, mais qui est de plus considérée comme une menace. Les chambres du CARA, ce sont les caves « hors de l'Etat de droit » qu'il fantasme comme terreau du grand banditisme ou du terrorisme. Prévenir les meurtres policiers, c'est être au quotidien aux côtés des personnes qui affrontent les violences policières et la répression dans les quartiers populaires.

 

Migrant-e-s, quartiers populaires, une seule et même cible

 

Après avoir expulsé les grands squats et camps dont il souhaitait se débarrasser, l'Etat jète son dévolu sur les migrant-e-s et demandeurs et demandeuses d'asile qui campent à Jaurès. Nous en sommes à la 8ème évacuation des demandeurs et demandeuses d'asile. Les premiers jours, l'Etat a agi avec le maximum de brutalité, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.

 

Le préfet de Paris a été condamné plusieurs centaines de fois pour entrave au droit d'asile, l'accueil réservé aux réfugié-e-s fuyant les guerres que sème la France à travers le monde, ce sont des coups de matraque, des renvois en Italie ou en Espagne.

 

Tout cela n'est pas étranger à la politique menée dans les quartiers populaires. La population de Seine Saint Denis concentre beaucoup d'étrangers et étrangères. Dans leur pays, la France exploite les ressources naturelles mais les capitalistes gardent tous le profit, distribuant des miettes à quelques bourgeois-e-s corrompu-e-s qui maintiennent cet ordre des choses par la terreur. La France joue factions contre factions, déclenche des guerres qui ravagent des régions entières. Elle importe (à leurs frais) une main d'oeuvre de ces pays vers la France qu'elle cantonne au travail sur les chantiers, en cuisine, la garde d'enfants ou le ramassage d'ordure.

 

Nos quartiers populaires ne sont pas isolé-e-s de la lutte des migrant-e-s, ils sont le lieu où ils et elles vivent, créent des solidarités, luttent. Au Foyer CARA, la politique vis à vis des réfugié-e-s avait une incidence sur les arrivées de nouveaux habitant-e-s au foyer. Entre primo-arrivant-e-s et habitant-e-s des quartiers existent des solidarités.

 

Importer une main d'oeuvre des pays dominés permet à l'Etat français d'assurer aux patron-ne-s une main d'oeuvre bon marché, mais il se méfie de la population de ces quartiers. L'oppression raciste à elle seule suffit à créer de la colère, de la révolte, dans nos quartiers.

Pour rappeler à la population quelle est sa place, il utilise différentes tactiques. Les exactions policières sont là pour nous signifier qu'il peut faire ce qu'il veut de la vie de la population de ces quartiers et des non-blanc-he-s en général. Cet été, l'état a opposé un déni de justice face aux violences sexuelles dont un petit garçon de 4 ans, Caïs, par un professeur à Montreuil a été victime.

 

Les demandeurs d'asile fuient la guerre, les migrant-e-s économiques sont importé-e-s comme main d'oeuvre. Les pays d'origine de ces populations sont ravagé-e-s ou maintenu-e-s dans le sous développement économique par l'Etat français.

 

 

Nous faisons face à un état impérialiste particulièrement réactionnaire, agressif. Etre présent-e-s auprès de la population des quartiers populaires, des migrant-e-s, dans les luttes du logement des quartiers populaires, tout cela est une nécessité pour mener la lutte contre cet état.

 

Face aux offensives de l'Etat dans nos quartiers, contre les migrant-e-s, créons des solidarités !

Solidarité avec les expulsé-e-s du CARA, de Montreuil, de Saint Denis, les réfugié-e-s !

Expulsions fin juillet : cara, roms, migrant-e-s, solidarité
Expulsions fin juillet : cara, roms, migrant-e-s, solidarité
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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #CARA, #Saint-Ouen, #Paris, #logement, #Impérialisme

Publié le 20 Juillet 2016

Troupes françaises hors de Libye !

Dimanche, un hélicoptère de fabrication russe a été abattu par la Brigade de défense de Benghazi avec un missile sol-air SA-7. Trois militaires du service action de la DGSE sont morts. Hollande a été obligé de reconnaître que la France est présente militairement au sol, comme les américains et anglais, en Libye. 

L'intervention militaire à l'initiative de la France en 2011 a plongé la région entière dans l'instabilité et la violence. Les troupes aux soldes des pays impérialistes ont commis des massacres dans le nord du Mali, les français y sont intervenus. Il y a quelques jours il y a eu quatre morts dans une manifestation au Mali. L'Algérie elle même a essuyé une attaque.

L'état libyen s'est totalement effondré. Les seigneurs de guerre issus de l'armée libyenne, les chefs tribaux, groupes à base religieuse s'entredéchirent. Les impérialistes ont désigné un gouvernement fantoche qui ne contrôle rien du territoire. Le Nord du pays et donc les régions côtières est de fait contrôlé par un autre gouvernement.

Daesh est implanté dans le sud du pays et contrôle certaines routes ce qui permet une jonction avec Boko Haram. C'est par ces routes commerciales du sud que transite le pétrole et d'autres ressources précieuses en provenance du sahara et de l'Afrique Sub-Saharienne. L'enjeu d'une probable intervention militaire, c'est le contrôle de cette partie sud du pays.

Les deux gouvernements viennent de parvenir à un accord et les français et américains semblent être partis pour une opération militaire directe. Après les attentats, la France et les américains avaient fait des déclarations dans ce sens. 

En février Le Monde avait déjà révélé la présence des forces spéciales françaises. Le gouvernement n'avait pas validé ces informations. Dans les faits, ce secret n'en était plus un. De plus des reconnaissances aériennes sont effectuées depuis le porte-avion Charles de Gaulle.

L'OC-FR dénonce cette politique impérialiste. Nous combattrons toujours les guerres impérialistes, et les intérêts des impérialistes français, nombreux en Afrique du Nord.

Les impérialistes distribuent des armes à tout va, dans un contexte où les alliances se font et se défont, leurs armes se retournant contre eux mais surtout entre différents groupes. Les impérialistes ne savent que mettre de l'huile sur le feu. Ils sont incapabes d'apporter la moindre perspective de paix. Dans un tel contexte, l'avenir de la région est bien sombre, les armes vont continuer à circuler et les milices à se disputer les villes libyennes, les puits de pétrole, ports, routes libyennes.

 

Elles vont continuer à racketter et torturer les migrant-e-s dont des milliers se noient dans la méditérrannée, devenue un charnier tandis que ceux qui parviennent à traverser sont chassé-e-s des pays et laissé-e-s pour compte par les européeens. Nous sommes notamment inquiet-e-s pour les migrant-e-s cherchant à passer la frontière franco-italienne entre Vintimille et Menton près de Nissa qui risquent de pâtir du massacre du 14 Juillet.

 

Notre pays est très agressif militairement.

Nos impérialistes sont sans vergogne. Ils pleurent les vitres de l'hopital Necker et bombardent quelques jours après un hopital en Syrie. Ils commettent des actes pédophiles sur des enfants en Centrafrique pour montrer leur toute puissance sur les africain-e-s. Ils achètent du sable à Daesh et soutiennent Erdogan. Ils ont déstabilisé la Libye, mis des armes dans les mains de groupes génocidaires comme Boko Haram, les civil-e-s malien-ne-s ont subi de nombreuses exactions.

 

 

Nous subissons une intense propagande. Les impérialistes français nous cachent énormément. Ils détiennent les médias. Une instruction judiciaire avait été ouverte contre Le Monde lorsqu'ils ont dévoilé les manoeuvres françaises en Libye pour "compromission du secret de la défense nationales". Des directives européennes pour protéger le secret des affaires ont été adoptées. Aujourd'hui Hollande est bien obligé de reconnaître l'activité militaire de la France en Libye mais nous ignorons combien de troupes y sont déployées et la nature des opérations.

La France est en guerre et nous ne pouvons pas compter sur notre démocratie pour l'empêcher. Le parlement est acquis à l'impérialisme français, ne sert qu'à ratifier ce que les intérêts des groupes capitalistes français exigent. Et ils ont appétit de profit, dans un monde où ils sont concurrencés durement, et pour cela ils déclenchent des guerres poussant des millions de personnes à la fuite sous la menace des groupes génocidaires violents qu'ils ont armés.

Ils dissimulent leur barbarie et les raisons qui les poussent à commettre de telles atrocités. Ils nous parlent de religion pour nous cacher que les raisons des violences qui parfois nous éclaboussent sont à chercher du côté de leurs intérêts économiques. Ils désignent des populations issues des pays qu'ils dominent comme des ennemi-e-s de l'intérieur et les répriment violemment et multiplient les perquisitions. Ils  cherchent à nous faire croire que nous sommes dans le même bateau, alors qu'ils mènent le monde au conflit généralisé. Ils nous gazent, nous frappent, nous tirent dessus à coups de flash ball et interdisent nos manifestations organisées contre leurs offensives contre les droits des travailleurs et travailleuses. La seule sécurité qui leur importe c'est celle de leurs profits, puisque ils n'hésitent pas à nous mentir pour mener des guerres secrètes.

 

Il ne faut pas chercher l'ennemi bien loin, l'ennemi il est à la tête de notre pays. Ne laissons pas les impérialistes français plonger le monde dans toujours plus de chaos et de barbarie.

L'OC-FR reste vigilante face aux interventions de l'impérialisme français et ses opérations extérieures. Nous soutiendrons les initiatives anti-impérialistes qui exigent le retrait des troupes françaises.

 

A bas l'impérialisme français, troupes françaises hors d'Afrique !

 

 

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #Lybie, #International, #Impérialisme, #islamophobie, #France