Publié le 21 Septembre 2016

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom !

 

L'annonce de la fermeture du site de production de locomotive d'Alstom à Belfort n'a pas surpris les ouvrier-e-s, ingenieur-e-s et syndicalistes du groupe.

La branche énergie d'Alstom a été racheté par Général Electric. Au moment de la cession d'Alstom au groupe américain, Macron, alors ministre de l'économie et des finances, s'était déplacé sur place et avait donné des garanties de pérennité aux travailleurs et travailleuses de l'usine.

Garanties auxquelles personne n'a cru. Le cas des hauts fourneaux de Florange a suffisamment marqué les esprits pour que les promesses gouvernementales n'apparaissent plus que comme ce qu'elles sont, des mensonges visant à semer la confusion dans le camp des ouvriers et ouvrières.

En effet, si d'aucun-e-s arguaient que l'état n'avait pas cédé la branche transport au géant américain de l'électricité, c'était pour préserver un secteur stratégique pour l'état, beaucoup n'étaient pas dupes. Il s'agissait de permettre à G.E de ne pas s'encombrer d'une branche industrielle dont ils ne voulaient pas.

Néanmoins, à Belfort, ville marquée par la présence du groupe Alstom, la nouvelle fait mal et c'est unanimement que la population revendique la non fermeture de l'usine.

Cette usine à été construite dans les années 1870 au moment où l'état français se dotait d'un réseau de chemin de fer à travers tout son territoire. C'est aussi l'usine où a été développé le TGV sorti en 1971 qui a rapporté et rapporte à l'heure actuelle d'immenses bénéfices à la SNCF. Et a servi de vitrine internationale à la France.

Un an après la visite de Macron, on apprend que le carnet de commande étant vide, que l'usine va fermer dans les prochaines années puis les autres usines de la branche transport d'Alstom suivront.

Qui achète des trains ? La SNCF est une entreprise dont l'état est le principal actionnaire. Il suffirait que la SNCF passe commande de locomotives pour sauver cette usine.

 

C'est l'État français qui pilote les trains d'Alstom !

 

Apres tout, quand Vinci veut faire couler des millions d'hectolitres de béton pour faire un aéroport à Notre-Dame des Landes qui au point de vue de la circulation des marchandises et des personnes n'a strictement aucun intérêt... L'état allonge les millions, offre un contrat de concession juteux sur des décennies et des décennies à Vinci, paye des milliers de crs à défendre le chantier.

Par contre, quand la direction du groupe Alstom décide de fermer une usine, là, il n'y a pas de millions qui pleuvent pour sauver l'usine.

Manuel Valls, le premier ministre déclare que le pays n'est pas dans "une économie administrée" pour justifier leur passivité et invoquer les principes du libéralisme quand ça l'arrange. Il se moque du monde alors que l'état français surveille de près ses investissements industriels stratégiques et que Bercy les pilote via l'Agence de Participation de l'État (APE) qui participe activement aux conseils d'administrations des grands groupes français, relayant les consignes de l'Élysée ! L'État savait forcément ce qui se tramait dans Alstom !

Nous ne sommes pas là pour réaliser les plans de développement industriel de la France capitaliste. Nous n'avons rien à proposer à l'état capitaliste en la matière car nous n'avons pas les mêmes intérêts. Les capitalistes sont guidés uniquement par la recherche de profits toujours plus importants. L'état n'est pas neutre, il est à leur service. Le développement de l'industrie française, il s'en fiche.

De même, que le secteur des transports soit stratégique n'appelle pas à l'intervention de l'état. La bourgeoisie française a beau nous saouler de discours chauvins et racistes, elle n'a pas de patrie, elle ne cherche que le profit. Nous, nous pensons aux centaines de salarié-e-s et sous-traitant-e-s mis sur la paille.

Notre solidarité est tournée vers les hommes et les femmes qui travaillent dans cette usine ainsi que vers tous les ouvriers et ouvrières du groupe. Nous nous moquons de savoir si le carnet de commande est vide ou plein, car c'est la direction d'Alstom qui a organisé la cessation d'activité. Les ouvriers, ouvrières et ingénieur-e-s de cette usine ont le droit à un emploi.

Au pouvoir, nous communistes, nous ferons table rase des intérêts capitalistes, nous les exproprierons et nous planifierons le développement industriel socialiste autrement. Pour cela il faut une révolution, mettre fin à cet état qui organise la pénurie pour les classes populaires, et l'abondance pour la bourgeoisie, alors seulement nous pourrons appliquer un programme socialiste.

Pour l'heure dans cette société nous ne proposons aucune réforme capitaliste. C'est aux capitalistes de se débrouiller eux-mêmes avec leurs carnets de commandes ! Par contre, ils devront rendre des comptes ! En attendant l'OC-FR résiste aux côtés des ouvriers-ères qui subissent la loi du profit !

Les ouvriers et ouvrières de la branche énergie rachetée par GE ne sont pas en sécurité eux et elles non plus, les fermetures de site en Europe étant nombreuses (en ce moment une usine en Angleterre est en train de fermer). Là encore, le groupe est clair sur la marge bénéficiaire demandée pour le maintien des activités, dans un contexte économique où le secteur pétrolier sinistré réduit les marges.

Nous appelons à la solidarité avec les ouvriers, ouvrières et l'ensemble des salarié-e-s et sous traitant-e-s de la branche transport du groupe et participerons aux initiatives en région parisienne à la mesure de nos forces. Nous soutenons l'intersyndicale qui appelle les 12 sites du constructeur ferroviaire à faire grève le 27 septembre !

 

Avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom, unité à la base et dans l'action !

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #alstom, #France, #belfort

Publié le 21 Septembre 2016

Pour le Rojava, continuons à exprimer notre soutien !
Menons campagne en solidarité avec le peuple kurde qui tente de reconstruire son pays !
 
La Turquie réprime massivement les kurdes, attaquant au-delà de ses frontières et a pris le contrôle de 900 kilomètres carrés en Syrie. Elle a récemment exprimé son intention d’étendre son contrôle à 5000 km2. Ses offensives militaires n’ont pas d’autres buts que d’empêcher l’unification du Rojava. Pour cela la Turquie revendique une zone « tampon » à sa frontière avec la Syrie, en territoire kurde. Daesh de son côté continue sa guerre contre les peuples du Proche-Orient qui résistent et combattent pour leur survie. Les puissances impérialistes poursuivent leurs politiques criminelles aux côtés des dirigeant-e-s locaux corrompus et des milices réactionnaires. De très nombreux acteurs divers interviennent, parfois aux intérêts contradictoires ou ponctuellement convergents, avec des alliances instables. Tous tentent de gagner en influence pour servir leurs intérêts géostratégiques. Ce sont des enjeux globaux qui dictent le conflit, et non l’intérêt des vies humaines et civiles qui tentent de survivre sur place. Les impérialistes invoquent une intervention humanitaire alors qu’elle est tout sauf désintéressée. Leurs bombes explosent les maisons. Les villes assiégées sont détruites. Des populations sont massacrées. Ceux et celles qui le peuvent fuient la mort et sont contraint-e-s à l’exil au péril de leur vie. Les réfugié-e-s qui survivent aux traversées sont parfois arrêté-e-s par les autres états et renvoyé-e-s à la mort ou à la ruine vers ceux/celles qu'ils/elles ont fuis. 
Dans ce chaos, les kurdes se battent pour survivre et se reconstruire un avenir, avec leurs alliés des forces démocratiques syriennes (FDS). Au Rojava, ils bâtissent un nouveau monde, menacé par la guerre. Tout a été rasé, alors tout est à refaire mais sur de nouvelles bases démocratiques. Il faut construire des écoles, des hôpitaux, des routes, des universités. Il faut semer les champs, mettre en place des systèmes d'irrigation, installer de nouveaux centres de productions électriques et assurer l’approvisionnement du territoire. Il faut reconstruire les habitats pour assurer le retour de la diaspora. C’est tout un peuple qui n’a pas d’autre choix que de travailler d’unisson pour son émancipation et son autonomie. À Sinjar en Iraq aussi, les kurdes Yézédis doivent construire ce nouveau monde.
 
Lénine disait que le « communisme c’est les soviets plus l’électricité ». Nous n’en sommes pas encore là, mais le minimum est déjà d’assurer l’électricité dans un premier temps. Pour l’OC-FR, il est urgent de soutenir cette politique de reconstruction, et de faire campagne pour apporter une aide internationaliste et anti-impérialiste. Nous soutenons par-exemple l’initiative de l’ICOR qui avec l’aide de brigades de solidarités a construit à Kobane un centre de soin. Ce centre de soin doit être financé pour fonctionner normalement, être équipé et répondre à ses objectifs. L’aide internationaliste doit donc se poursuivre, et la solidarité concrète de l’ICOR doit trouver de nouveaux relais et être poursuivie par les soutiens progressistes. La reconstruction de Kobané est une priorité sur le chemin de la révolution au Rojava, et pour la libération de l’humanité. Cet acte inspire tous les mouvements révolutionnaires et est un exemple pour tous-tes ceux-celles qui se battent pour la révolution.
C’est pourquoi nous soutenons les actions de solidarités concrètes, et notamment celle de l’UPML et du centre culturel kurde de Nantes qui organisent une soirée-débat samedi 24 septembre en présence d’un des brigadistes. 
 
L'OC-FR soutient cette initiative que nous relayons, et appelons à l’organisation d’autres événements de ce type pour promouvoir la politique de reconstruction du Rojava. Il nous faut mener campagne pour faire la lumière sur l’actualité au proche-orient, sur les interventions impérialistes et les complicités criminelles des états, à commencer par l'état français, et des milices réactionnaires. Nous devons apporter notre énergie aux kurdes et à leurs alliés progressistes. Les forces révolutionnaires attendent de nous que nous puissions contribuer à la révolution démocratique et populaire au Rojava. Dans un premier temps, nous devons répondre aux demandes du Rojava. Il faut équiper et financer le fonctionnement du centre de soin. Nous appelons tous les internationalistes à y participer !

 

Voir ci-dessous le texte de présentation de la soirée-débat :

 

Le gouvernement turc a déclenché une répression massive contre le mouvement kurde et démocratique. Les États réactionnaires de la région comme les puissances impérialistes à l'origine de la déstabilisation de la région craignent par dessus tout le combat d'un peuple pour sa liberté.

La solidarité avec le peuple kurde s'est déjà mise en marche. En 2015, la Coordination Internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR) a organisé des Brigades de solidarité pour la reconstruction d'un hôpital à Kobané (Rojava).

La lutte se poursuit et il faut continuer les actions de solidarité. Cette soirée-débat permettra de mieux connaître la lutte du peuple kurde à travers le film « Assurer la victoire » qui retrace la construction du centre de santé. Nous pourrons également mieux comprendre la situation actuelle grâce aux membres du Centre culturel Kurde de Nantes, co-organisateurs de cette soirée.

Soirée-débat en présence d'un brigadiste et des membres du Centre Culturel kurde (Nantes)

samedi 24 septembre, 18h30 Centre Culturel kurde, La Rabotière, Saint Herblain

La rencontre sera suivi d'un encas et des tables de presse permettront de poursuivre les discussions.

Contact : Centre culturel kurde (Nantes) zin44@gmail.com

Union prolétarienne marxiste-léniniste contact-upml@riseup.net

Organisation Communiste - Futur Rouge  www.futur-rouge.overblog.com

 

Pour le Rojava, continuons à exprimer notre soutien !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #kurdistan, #Kobane, #Icor, #Syrie

Publié le 27 Août 2016

Nous soutenons Sophie Perrin contre l'université Lyon 2. Notre camarade, salariée, a repris ses études et a obtenue une mention très bien couronnant son mémoire sur les violences sexuelles intra-familiales. Son objectif était de poursuivre en thèse. Elle s'est vue barré l'accès à la thèse.

Nous vivons dans une société patriarcale où de très nombreux hommes s'octroient tous les droits sur le corps des femmes et de leurs enfants, profitant de leur posititon dominante. Faire perdurer le tabou concernant ces questions, c'est participer à silencier les victimes et faire perdurer ces violences.

En outre, après avoir exclu et interdit Sophie Perrin de l'université, les intellectuel-le-s bourgeois-e-s professeur-e-s d'université auxquel-le-s elle a demandé l'égalité de traitement osent demander des dommages et intérêts à Sophie. Quelle violence en effet que de recevoir des mails parlant de violences incestueuses !

 

Cet été, le petit Caïs, âgé de 4 ans, a été victime de viol par un membre du personnel éducatif de son école et sa famille s'est vue opposée un déni de justice par l'école, la justice, l'état.

 

Les intellectuel-le-s bourgeois-e-s sont là pour, idéologiquement, servir et protéger le système capitaliste, patricarcal et raciste qui est celui dans lequel nous vivons. Et Sophie, pour avoir parlé et avoir permis à des victimes de parler, est victime de répression, conspuée et isolée par celles et ceux qui relaient la propagande de l'université Lyon II.

 

Solidarité féministe avec Sophie, à bas la répression sexiste en milieu universitaire ! Nous appelons les lyonnais-e-s à se rendre à cette audience.

 

Affaire « Sophie Perrin » : à Lyon 2, on demande des dommages et intérêts à l’étudiante qu’on a empêché d’entrer en doctorat

audience du 15 mars reportée au 20 septembre 2016
14h, Chambre de la presse, TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e

 

 

Sophie, salariée en reprise d’études et élue syndicale en Conseil d’UFR, a obtenu un master recherche mention très bien en anthropologie, et 18/20 à son mémoire, soutenu lors de la session de juin 2010. Mais sa candidature aux contrats doctoraux ministériels, puis à l’accès en doctorat, s’est vue refusée d’examen. En lieu et place d’un accès en thèse, elle vit depuis six ans maintenant, un véritable harcèlement judiciaire, mené au nom de l’université Lyon 2. La réputation qui lui a été faite au sein du monde universitaire lui interdit, en outre, aujourd’hui tout espoir de pouvoir poursuivre son cursus.

Dernier acte de ce harcèlement : une plainte pour « diffamation et injures publiques », portée durant l’été 2015 par l’université, son juriste, son ex-président, et l’ex-directeur de l’école doctorale sciences sociales.

 

Comment en arrive-t-on là ?

 

Le jour de sa soutenance de mémoire (et pas avant) on apprend à Sophie que « les professeurs émérites ne peuvent diriger de nouvelles thèses ». Son directeur de thèse pressenti est émérite. Il reste alors quelques jours seulement pour rendre le dossier de candidature au concours pour les contrats doctoraux ministériels : comment trouver sérieusement un autre directeur de thèse en moins d’une semaine ?

L’unique souci du directeur de l’école doctorale de l’époque, par ailleurs professeur en anthropologie à Lyon 2, n’est pas cela : c’est d’appliquer les textes, affirme-t-il. Une application clairement erronée (confère la jurisprudence en droit administratif), dont il ne démordra pas. Il ajoute, illico, qu’aucun dossier ne sera accepté « incomplet ou en retard ». Or, il est bien placé pour savoir que ceci est impossible à Sophie, puisqu’elle attend le résultat de la double correction qu’elle a demandé concernant la note, précisément, attribuée par lui-même à sa copie : le relevé de notes définitif est nécessaire pour que le dossier soit complet…

Le dossier ayant donc été rendu en retard, il sera refusé d’examen sous l’égide de ce même directeur de l’école doctorale. Ce dernier refusera également toute demande de rendez-vous avec l’étudiante, sauf le lendemain du délibéré définitif du jury d’attribution des contrats doctoraux ministériels. Rendez-vous qu’il choisira de ne même pas honorer…

 

Devoir payer 2000 euros de dommages et intérêt

pour avoir dénoncé des comportements inadmissibles ?

 

Après cinq ans de harcèlement judiciaire et d’injustice, Sophie écrira, dans un mail privé, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris de l’égalité et du mérite républicain », et que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale, lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste ».

 

Ces phrases motivent la plainte de cet ex directeur d’école doctorale pour « diffamation et injure publique », et sa demande de dommages et intérêts : il estime son honneur et sa dignité atteints par ces dénonciations, à une hauteur valant 2000 euros de dédommagement.

 

Ce, alors que dès juillet 2010, dans un mail envoyé par ses soins à plus de 70 destinataires, et qu’il signait en tant que directeur de l’école doctorale, il qualifiait les courriels de Sophie d’ « afflux de ces scories électroniques qu’une étudiante qui n’a plus toute sa raison appelle « messages », sachez que cela fait quelques semaines que j’ai depuis longtemps demandé qu’elle cesse mais rien ne l’arrête. Ni la menace, ni la raison (qu’elle n’a plu) ».

Les courriels de Sophie consistaient essentiellement en des extraits de ses travaux de recherche, qu’elle a commencé à diffuser ainsi, dans la suite du RDV non-honoré par ce responsable, pour en montrer la qualité.

 

Le terme « scories électroniques » servait donc ici, de la part d’un haut responsable universitaire, qui a devoir d’exemplarité dans les fonctions qui lui ont été confiées, à désigner à un large public, les travaux de recherche de l’étudiante !

Des travaux sur un sujet passé sous silence dans les sciences sociales : les violences sexuelles incestueuses. Est-ce le sujet de recherche qui a dérangé ?

 

Toujours est-il que l’université n’a défendu ni l’honneur, ni la dignité de l’étudiante. Pis : elle a réagi, par l’intermédiaire de son président, en la traînant en justice et en lui interdisant, par des arrêtés unilatéraux de ce dernier, tout accès aux campus où elle venait d’étudier quatre ans. Ces arrêtés seront annulés après plus de deux ans d’application, pour non respect du contradictoire. Aujourd’hui, l’université choisit encore de soutenir la demande de dommages et intérêts de Lionel Obadia, qui était le directeur de l’école doctorale à l’époque, et a usé ainsi des responsabilités que la communauté universitaire lui avait alors confiées.

 

 

 

Lyon 2 : une zone de non droit pour les étudiant.e.s et les jeunes ?

 

Le président de Lyon 2 qui avait signé ces arrêtés demande lui aussi des dommages et intérêts, à hauteur de 2000 euros, car Sophie a relaté par exemple le fait qu’au moment même où il prenait ces arrêtés contre elle, il faisait également convoquer au commissariat un étudiant syndicaliste pour avoir fumé dans le campus, alors que cet étudiant était non fumeur !

 

L’université Lyon 2 demande quant à elle des dommages et intérêts, notamment car écrire « Lyon 2, la fac de gauche qui a viré vieux réac (…) la fac où qui conteste, rencontrera le marteau » constitue aux yeux de ses représentants une injure notoire…

 

Au total, l’université, Lionel Obadia, André Tiran, et son juriste, Gilles Maletras, réclament 12 000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocat à Sophie, parce qu’elle a dit la vérité.

 

A Lyon 2 aujourd’hui, mieux vaut donc accepter son sort, fut-il le plus injuste, et surtout, se taire, si l’on ne veut pas rencontrer le marteau judiciaire ?

 

Parce que nous n’acceptons pas un tel ordre des choses, nous vous invitons à venir à l’audience publique, du 20 septembre prochain, à 14h, Chambre de la presse, en soutien à Sophie.

Vidéos, témoignages…seront là pour aider chacun.e à se faire une idée plus exacte sur où sont la vérité et le mensonge dans cette université et dans cette affaire.

 

Vous pouvez également contribuer au financement des frais d’avocat de Sophie en envoyant un chèque à l’ordre de la CGT éduc’action, Bourse du Travail, 69422 Cedex 03, mention : solidarité Sophie Perrin, ou encore par virement sur le compte de la CGT éduc'action du Rhône : n°10278 07390 00019010840 74 avec mention en objet « solidarité Sophie Perrin. »

Solidarité féministe avec Sophie Perrin

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #lyon, #Université, #Répression

Publié le 21 Août 2016

Expulsions fin Juillet : CARA, roms, migrant-e-s, solidarité !

 

Le 28 Juillet, 292 personnes ont été évacuées d'un squat dans lequel nous étions présent-e-s depuis 2 ans et demi à Saint Ouen, le foyer CARA, par une armada de CRS (30 camions présent-e-s).

 

Depuis la venue du DAL au mois de septembre 2015, les habitant-e-s du foyer CARA vivaient dans l'isolement vis à vis des militant-e-s ayant participé ou soutenu cette occupation.

 

Pourtant, le foyer CARA a été un lieu où des dizaines de réunions de diverses organisations politiques, féministes, communistes, se sont tenues. Cette tour, construite par l'architecte Chemetov, était symoblique de la « banlieue rouge », populaire, ouvrière. Classe ouvrière abandonnée par le front de gauche qui a été la première municipalité à s'attaquer à la fermeture de ce foyer qui a accueilli des milliers de jeunes primo-arrivants en région parisienne durant une trentaine d'année.

 

Face à la politique de gentrification de la proche couronne de Paris, Saint Ouen se préparant à devenir un nouvel arrondissement parisien, cette tour a servi de refuge à de nombreux et nombreuses jeunes de quartiers, migrant-e-s, mineur-e-s isolé-e-s, familles roms, à tous ceux et toutes celles que la politique du logement dans cette ville vise à chasser.

 

Nous trouvons dommageable que les militant-e-s se soient détourné-e-s de cette lutte, considérée comme « finie » depuis longtemps alors que plusieurs centaines de personnes y vivaient encore. Les conditions de luttes évoluent, les choses se transforment. Mais nous trouvons classiste de considérer que, une fois disparu le cadre officiel de « foyer de jeunes travailleurs », la lutte est terminée, comme si des centaines de squatteurs valaient moins que les jeunes travailleurs, alors que ce sont toujours des jeunes travailleurs. Nous trouvons raciste de considérer que le départ des militant-e-s blanc-he-s politiques signe la fin de la lutte, comme si seul-e-s les militant-e-s blanch-e-s politiques étaient à même de lutter.

 

Le manque de soutien n'a pas permis d'éviter la dispersion des habitant-e-s. La police a placé des barrières pour disperser les roms qui restaient en bas du foyer, faute de moyen, il n'a pas été possible de mettre en place un campement. Le DAL revendique le relogement des habitant-e-s du CARA et négocie avec la préfecture (sur la base de sa propre liste des hébergements à l'hôtel, ne prenant pas en compte les revendications des roms).

 

Cependant, nous avons obtenu un soutien de la part d'ex habitant-e-s du CARA, d'habitant-e-s de cités aux alentours et des rapports d'entraide et de solidarité persistent malgré notre dispersion.

 

Nous même sommes conscient-e-s que la situation du cara et son expulsion fait partie d'une politique globale. Les habitant-e-s du CARA en étaient eux même conscient-e-s, car faisant partie des populations visées par la politique raciste du gouvernement, au CARA ou ailleurs.

 

Et cet été, la politique raciste vise de plein fouet les quartiers populaires et les migrant-e-s.

 

Pression policière et offensive en banlieue

 

« L'autre riposte, dont François Hollande et Manuel Valls ont annoncé qu'elle serait massive et sans faiblesse, concerne le territoire français. (…) qu'il va demander aux députés et sénateurs pour des perquisitions massives dans les caves et les sous-sols des barres d'immeubles qui sont parfois devenues de véritables bunkers pour tous les trafics possibles. Et d'abord, ceux des armes et de la drogue qui alimentent l'un et l'autre des groupes susceptibles soit de se tourner vers le grand banditisme, soit de tomber dans le radicalisme islamiste. » (source « Le Point », le 11 Novembre 2015).

 

Quelques jours après les attentats, les déclarations étaient claires : offensive sur les quartiers populaires. Saint Denis a essuyé une opération militaire lors de laquelle des milliers de balles ont été tirées et plusieurs personnes blessées. Les manifestations contre la Loi Travail ont ensuite largement occupé les forces policières, mais l'été arrivant, elles se sont reconcentrées sur nos quartiers. Pendant l'euro, la présence policière était massive autour du stade de France : contrôles d'identités, palpations, barrage policiers, policiers en civils dans les cafés, hélicoptère au dessus de nos têtes.

 

L'hélicoptère n'a pas quitté le ciel de la banlieue nord après la fin de l'euro.

 

Le meurtre d'Adama Traoré, l'exécution d'un chien à la Courneuve, ont créé de l'émotion et de la colère dans les quartiers de la banlieue nord. Des échauffourées ont eu lieu à Saint Denis et à la Courneuve. L'hélicoptère de la police a survolé plusieurs fois ces villes depuis les dernières semaines.

 

Parallèlement, l'Etat est allé à l'offensive. Mi Juillet, un squat lyonnais, l'Hôtel California, a été expulsé. Le foyer CARA a été expulsé par une armada de CRS (30 camions) puis un squat de rom dans la foulée à Montreuil. Le 4 aout, c'est un camp de rom à Saint Denis qui a été expulsé.

 

Ces expulsions ne sont pas isolées des exactions policières touchant les jeunes de quartiers non-blanc-he-s comme Adama Traoré.

 

En effet, dans le cas du CARA, la préfecture avait longtemps hésité à intervenir par peur de causer un-e mort-e dans cette tour de 14 étages. Malgré les centaines de CRS, l'évacuation a mis plusieurs heures, un homme a été électrisé par la police et arrêté.

 

La population des squats du 93, la population du CARA correspond à celles et ceux dont, pour l'Etat, la vie ne compte pas, mais qui est de plus considérée comme une menace. Les chambres du CARA, ce sont les caves « hors de l'Etat de droit » qu'il fantasme comme terreau du grand banditisme ou du terrorisme. Prévenir les meurtres policiers, c'est être au quotidien aux côtés des personnes qui affrontent les violences policières et la répression dans les quartiers populaires.

 

Migrant-e-s, quartiers populaires, une seule et même cible

 

Après avoir expulsé les grands squats et camps dont il souhaitait se débarrasser, l'Etat jète son dévolu sur les migrant-e-s et demandeurs et demandeuses d'asile qui campent à Jaurès. Nous en sommes à la 8ème évacuation des demandeurs et demandeuses d'asile. Les premiers jours, l'Etat a agi avec le maximum de brutalité, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.

 

Le préfet de Paris a été condamné plusieurs centaines de fois pour entrave au droit d'asile, l'accueil réservé aux réfugié-e-s fuyant les guerres que sème la France à travers le monde, ce sont des coups de matraque, des renvois en Italie ou en Espagne.

 

Tout cela n'est pas étranger à la politique menée dans les quartiers populaires. La population de Seine Saint Denis concentre beaucoup d'étrangers et étrangères. Dans leur pays, la France exploite les ressources naturelles mais les capitalistes gardent tous le profit, distribuant des miettes à quelques bourgeois-e-s corrompu-e-s qui maintiennent cet ordre des choses par la terreur. La France joue factions contre factions, déclenche des guerres qui ravagent des régions entières. Elle importe (à leurs frais) une main d'oeuvre de ces pays vers la France qu'elle cantonne au travail sur les chantiers, en cuisine, la garde d'enfants ou le ramassage d'ordure.

 

Nos quartiers populaires ne sont pas isolé-e-s de la lutte des migrant-e-s, ils sont le lieu où ils et elles vivent, créent des solidarités, luttent. Au Foyer CARA, la politique vis à vis des réfugié-e-s avait une incidence sur les arrivées de nouveaux habitant-e-s au foyer. Entre primo-arrivant-e-s et habitant-e-s des quartiers existent des solidarités.

 

Importer une main d'oeuvre des pays dominés permet à l'Etat français d'assurer aux patron-ne-s une main d'oeuvre bon marché, mais il se méfie de la population de ces quartiers. L'oppression raciste à elle seule suffit à créer de la colère, de la révolte, dans nos quartiers.

Pour rappeler à la population quelle est sa place, il utilise différentes tactiques. Les exactions policières sont là pour nous signifier qu'il peut faire ce qu'il veut de la vie de la population de ces quartiers et des non-blanc-he-s en général. Cet été, l'état a opposé un déni de justice face aux violences sexuelles dont un petit garçon de 4 ans, Caïs, par un professeur à Montreuil a été victime.

 

Les demandeurs d'asile fuient la guerre, les migrant-e-s économiques sont importé-e-s comme main d'oeuvre. Les pays d'origine de ces populations sont ravagé-e-s ou maintenu-e-s dans le sous développement économique par l'Etat français.

 

 

Nous faisons face à un état impérialiste particulièrement réactionnaire, agressif. Etre présent-e-s auprès de la population des quartiers populaires, des migrant-e-s, dans les luttes du logement des quartiers populaires, tout cela est une nécessité pour mener la lutte contre cet état.

 

Face aux offensives de l'Etat dans nos quartiers, contre les migrant-e-s, créons des solidarités !

Solidarité avec les expulsé-e-s du CARA, de Montreuil, de Saint Denis, les réfugié-e-s !

Expulsions fin juillet : cara, roms, migrant-e-s, solidarité
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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #CARA, #Saint-Ouen, #Paris, #logement, #Impérialisme

Publié le 20 Juillet 2016

Troupes françaises hors de Libye !

Dimanche, un hélicoptère de fabrication russe a été abattu par la Brigade de défense de Benghazi avec un missile sol-air SA-7. Trois militaires du service action de la DGSE sont morts. Hollande a été obligé de reconnaître que la France est présente militairement au sol, comme les américains et anglais, en Libye. 

L'intervention militaire à l'initiative de la France en 2011 a plongé la région entière dans l'instabilité et la violence. Les troupes aux soldes des pays impérialistes ont commis des massacres dans le nord du Mali, les français y sont intervenus. Il y a quelques jours il y a eu quatre morts dans une manifestation au Mali. L'Algérie elle même a essuyé une attaque.

L'état libyen s'est totalement effondré. Les seigneurs de guerre issus de l'armée libyenne, les chefs tribaux, groupes à base religieuse s'entredéchirent. Les impérialistes ont désigné un gouvernement fantoche qui ne contrôle rien du territoire. Le Nord du pays et donc les régions côtières est de fait contrôlé par un autre gouvernement.

Daesh est implanté dans le sud du pays et contrôle certaines routes ce qui permet une jonction avec Boko Haram. C'est par ces routes commerciales du sud que transite le pétrole et d'autres ressources précieuses en provenance du sahara et de l'Afrique Sub-Saharienne. L'enjeu d'une probable intervention militaire, c'est le contrôle de cette partie sud du pays.

Les deux gouvernements viennent de parvenir à un accord et les français et américains semblent être partis pour une opération militaire directe. Après les attentats, la France et les américains avaient fait des déclarations dans ce sens. 

En février Le Monde avait déjà révélé la présence des forces spéciales françaises. Le gouvernement n'avait pas validé ces informations. Dans les faits, ce secret n'en était plus un. De plus des reconnaissances aériennes sont effectuées depuis le porte-avion Charles de Gaulle.

L'OC-FR dénonce cette politique impérialiste. Nous combattrons toujours les guerres impérialistes, et les intérêts des impérialistes français, nombreux en Afrique du Nord.

Les impérialistes distribuent des armes à tout va, dans un contexte où les alliances se font et se défont, leurs armes se retournant contre eux mais surtout entre différents groupes. Les impérialistes ne savent que mettre de l'huile sur le feu. Ils sont incapabes d'apporter la moindre perspective de paix. Dans un tel contexte, l'avenir de la région est bien sombre, les armes vont continuer à circuler et les milices à se disputer les villes libyennes, les puits de pétrole, ports, routes libyennes.

 

Elles vont continuer à racketter et torturer les migrant-e-s dont des milliers se noient dans la méditérrannée, devenue un charnier tandis que ceux qui parviennent à traverser sont chassé-e-s des pays et laissé-e-s pour compte par les européeens. Nous sommes notamment inquiet-e-s pour les migrant-e-s cherchant à passer la frontière franco-italienne entre Vintimille et Menton près de Nissa qui risquent de pâtir du massacre du 14 Juillet.

 

Notre pays est très agressif militairement.

Nos impérialistes sont sans vergogne. Ils pleurent les vitres de l'hopital Necker et bombardent quelques jours après un hopital en Syrie. Ils commettent des actes pédophiles sur des enfants en Centrafrique pour montrer leur toute puissance sur les africain-e-s. Ils achètent du sable à Daesh et soutiennent Erdogan. Ils ont déstabilisé la Libye, mis des armes dans les mains de groupes génocidaires comme Boko Haram, les civil-e-s malien-ne-s ont subi de nombreuses exactions.

 

 

Nous subissons une intense propagande. Les impérialistes français nous cachent énormément. Ils détiennent les médias. Une instruction judiciaire avait été ouverte contre Le Monde lorsqu'ils ont dévoilé les manoeuvres françaises en Libye pour "compromission du secret de la défense nationales". Des directives européennes pour protéger le secret des affaires ont été adoptées. Aujourd'hui Hollande est bien obligé de reconnaître l'activité militaire de la France en Libye mais nous ignorons combien de troupes y sont déployées et la nature des opérations.

La France est en guerre et nous ne pouvons pas compter sur notre démocratie pour l'empêcher. Le parlement est acquis à l'impérialisme français, ne sert qu'à ratifier ce que les intérêts des groupes capitalistes français exigent. Et ils ont appétit de profit, dans un monde où ils sont concurrencés durement, et pour cela ils déclenchent des guerres poussant des millions de personnes à la fuite sous la menace des groupes génocidaires violents qu'ils ont armés.

Ils dissimulent leur barbarie et les raisons qui les poussent à commettre de telles atrocités. Ils nous parlent de religion pour nous cacher que les raisons des violences qui parfois nous éclaboussent sont à chercher du côté de leurs intérêts économiques. Ils désignent des populations issues des pays qu'ils dominent comme des ennemi-e-s de l'intérieur et les répriment violemment et multiplient les perquisitions. Ils  cherchent à nous faire croire que nous sommes dans le même bateau, alors qu'ils mènent le monde au conflit généralisé. Ils nous gazent, nous frappent, nous tirent dessus à coups de flash ball et interdisent nos manifestations organisées contre leurs offensives contre les droits des travailleurs et travailleuses. La seule sécurité qui leur importe c'est celle de leurs profits, puisque ils n'hésitent pas à nous mentir pour mener des guerres secrètes.

 

Il ne faut pas chercher l'ennemi bien loin, l'ennemi il est à la tête de notre pays. Ne laissons pas les impérialistes français plonger le monde dans toujours plus de chaos et de barbarie.

L'OC-FR reste vigilante face aux interventions de l'impérialisme français et ses opérations extérieures. Nous soutiendrons les initiatives anti-impérialistes qui exigent le retrait des troupes françaises.

 

A bas l'impérialisme français, troupes françaises hors d'Afrique !

 

 

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #Lybie, #International, #Impérialisme, #islamophobie, #France

Publié le 25 Juin 2016

Le Brexit gagne, et alors?
Notre position :
 

Pour l’OC-FR, le Brexit ne changera radicalement pas grand chose pour les peuples britanniques, d’autant plus que le R-U n’est pas dans la zone euro, ni dans l’espace Schengen. 
Les migrant-e-s continueront à se faire réprimer sur les côtes de la Manche. L’accord du Touquet ne dépend pas de l’UE et ne sera pas remis en cause.
Des accords bilatéraux entre le R-U et les pays de l’UE remplaceront les traités de l’UE.

Dans ces conditions, la sortie de l’UE n’est qu’anecdotique. Les communistes n’avaient que peu d’intérêts dans cette campagne référendaire. Les partisan-ne-s du Brexit étaient surtout organisés autour de mouvement ultra-réactionnaire et fasciste. Le UKIP, qui a mené campagne sur des bases xénophobes, revendique comme une victoire personnelle ce résultat. Il est certain que les motivations à voter « Non » sont diverses, et parfois réactionnaires. Plutôt que de rejeter la bourgeoisie, de nombreuses-eux votant-e-s se sont exprimés sur une base raciste, ce qui rajoute de la confusion autour de cette campagne électorale.

Cependant, nous pensons qu’il y a de bonnes raisons à vouloir quitter cette Union Européenne. 
L’Union Européenne, c’est le rassemblement des impérialistes européens, qui se fera désormais sans l’Angleterre, avec la France et l’Allemagne en tête, pour la défense d’intérêts communs. Les bourgeoisies des deux pays y trouvent leur compte : l'espace économique européen permet de faciliter l'exportation de capitaux dans les pays dominés de l'union européenne et d'importer une main d'oeuvre dans les pays impérialistes. 

Les anglais-e-s ont de bonnes raisons de vouloir quitter l’UE 

Nous avons encore en mémoire les luttes étudiantes en Angleterre de 2010. L’augmentation massive des frais d’inscription outre-manche avait amené les étudiant-e-s à manifester massivement à de nombreuses reprises. Beaucoup y voyaient là l’oeuvre des directives européennes. Ils avaient alors envahi le QG du parti conservateur, favorable à l’UE.
Qu’il s’agisse des coupes drastiques ou des politiques de privatisation dans l’éducation, l’enseignement supérieur, la santé, le ferroviaire, les manoeuvres des gouvernements travaillistes ou conservateurs ont toujours été soutenues par l’UE. Cependant, ces gouvernements n’ont jamais eu réellement besoin de l’UE pour mener ces politiques anti-ouvrières, sur la Doxa de la libre concurrence et du libéralisme au profit des capitalistes. De Thatcher à Cameron, en passant par Tony Blair, tous défendaient d’abord les intérêts de la bourgeoisie anglaise.
De même, la loi travail contre laquelle nous sommes en lutte n'est pas imposée par l'UE, c'est l'intérêt des capitalistes français. 

Si une partie de la bourgeoisie anglaise a mis en place ce référendum et a entraîné une majorité de la population vers une sortie de l'UE, c'est que ses intérêts sont tournés ailleurs. Lorsque la bourgeoisie trouve son compte dans l'UE, elle n'hésite pas à passer outre la volonté populaire comme ça à été le cas avec le référendum de 2005 sur la constitution européenne dont les traités ont été adoptés malgré notre rejet.

L’impérialisme anglais a des intérêts souvent divergents avec les autres impérialistes européens. Ses intérêts sont parfois plus tournés outre-Atlantique, que du côté du vieux continent. Le Royaume Uni a sa propre structure d’influence, via le Commonwealth, bâti sur des siècles de colonisation sanglante. Il restera aussi un membre actif de l’OTAN, aux côtés des États Unis et de nombreux pays européens, dont la France.

Les Écossais-e-s, dominés par Londres, voient leurs intérêts et leur avenir ailleurs. Beaucoup ont voté pour le maintien dans l’UE, et voient ainsi un moyen de se démarquer des anglais-e-s, et de redonner du souffle aux volontés indépendantistes. L’OC-FR soutient les revendications nationales de l’Écosse. De même en Irlande du Nord, le Sinn Féin revendique la réunification de la colonie britannique au reste de l’Irlande indépendante. Nous nous inquietons des conséquences pour les irlandais-e-s du renforcement des frontières entre nord et sud du pays. La bourgeoisie anglaise ne saurait qu'en profiter pour asseoir sa main mise sur sa colonie. Nous espérons que les irlandais-e-s pourront trouver les moyens et les forces de redoubler d'efforts dans leur lutte.

Nous pensons cependant que l’Union Européenne n’apporte pas de perspectives aux peuples en lutte. C'est une Europe au service des imperialistes. Les seul-e-s écossais-e-s et irlandais-e-s qui y ont des intérêts sont leurs bourgeoisies nationales.

L’Union Européenne, cet espace de négociation et de décision entre impérialistes européens :

Nous aussi, nous avons de bonnes raisons de combattre l’UE

Alors que l'UE est mise à mal par ce vote, celle-ci négocie sans la moindre transparence avec les États-Unis, le Tafta. Ce traité de libre-échange transatlantique a pour objet l’accès aux marchés et investissements respectifs, US et UE, sans bénéficier aux travailleurs/euses américain-e-s ou européen-nes, mais aux capitalistes, sans que l’on sache réellement ce qu’il contient. 

Ce sont les lobbys et les organisations patronales qui dirigent les négociations. Pourtant cela aura un impact important sur nos législations, pas seulement économiques, mais aussi sanitaires, phytosanitaires, sociales, culturelles et environnementales. 
On peut s’attendre à ce que la situation se dégrade largement, et que cela soit suivi de nombreuses directives pour s’aligner notamment sur le marché et la législation nord-américaine, au profit des grands monopoles (Nord-américains et européens, le Tafta est très suivi par des grands groupes tels que Monsanto, Dow chemical, etc, prêts à s’abattre tels des rapaces sur l’Europe, tandis que les multinationales européennes (Bayer, Syngenta, Sanofi, etc) espèrent pouvoir élargir leur accès au marché américain). 
De très nombreuses économies sont concernées: agroalimentaires, pharmaceutiques, aéronautiques, ferroviaires, automobiles, cosmétiques, numériques, textiles, culturelles, etc. 
Les nouvelles législations pour la libre-concurrence devraient amener de nouvelles privatisations, et réduire au minimum les services publics. 
Internet aussi sera atteint, via ses logiciels libres, les « open source », avec le renforcement des brevets, des marques et des droits d’auteurs, dans la droite ligne d’Acta, Sopa, Pipa, des lois dictées par le patronat à l’échelle européenne pour réduire nos libertés et nos cultures non-marchandes au nom de la « propriété intellectuelle » et en France à travers les lois HADOPI, LOPPSI. L’Union Européenne s’est toujours opposée aux cultures libres, populaires, oeuvres de toutes et tous.

Pour les capitalistes français-e-s et américain-e-s, ce sera l’occasion d’étendre leur expansion outre-atlantique et leur domination culturelle bourgeoise et réactionnaire.

 
Dans le plus grand secret là encore, d’autres négociations sont en cours avec de nombreux états, tels que le Japon ou le Canada. Là encore, sans mandat, rien ne fuite, dans le secret des affaires.
 

Ainsi, l’UE continue ses politiques secrètes et capitalistes. Après la directive sur le secret des affaires, qui traque les lanceurs d’alerte et interdit la divulgation d'informations d’intérêt public, sous prétexte de défense des intérêts privés, et des industriels, l’Union Européenne a mis en place une législation européenne complexe, dans le seul but de faciliter les activités économiques de ses multinationales.
L’UE organise donc le dumping social. Elle a par exemple créé les mesures du travail détaché, pour exporter à bas coût des mains d’oeuvres flexibles et mobiles. On retrouve ainsi des travailleurs/euses détaché-e-s sur tous les grands chantiers européens, dans des conditions d’extrême précarité et d’insécurité. 
Cette même Union européenne qui pille actuellement la Grèce, qui divise l’Ukraine, pour les intérêts de ses impérialistes, ne peut être qu’un ennemi des peuples. 
La Troïka organise les attaques incessantes contre la classe ouvrière et soutien activement, et financièrement, la répression contre les luttes sociales d’un côté, les activités des multinationales de l’autre. 

Cependant pour l’OC-FR, si les gouvernement légitiment leurs mesures par les politiques européennes, cela ne les dédouane pas pour autant. 
Sortir de l’Union Européenne n’améliorera pas notre sort. 
Une partie de la bourgeoisie, au Royaume Uni comme dans l'Etat français, défend le protectionnisme face à la crise. Or, les barrières douanières sont un obstacle à la circulation des capitaux, facteur d'aggravation de celle-ci et des tensions inter-imperialistes. Ce n'est pas notre crise, c'est celle des capitalistes, mais nous ne nous laisserons pas entraîner par la bourgeoisie vers des solutions qui ont déjà prouvé être catastrophiques. Dans le capitalisme, il n'existe plus de solutions.
Sans l’UE, ces politiques continueront tout de même, car c’est l’intérêt des capitalistes et des impérialistes. En réalité l’UE n’est pour eux qu’un ressort de plus, et il ne faut pas oublier que derrière cette institution européenne, c’est bien les États impérialistes qui sont à la manoeuvre. L’UE n'impose rien aux états français ou allemands, ce sont ces pays qui imposent leur dictat en Grèce par-exemple. Ce sont donc ces États que nous devons prioritairement viser et combattre. Seul le socialisme nous sortira de là.

Une autre Europe n'est pas possible en contexte impérialiste, seulement une Europe des impérialistes. Elle ne tient que parce que leurs intérêts convergent et leurs intérêts sont de nous exploiter et de faire un maximum de profit, mais comme la bourgeoisie anglaise, notre bourgeoisie peut très bien décider que son intérêt se trouve ailleurs.

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme

Publié le 13 Juin 2016

Non à l’Eurosatory ! À bas l’impérialisme !
 
L’Eurosatory 2016, le salon international de l’armement organisé par l’état français, se tient à Paris du 13 au 17 Juin 2016. 
Tous les grands marchands d’armes y seront pour vanter la performance de leurs bombes, missiles, drônes, satellites d’observation, etc. Le gratin militaire, politique, diplomatique et le fleuron de l’industrie militaire seront présents, avec la venue de nombreuses délégations officielles à travers le monde.
L’OC-FR appelle à rejoindre les initiatives progressistes et anti-impérialistes qui s’opposent à la tenue de ce salon. 
 
Ce « rendez-vous d’affaires », très lucratif pour l’état français à la conquête de toujours plus de contrats, est une vitrine du complexe militaro-industriel. Selon le site du ministère des affaires étrangères (qui assure le soutien de l’état français aux projets d’exportation), c’est carrément « un vecteur de rayonnement international de l’offre française ». 
 
Des clients de tout les continents viendront. Israël par exemple, a annoncé sur le site de commerce France-Israël, que « Les meilleurs Officiers et Généraux de Tsahal vont assister au Salon Eurosatory 2016 qui ouvrira ses portes en Juin. » Ils viendront afin que la France puisse leur fournir le matériel nécessaire pour faire la guerre au peuple palestinien. 
 
Pour l’impérialisme français, ce salon est l’occasion de mettre en avant son industrie de l’armement, et de soutenir ses marchands d’armes. 
La France est en effet le deuxième exportateur mondial d’armes. Elle exporte plus qu’elle n’achète (la défense est pourtant le troisième budget de l’état et représente entre 10 et 15 milliards d’euros par an). Elle enregistre même en 2015 un record de ventes atteignant 16,9 milliards d’euros, cela malgré l’annulation par François Hollande de la vente à la Russie de deux navires Mistral (à hauteur de 2 milliard d’euros), en représailles au conflit Ukrainien. 
 
La France fait partie des 6 états à l’origine de 90% des exportations d’armes dans le monde. François Hollande peut se vanter d’avoir été le plus grand marchand d’armes de l’histoire du pays, qui sur ce marché se porte bien, il excelle dans la signature de contrats militaires. 
Le secteur est en croissance. La France compte 5 000 entreprises et 400 000 salariés dans le domaine de la défense, qui a un poids économique énorme. Cela représenterait 4% de l’emploi industriel. Les filières aéronautiques et navales en particulier sont stratégiques pour l’impérialisme français. Des multinationales comme Thalès (détenu à 27% par l’état français) ou Dassault Aviation sont considérées comme des leaders mondiaux dans le secteur. 
Industries civile et militaire sont étroitement imbriquées, les applications civiles suivant celles militaires.
L'industrie militaire est une industrie de haute technologie, à forte valeur ajoutée. L'économie des pays impérialistes tend à ne conserver que ce type de production pour externaliser la production des matières premières et la production lourde. C'est une économie parasitaire.
 
De nombreux pays sont clients de la France. L’Égypte (24 rafales pour 5,37 milliards d’euros), le Qatar (84 avions de combat au prix de 6,8 milliards), et l’Inde (qui négocie 36 rafales) par exemple, s’approvisionnent en France. 
Ces mêmes pays mènent des répressions terribles et armées contre leurs peuples, et la guerre hors de leurs frontières. L’Égypte par exemple est actuellement en guerre aux côtés de l’Arabie Saoudite au Yemen et utilise son armement français dans ce conflit. 
Ces armes sont aussi utilisées contre le mouvement communiste, en Inde notamment le gouvernement mène une guerre ouverte contre les maoïstes. Depuis l’opération Green Hunt lancé en novembre 2009, l’armée indienne et ses forces paramilitaires mènent une campagne militaire et des opérations armées dans cinq des états indiens, et organise la répression dans l’ensemble du pays. 

On retrouve d’ailleurs les armes françaises dans à peu près tous les conflits du globe, entre les mains de tous les acteurs, quels qu’ils soient. Ces armes sont utilisées par des milices armées, paramilitaires, djihadistes, fascistes, narcotrafiquants, en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, etc.

On les retrouve en particulier sur le continent Africain, où l’armée française intervient militairement. L’Afrique est finalement le plus grand salon d’armement de la France, et la meilleure vitrine de son arsenal militaire.

 

Les opérations extérieures de la France sont la vitrine du marché d’arme français. Pour Hollande, la guerre c’est d’abord un succès commercial.

 

 

 

L’OC-FR considère que nous devons combattre ces projets bellicistes et marchands. Ce projet c’est le capitalisme, c’est l’impérialisme. 

 

À contrario, nous nous plaçons du côté des peuples en lutte. Nous sommes du côté du peuple palestinien, que Tsahal agresse sans cesse avec le soutien de la France. Nous sommes du côté du peuple kurde, que Al Nosra, la Turquie, l'ASL, etc, attaquent avec des armes françaises. Nous sommes du côté des peuples d'Afrique, occupés, pillés, massacrés par les armées françaises.
Pour l'OC-FR il est impératif de construire un mouvement anti-guerre. La mobilisation contre le salon de l’armement s’inscrit donc pour nous dans ce processus. Nous devons dénoncer chaque arme vendue par la France, chaque contrat signé, chaque euro dépensé pour la guerre. 
 
Nous soutenons les mobilisations et les différentes actions prévues pour cet évenement.
 
À bas l'impérialisme !
Non à l'eurosatory ! A bas l'imperialisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #International, #France

Publié le 27 Mai 2016

Incendie du Fort McMurray : stop à la catastrophe environnementale !
Solidarité avec les peuples du Canada !
 
L’incendie à ravagé la région de Fort McMurray au Canada, dans l’Alberta.
Depuis le 3 Mai 2016, c’est un véritable désastre social, économique, écologique, et humain que vivent les habitant-e-s de fort McMurray. 
Ces dernières heures, l’immense brasier est estimé à plus de 5 230 kilomètres carrés. Plus de 80 000 personnes qui vivent sur ce territoire ont dû partir précipitamment. 
L’OC-FR souhaite exprimer sa solidarité avec les travailleurs/euses de Fort McMurray. C’est l’impérialisme (dont français), et ce sont les grands groupes monopolistiques pétroliers (dont Total, encore une fois) qui sont responsables. Ce sont des criminels. 
Voir la population devoir fuir devant les feux, devoir tout abandonner, voir la forêt boréale, jadis primaire, ravagée par les flammes, nous emplit de colère. Nous n’imaginons pas les sentiments que doivent ressentir ceux et celles qui y ont tout perdu. 
 
Déjà frappé et sinistré socialement par la chute du prix du pétrole, Fort McMurray ne pouvait pas connaître pire. Ce site stratégique pour le Canada (dont 25% de l’économie serait lié à l’industrie pétrolière) est aussi la plus grande réserve de sable bitumineux au monde, cette matière qui fait le pétrole le plus sale, et le plus dégueulasse qui soit. Ce même sable, qui fait des ravages à Madagascar, et détruit son environnement. Ce sable, très cher, que Total exploite, au détriment de l’écosystème et des peuples. 
Pour l’exploiter, il faut raser la forêt (le sable se situe sous le sol). Ensuite exploité dans des mines à ciel ouvert, le sable pollue l’air, l’eau et les sols. Les zones humides disparaissent avec toute la biodiversité qu’elles abritaient. De plus, ce pétrole consomme des quantités énormes d’eau. Impossible de décrire tout les dommages écologiques engendrés par cette exploitation, tant ils sont nombreux. 
En Alberta, les sables bitumineux sont exploités depuis 1967. En 2012, la production brut à partir des sables bitumineux y était de 1,9 millions de barils par jour. Total en est l’un des principaux exploitants, son rôle est majeur dans l’Alberta. 
 
Mais ça y est, l’air n’est toujours pas respirable, l’incendie toujours pas maîtrisé, que les compagnies pétrolières demandent aux ouvriers/ères de pétrole de revenir, et de repeupler les camps de travailleurs épargnés par les flammes. 
Les impérialistes, qu’ils soient canadiens, français ou d’autres nationalités, ne renoncent pas à la manne financière que représente le pétrole, même quand ce marché est en crise. Ils nous ont mené vers la catastrophe, et veulent encore nous y enfoncer plus. Même la science bourgeoise nous l’affirme, l’exploitation pétrolière en Alberta détruit notre planète. 
Des scientifiques démontraient dans la revue Nature, que cette situation n’est pas viable pour l’avenir, et demandaient à suspendre d’urgence les projets des pétroliers dans la région. L’étude conclue sur la nécessité de renoncer à ce pétrole : « s’il veut aider l’humanité à éviter la catastrophe climatique qui s’annonce ». 
Loin d’être entendus, de nouveaux projets sont en cours, avec un oléoduc qui doit acheminer ce pétrole dégueulasse, jusqu’à l’Atlantique, et l’exporter par navire-citerne jusqu’en Europe.
 
De plus, les compagnies pétrolières et l’impérialisme ont dépossédé ce territoire aux premières nations. Aujourd’hui, lorsque celles-ci témoignent et manifestent contre la pollution de leur environnement, et les menaces sanitaires, elles sont réprimés. Harcelées, stigmatisées, isolées, les premières nations, avec l’aide de quelques éléments corrompus par l’argent du pétrole, ont été mis à l’écart, loin de profiter des mannes pétrolières, elles s’appauvrissent dans un environnement de plus en plus hostile. L’OC-FR soutient la lutte des premières nations, victimes des impérialistes.
 
Total ne sème que misère, mort et désolation
 
C’est peut-être au Canada, sur un autre continent, mais nous autres communistes français avons une responsabilité aussi sur cette situation. C’est entre-autre l’impérialisme français, et l’un de ses représentant, Total, qui profite et qui exploite l’Alberta. 
Mener la lutte ici, contre notre impérialisme, c’est aussi être solidaire des peuples et des travailleurs/euses qui en sont victimes à travers le monde.
Il y en a marre de ces catastrophes. Il y en a marre de voir Total et les pétroliers causer les pires drames. Il y en a marre de toutes ces catastrophes pétrolières. On se souvient notamment de l’Érika, déjà avec Total, le pétrolier qui avait fait naufrage en 1999 au large de la Bretagne.
Des marées noires aux incendies, les responsables ce sont les impérialistes. Le feu, c’est l’impérialisme. 
 
Total continue à ravager la planète. Sur chaque continent, elle perpétue ses crimes. Elle continue à détruire l’environnement, à soumettre les peuples. Ses velléités poussent les pétroliers à aller toujours plus loin, à faire toujours plus de dégâts, à s’emparer de toujours plus de terres, de mers et d’océan. Ils veulent aller sur Mars, mais en attendant ils forent nos glaciers, fouillent nos océans, s’accaparent des territoires vierges. 
C’est le cas par exemple en Russie, dans l’Arctique, où rien n’arrête Total qui continue à menacer notre planète. 
Fragilisé par le réchauffement climatique, les pôles sont pourtant les proies des grands monopoles énergétiques. On y trouve des tas de matières premières non-exploitées : du gaz, du pétrole… Et les firmes impérialistes n’en ont rien à faire des conséquences, tant que cela leur rapporte des marchés juteux.
Pour l’OC-FR, il est temps d’y mettre fin.
 
Dans l’état français, les ouvriers/ères du pétrole sont actuellement en lutte contre la loi travail. Pour tenter de casser la grève, Total menace les ouvriers/ères de revoir ses plans d’investissement dans les raffineries (500 millions de prévu), alors même qu’elle est la première entreprise française en terme de chiffre d’affaire. C’est un chantage peu crédible, tant l’état français a besoin de ces raffineries sur son territoire pour l’alimenter. Cela doit au contraire renforcer notre détermination à bloquer ses activités françaises. 
Nous pouvons observer déjà que ce mouvement de grève met en panique les patron-ne-s de la chimie et du pétrole. L’UIC (Union des Industries Chimiques) syndicat patronal de la chimie, a d’ailleurs écrit dans un communiqué : « L’industrie chimique en France est déjà affectée par les mouvements dans les raffineries. L’arrêt des unités a des conséquences sur la production des grandes matières premières en amont : (benzène, éthylène, propylène). Un risque de pénurie, en particulier pour les entreprises livrées par pipeline, est à craindre. Toutes les pertes de production induites par cette situation sont irréversibles et ne se rattraperont pas. Ces dernières risquent d’ailleurs d’affecter nos secteurs clients comme la plasturgie, l’automobile… » Alors quand même les patron-ne-s le disent… 
 
Arrêt de l’exploitation des sables bitumineux !
 
A bas l’impérialisme !
Incendie du FortMcMurray : stop à la catastrophe environnementale

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Canada, #Impérialisme, #International

Publié le 23 Mai 2016

Soutien aux syndicats du secteur pétrolier !
Soutien à la grève !
 
L’OC-FR souhaite exprimer tout son soutien aux ouvriers-ères du secteur pétrolier, dans la grève contre la loi travail. 
Nous souhaitons voir cette grève se poursuivre, et s’élargir.
Nous appelons toutes les forces en lutte en capacité de le faire à soutenir matériellement et politiquement les piquets de grève, les caisses de grève et les blocages !
 
Nous considérons que seul le blocage des points névralgiques de l’économie française, pour laquelle le pétrole est stratégique (et l’une des industries majeures de l’impérialisme français), peut permettre de faire reculer le gouvernement. 6 raffineries sur 8 sont en grève. 
Cette grève est donc une avancée cruciale, de même que celle des cheminots, des dockers, des marins, des routiers… 
 
L’État français, aux ordres de l’UFIP (l’Union Française des Industries Pétrolières), le syndicat des patron-ne-s pétroliers, craint une pénurie, et réprime durement les grévistes. 
L’approvisionnement en carburant de certains territoires est en effet déjà impacté. Ce week-end, l’UFIP déclarait que la moitié des stations services en Bretagne étaient fermées. Selon Total, 317 de ses 2 200 stations étaient en rupture totale ou partielle. D’après Alain Vidalies, secrétaire d’état au transport, sur les près de 12 000 stations essence en métropole, 1 500 étaient impactées. 
Comme Nicolas Sarkozy en 2010, qui avait réquisitionné les dépôts et les raffineries pour casser la grève contre la réforme des retraites (en menaçant les ouvrier-ères de prison), le Parti Socialiste au pouvoir emploie la force pour briser les blocages. Plusieurs dépôts ont déjà subi des déblocages par les CRS et la garde mobile, à Dunkerque, Lorient, Vern-sur-Seiche ou encore à Grand-Quevilly. C’est bien la preuve que la grève est efficace et leur fait peur ! C’est la preuve que c’est le meilleur moyen de combattre cette loi !
 
Le secteur pétrolier en particulier est central dans l’économie. Frapper ce secteur, c’est frapper en plein coeur de l’état français. 
Dans sa communication, l’UFIP rappelle qu’en métropole, l’industrie pétrolière comprend « 8 raffineries, 9 sites pétrochimiques, 6 000 km d’oléoducs, 191 dépôts, 11356 stations-service ». Elles raffineraient un total d’environ 100 millions de tonnes de pétrole brut par an, soit 733 millions de barils. On trouve une neuvième raffinerie à Dunkerque, qui ne traite que de résidus atmosphériques en provenance d’autres raffineries, et une dixième raffinerie en Martinique.
On retrouve du pétrole partout dans notre quotidien, ce qui le rend si essentiel dans l’économie. Il sert à se déplacer, se chauffer, mais on le retrouve surtout dans l’agriculture et dans la production de toutes les industries, de la pétrochimie à la construction, en passant par le textile ou le plastique. Cette ressource en est parfois un élément clé et essentiel.
 
C’est donc bien visé de la part des syndicats. Viser l’industrie pétrolière, c’est viser des monopoles impérialistes, c’est viser un noyau stratégique de l’économie française. 
L’OC-FR apporte tout son soutien, à la hauteur de ses moyens, à la grève, et nous y participons activement. Nous nous tiendrons aux côtés des réprimé-e-s, et nous appelons à continuer la lutte, jusqu’au retrait de la loi travail.
La grève dans le secteur pétrolier doit se poursuivre, mais elle doit aussi s’étendre à d’autres secteurs stratégiques, dans l’énergie, la chimie, la métallurgie, les ports, les aéroports, le rail, la logistique…
 
À l'approche de l'Euro, la compétition européenne de football, bloquons également l'économie touristique de la France. Bloquons ses infrastructures de transport, hôtelières, de restauration, commerciales, etc. L'État français compte se faire beaucoup d'argent avec l'Euro. Empêchons une bonne tenue de la compétition. Bloquons tout pendant cet événement international. Paralysons complètement l'économie française.
 
 
Seule la lutte paye !
Soutien aux syndicats du secteur pétrolier

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #France

Publié le 17 Mai 2016

Face à la loi Travail, restons uni-e-s !
 
Jusque-là, la mobilisation contre la loi Travail s'est appuyé essentiellement sur une composante de la jeunesse (lycéenne, étudiante).
Cependant, pour porter suffisamment de coups au gouvernement pour le faire reculer, nous avons besoin que le mouvement s'étende à des secteurs professionnels ouvriers. 
Certains secteurs de la classe ouvrière (chimie, marins, cheminot-e-s) se mettent en mouvement et appellent à la grève reconductible. Les ouvriers et ouvrières peuvent bloquer l'économie du pays, nous avons besoin de placer cette classe au centre de notre mobilisation. L'OC-FR salue cette avancée dans la lutte.
À l'approche de l'Euro, mettons nous en capacité de faire peur au gouvernement, de construire le rapport de force, de les menacer de tout bloquer, les voies de circulation économiques et les lieux de production.
 
Le syndicat, c'est l'outil d'organisation des ouvriers et ouvrières. Nous sommes syndiqué-e-s et appelons à renforcer nos organisations de classe.
 
Cependant, nous constatons une fracture entre la mobilisation d'une fraction gauchiste et la mobilisation syndicale. Le 9 Mai, la préfecture de Paris a publié un communiqué dans lequel elle déclarait avoir négocié les modalités du maintien de l'ordre (pas de cortège de tête "autonome" entre la police et le service d'ordre) et une dispersion de la manifestation avant son arrivée prévue devant l'assemblée nationale.
Des incidents ont éclaté le lendemain dans plusieurs villes entre services d'ordres syndicaux et cortèges "autonomes", alors que les manifestations subissaient de plein fouet la répression policière.
 
Nous n'avons rien en soi contre les services d'ordres équipés s'ils sont là pour garantir la sécurité des manifestant-e-s face à la police et la tenue de la manifestation. Si tel n'est pas leur but, ils ne font que rajouter de l'huile sur le feu.

 

Pour nous, il n'est pas possible de discuter des modalités de la répression avec la police. La police et l'armée sont structurellement aux ordres de la bourgeoisie et de l'état français. Ce sont des ennemis. Tout est antagonique entre nous. Pour preuve le nombre de blessé-e-s qu'ils ont fait lors des manifestations de ce mouvement, pour preuve le fait que Martinez lui même essuie des tirs de lacrymogènes. Pour preuve le nombre de personnes blessées, assassinées par la police dans les quartiers populaires où vivent les ouvriers et ouvrières. La colère contre la police est normale, juste, légitime. Affronter la police, c'est de l'auto-défense, dans un contexte marqué par l'Etat d'Urgence, le vote de lois et de mesures permettant à la police d'agir avec toujours plus d'impunité.
Les organisations doivent toutes dénoncer explicitement la violence policière. Nous ne pouvons pas défiler avec la police. Nous devons les pointer du doigt à chaque fois qu'ils agissent.
Nous ne croyons pas de toute façon que négocier quoi que ce soit avec la police soit une garantie contre la répression, au contraire.
 
 
Solidaires a démenti, la CGT également, mais cela ne suffit pas. Visiblement, la stratégie de communication de l'état français semble marcher (dans une certaine mesure). Celle des syndicats non et reste confuse.

Les syndicats sont traversés de contradictions. La CGT a essuyé une campagne médiatique de la part du gouvernement attaquant les affiches de la CGT info-com dénonçant la répression. 
La CGT Police défilera demain avec Alliance et des groupes fascistes à République contre la "Haine Anti-Flic" et a été soutenue par Martinez.
Les syndicats ont une double nature. D'une part, ce sont des outils de luttes, d'autre part, ils sont intégrés à l'appareil d'état qui nourrit de nombreux représentant-e-s syndicales et syndicaux. Nous devons mener la lutte pour maîtriser nos outils syndicaux.
 
 
Syndiqués et non-syndiqués, nous avons le droit à des éclaircissement de la part de l'inter-syndicale, dont toutes les organisations membres participaient au SO. Pour lever toutes ambiguïtés, les syndicats doivent s'exprimer, et communiquer sur le rôle de leur service d'ordre.
 
La police n'est pas du côté des ouvriers et ouvrières.
Nous reconnaissons le droit à l'auto-défense contre un service d'ordre hostile visant à l'isolement d'une partie de manifestant-e-s et les réprimant. Cependant, nous ne sommes pas naïfs et ne nous laisserons pas entraîner par les perches tendues par la préfecture. 
Pour nous, l'hostilité d'une partie du cortège autonome vis à vis des syndicats est une hostilité idéologique de classe, anti-ouvrière. Les cortèges syndicaux comprennent de nombreux travailleurs et travailleuses subissant elles et eux aussi la répression.

 
Ne nous laissons pas entraîner dans la division voulue par l'Etat. Lorsque nos manifestations sont suffisamment massives, nous sommes capables d'être solidaires comme lors du 1er Mai où, à Paris, cortège de tête pris en nasse et reste du cortège se sont rejoints. L'unité à la base et dans l'action est possible et la seule voie pour vaincre. 
 
La solidarité est notre arme !
Unité à la base et dans l'action !
Face à la loi Travail, restons uni-e-s !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #Syndicalisme, #France